
Sommaire
- En bref
- 17,2 millions de licences, et 120 fédérations pour les compter
- Le classement change de tête selon la façon dont on le trie
- L'effet Jeux a bien eu lieu, et il s'est concentré sur les titrés
- 6,66 millions de licences féminines, la ligne qui monte le plus vite
- Ce qu'une licence ne dit pas
- 2025 : la vague retombe, elle ne se casse pas
- Questions courantes
Panorama
Les clubs ont rouvert leurs tables d’inscription, et le compteur officiel vient de tomber : 17,2 millions de licences annuelles ont été délivrées en France en 2024 par 120 fédérations agréées, soit 3,8 % de plus qu’en 2023 selon le bilan de l’INJEP. Deux ans après Paris 2024, on peut enfin regarder ce que les Français ont fait de leur corps, et pas seulement ce qu’ils avaient promis d’en faire devant leur télévision.
En bref
- 17,2 millions de licences annuelles en 2024, en hausse de 3,8 % sur un an et de 5,3 % par rapport à 2019 : la plus forte progression annuelle depuis l’après-Athènes 2004.
- Les 11 fédérations titrées aux Jeux de Paris gagnent en moyenne 8 % de licenciés, soit 131 000 de plus, pour atteindre 1,844 million.
- Les femmes détiennent 6,66 millions de licences, 38,9 % du total, en hausse de 4,3 % sur un an.
- Nous avons croisé le tableau par fédération de l’Insee et les parts de femmes publiées : trié chez les femmes, le classement change de tête, l’équitation passe devant le football.
- Les données provisoires 2025 annoncent +2,5 % sur champ restreint : la vague retombe, elle ne casse pas.
17,2 millions de licences, et 120 fédérations pour les compter
Le chiffre sort du recensement annuel conduit par le ministère des sports avec les fédérations agréées, dont le tableau de bord officiel décrit le protocole : chaque club remonte ses adhérents, fédération par fédération, département par département. C’est long, c’est saisi en grande partie par des bénévoles de secrétariat, et c’est la seule photographie complète que la France possède de sa pratique encadrée.
Résultat pour 2024 : 17,2 millions de licences annuelles, +3,8 % sur un an, +5,3 % par rapport à 2019, comme le détaille la presse spécialisée. L’institut le note lui-même, seule la saison 2005, dans la foulée des Jeux d’Athènes, avait fait mieux. Le détail brut, fédération par fédération, est publié par l’Insee dans sa série par fédération agréée, qui totalise 17 161,1 milliers de licences annuelles.
Le classement change de tête selon la façon dont on le trie
Le football reste le mastodonte, avec 2 352 200 licences annuelles. Le tennis suit avec 1 169 800, l’équitation avec 648 300. À eux trois, ces sports pèsent 4,17 millions de licences, soit 24,3 %% du total français selon nos calculs. Voilà pour le tri évident.
Le tri intéressant est ailleurs : nous avons croisé le nombre de licences de chaque fédération avec la part de femmes qu’elle publie, et le podium bascule : l’équitation prend la première place avec environ 555 600 licences féminines, devant le tennis (346 300) et la gymnastique (291 000). Le football, premier en volume, tombe quatrième avec près de 247 000 licences féminines. Basculez d’une vue à l’autre ci-dessous, c’est le même jeu de données, trié deux fois.
| Fédération | Licences annuelles 2024 (milliers) | Part de femmes | Licences féminines estimées (milliers) |
|---|---|---|---|
| Football | 2 352,2 | 10,5 % | 247,0 |
| Tennis | 1 169,8 | 29,6 % | 346,3 |
| Équitation | 648,3 | 85,7 % | 555,6 |
| Basket-ball | 615,8 | 34,6 % | 213,1 |
| Handball | 591,3 | 40,3 % | 238,3 |
| Judo | 547,7 | 34,1 % | 186,8 |
| Golf | 442,5 | 26,5 % | 117,3 |
| Rugby | 424,3 | 13,7 % | 58,1 |
| Natation | 402,4 | 55,4 % | 222,9 |
| Gymnastique | 342,0 | 85,1 % | 291,0 |
| Athlétisme | 314,0 | 48,0 % | 150,7 |
| Randonnée pédestre | 234,8 | 65,1 % | 152,9 |


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Une précision de méthode : ces licences féminines sont des estimations obtenues en appliquant à chaque fédération la part de femmes publiée, pas un décompte nominatif. L’ordre de grandeur tient, la décimale non.
L’effet Jeux a bien eu lieu, et il s’est concentré sur les titrés
La question que tout le monde posait en août 2024 a désormais une réponse chiffrée : oui, les médailles ramènent du monde dans les clubs, mais pas partout. Les 11 fédérations qui ont décroché un titre olympique à Paris gagnent en moyenne 8 % de licenciés, soit 131 000 personnes de plus, pour un total de 1,844 million, d’après l’analyse post-Jeux de l’INJEP.
