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La petite lumière rouge ne fait pas de bruit. Elle reste là, au pied de la télé, pendant que la multiprise dort mal et que la facture continue de compter. Personne ne l’entend, mais elle travaille en silence.
Dans un salon moyen, la box, la console, le décodeur, l’enceinte connectée ou le micro-ondes qui affiche l’heure ne consomment pas chacun une fortune. Le piège tient au cumul: un watt par-ci, deux watts par-là, toute l’année.
Le repère sérieux ne sort pas d’une astuce de cuisine. L’ADEME estime qu’éteindre les veilles peut représenter jusqu’à 15 % de la facture d’électricité hors chauffage et eau chaude, soit plus de 100 euros par an dans certains foyers. D’autres synthèses grand public, comme L’Info Durable, retiennent plutôt un ordre de grandeur de 50 à 80 euros par an: assez petit pour se cacher, assez gros pour payer plusieurs courses.
La multiprise révèle ce que la facture ne montre pas
Le vrai sujet n’est pas de vivre dans le noir, ni de ramper tous les soirs derrière le meuble TV. C’est de repérer les appareils qui n’ont aucune bonne raison de rester prêts à répondre à trois heures du matin. La multiprise sert alors de frontière: d’un côté les loisirs, de l’autre les services qui doivent continuer.
Une télé récente en veille consomme peu. Un vieux décodeur, une console, une imprimante Wi-Fi ou un ensemble box + boîtier TV peuvent peser davantage, surtout s’ils restent branchés vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le guide des consommations de l’ADEME sur les appareils du logement permet justement de comparer les ordres de grandeur au lieu de partir au hasard.

Le faux bon geste, c’est de tout couper sans réfléchir
Il y a une friction, et elle compte. Débrancher le micro-ondes efface parfois l’heure. Couper la box interrompt une mise à jour, un téléphone fixe, une alarme, un objet connecté ou le Wi-Fi d’un proche qui travaille tôt. L’économie réelle commence quand le geste ne casse pas la maison.
Le ministère de la Transition écologique rappelle que les veilles peuvent représenter une part visible de la facture hors chauffage, dans une page d’écogestes d’été où l’on retrouve aussi les usages qui chauffent le logement inutilement, via ecologie.gouv.fr. La bonne question devient donc très pratique: qu’est-ce qui peut dormir sans conséquence?
Les fournisseurs donnent des exemples parlants. Engie chiffre l’effet d’un foyer très équipé en appareils laissés en veille, tandis que TotalEnergies donne des repères de consommation annuelle pour la box internet, le décodeur TV ou l’ordinateur. Ce ne sont pas des monstres. Ce sont des gouttes qui savent très bien se relayer.
Pourquoi les nouveaux appareils ne règlent pas tout
L’Europe a déjà serré la vis. La Commission européenne détaille le cadre du règlement 2023/826 sur les modes arrêt, veille et veille connectée dans sa page standby and networked standby. Beaucoup d’appareils neufs doivent donc respecter des seuils bien plus bas qu’avant.
Mais le salon n’est pas un showroom de 2026. On y trouve un ancien chargeur, une multiprise sans interrupteur, une imprimante jamais utilisée, un écran d’ordinateur, une console, parfois deux boîtiers TV. Le gisement vient souvent du mélange: un peu de matériel récent, un peu de vieux, beaucoup d’habitudes jamais revues, et cette croyance commode selon laquelle un appareil éteint ne coûte forcément plus rien. C’est pour cela qu’une visite pièce par pièce marche mieux qu’une grande décision prise un dimanche soir.

Ce qu’il faut couper avant de partir
Trois gestes suffisent pour faire le tri sans transformer la maison en tableau électrique. D’abord, brancher sur une même multiprise les appareils de loisir qui peuvent s’éteindre ensemble: télévision, console, lecteur, barre de son. Ensuite, garder hors de cette multiprise les appareils qui doivent rester programmés. Enfin, tester une semaine avec un wattmètre ou le suivi Linky pour voir si le geste se voit vraiment.
La limite est simple: si l’appareil perd un réglage utile ou crée une gêne quotidienne, l’économie devient pénible et finit abandonnée. Le bon geste est celui qu’on répète sans y penser, pas celui qui oblige à refaire l’horloge tous les matins. Dans beaucoup de foyers, la meilleure première cible reste le bloc télévision-console-décodeur: visible, groupé, rarement indispensable la nuit.
Questions courantes
Faut-il vraiment tout débrancher chaque soir ? Non. Le bon tri commence par les appareils sans horloge utile, sans mise à jour nécessaire et sans programmation fragile. La box, elle, se coupe surtout quand personne n’a besoin du réseau.
Combien peut-on économiser avec les veilles ? L’ordre de grandeur varie selon l’équipement du foyer. Les repères publics vont de quelques dizaines d’euros à plus de 100 euros par an hors chauffage et eau chaude.
Une multiprise coupe-veille peut-elle poser problème ? Oui, si elle coupe un appareil qui doit garder une heure, une programmation ou une connexion. Le bon geste consiste à créer deux zones: à couper et à laisser vivre.
La veille n’est donc pas un grand scandale caché derrière chaque prise. C’est plus discret, et presque plus agaçant: une petite fuite répétée, que l’on peut enfin choisir de fermer.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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