Le rugby illustre le mécanisme, avec une progression de 13,2 %% pour sa fédération, portée par les tournois olympiques disputés au Stade de France. Les sports collectifs, eux, tiennent le volume : 4,2 millions de licences réparties sur 12 fédérations. Si vous avez inscrit un enfant à la rentrée 2024, vous avez sans doute fait la queue derrière ces pourcentages.
Cette dynamique n’a rien d’automatique. Elle se joue dans les clubs qui avaient des créneaux disponibles, des éducateurs formés et assez de bénévoles pour absorber les nouveaux. Le même raisonnement vaut pour les disciplines para, dont nous avions raconté la logistique lors des championnats de para-athlétisme.
6,66 millions de licences féminines, la ligne qui monte le plus vite
Les femmes détiennent 6,66 millions de licences annuelles, 38,9 %% du total, contre 38,6 %% un an plus tôt. La hausse atteint 4,3 %% sur un an, donc plus rapide que la moyenne générale de 3,8 %%. Ce n’est pas un basculement, c’est une pente, et elle monte.
Le détail par discipline reste très contrasté. La danse affiche 85,9 %% de licences féminines, l’équitation 85,7 %%, la gymnastique 85,1 %%, la natation 55,4 %%. À l’autre bout, le tennis de table plafonne à 14,8 %%, le tir à 11,5 %%, le football à 10,5 %%. La France ne pratique pas moins mixte qu’avant, elle pratique séparément.

Le panorama olympique de l’Insee, mesuré en 2022 sur les fédérations olympiques d’été, montrait déjà une France coupée en deux géographiquement : la façade atlantique très licenciée, Paris à 87 licences pour 1 000 habitants quand les Yvelines en comptaient 166. Le club de proximité fait la statistique.
Ce qu’une licence ne dit pas
Une licence n’est pas une séance. Elle dit qu’une somme a été versée, qu’une assurance court et qu’un nom figure sur un listing fédéral, pas que la personne s’entraîne le mardi soir. Elle ignore aussi tout ce qui se pratique hors club : la course à pied du dimanche, la salle privée, le vélo pour aller au travail.
Le ministère mesure cette part invisible autrement, par un baromètre bisannuel auprès des 15 ans et plus et par une enquête nationale décennale, dont la dernière édition a réuni environ 12 000 répondants. Deux instruments, deux définitions : le licencié et le pratiquant ne sont pas le même Français. Quand un chiffre de pratique circule sans préciser lequel des deux il mesure, méfiez-vous.
2025 : la vague retombe, elle ne se casse pas
Les projections provisoires pour 2025, établies sur un champ restreint de fédérations, donnent +2,5 %%. Moins que les 3,8 %% de 2024, nettement mieux que zéro. L’élan olympique se dégonfle en douceur au lieu de s’évaporer, ce qui vaut mieux que le scénario redouté dans les clubs à l’automne 2024.
Ce qui décidera de 2026 ne se lit pas dans ces tableaux : le nombre de créneaux de gymnase, le prix de la licence, le stock de bénévoles capables de tenir un secrétariat en octobre. Le prochain rendez-vous chiffré viendra du recensement suivant, pendant que les grands rendez-vous internationaux continueront d’alimenter la machine, comme les Jeux du Commonwealth.
Si vous cherchez un club cet automne, le chiffre utile n’est pas 17,2 millions. C’est le vôtre, celui de la fiche d’inscription posée sur une table pliante, tenue par quelqu’un qui n’est pas payé pour être là.
Questions courantes
Combien y a-t-il de licenciés sportifs en France ?
En 2024, les 120 fédérations agréées ont délivré 17,2 millions de licences annuelles, en hausse de 3,8 % sur un an. Attention, il s’agit de licences et non de personnes : un même Français peut en détenir plusieurs dans plusieurs fédérations.
Quelle est la plus grande fédération sportive française ?
Le football, avec 2 352 200 licences annuelles en 2024, devant le tennis (1 169 800) et l’équitation (648 300). Ces trois fédérations représentent à elles seules près d’un quart des licences françaises.
Les Jeux de Paris 2024 ont-ils vraiment relancé la pratique ?
Oui, surtout pour les fédérations titrées : les 11 fédérations championnes olympiques à Paris gagnent en moyenne 8 % de licenciés, soit 131 000 personnes, pour atteindre 1,844 million. La hausse générale de 3,8 % est la plus forte depuis la saison qui a suivi les Jeux d’Athènes 2004.
Quelle est la part des femmes parmi les licenciés ?
38,9 % des licences annuelles, soit 6,66 millions, avec une progression de 4,3 % sur un an, plus rapide que la moyenne. Les écarts par discipline restent énormes, de 85,9 % de femmes en danse à 10,5 % au football.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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