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Questions-réponses
Deux mois de congé en plus auprès de votre enfant, indemnisés à 70 % puis 60 % du salaire net : depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance est un droit effectif pour chaque parent. Reste une zone de flou que peu de fiches éclairent d’un coup, jusqu’à quand le poser, et surtout avec quelles aides il ne se cumule pas. Voici les réponses, dans l’ordre où vous vous les posez.
C’est quoi, ce nouveau congé ?Combien, et pour combien de temps ?Qui peut en bénéficier ?Quelles démarches, et quand prévenir l’employeur ?Jusqu’à quand peut-on le prendre ?Avec quelles aides ne se cumule-t-il pas ?
C’est quoi, ce nouveau congé ?
C’est un congé indemnisé, d’une durée maximale de deux mois par parent, qui s’ajoute au congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption, sans les remplacer. Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, il vise, dans un contexte de baisse de la natalité, à laisser plus de temps aux familles pendant les premiers mois de l’enfant. Il ne remplace pas non plus le congé parental, qui reste accessible, et vient s’ajouter aux autres aides destinées aux familles.
Combien, et pour combien de temps ?
Pour les salariés, l’indemnisation suit un barème dégressif : 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second. Elle est versée par la caisse primaire d’assurance maladie, et non par la CAF. Chaque parent dispose d’un à deux mois, à prendre en une seule fois ou fractionnés en deux périodes d’un mois non consécutives.

Les deux parents peuvent poser ce congé en même temps ou l’un après l’autre. Autre condition à connaître avant de calculer vos dates : il faut avoir déjà pris l’intégralité de son congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption pour ouvrir ce nouveau droit.
Qui peut en bénéficier ?
Tous les parents actifs qui remplissent les conditions d’ouverture de droit sont concernés : salariés, travailleurs indépendants, agents contractuels de droit public, demandeurs d’emploi ou artistes-auteurs. Côté enfants, le congé vise ceux nés à partir du 1er janvier 2026, les enfants nés prématurément dont la naissance était prévue à compter de cette date, et les enfants adoptés arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026. Pour les fonctionnaires, militaires ou non-salariés agricoles, des informations spécifiques sont annoncées sur service-public.gouv.fr.
Quelles démarches, et quand prévenir l’employeur ?
Si vous êtes salarié, la démarche tient en une phrase : informez votre employeur au moins un mois avant la date de début souhaitée, en précisant la durée, un ou deux mois, et si le congé est fractionné. C’est ensuite l’employeur qui transmet le dossier à l’assurance maladie ; vous n’avez rien à envoyer vous-même à votre caisse. Ce délai de prévenance tombe à quinze jours lorsque le congé suit immédiatement le congé de paternité et d’accueil et que le mois complet n’est pas tenable. Les travailleurs indépendants, eux, s’adressent directement à leur caisse primaire d’assurance maladie de résidence.
Jusqu’à quand peut-on le prendre ?
C’est le repère à noter tout de suite. Pour un enfant né ou arrivé au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé peut être posé jusqu’au 31 mars 2027, soit neuf mois après l’entrée en vigueur du droit.

Pour un enfant né ou accueilli à partir du 1er juillet 2026, le congé doit être pris dans les neuf mois qui suivent la naissance ou l’arrivée. Ce délai s’allonge quand les congés légaux le sont aussi, par exemple en cas de naissances multiples. Le gouvernement prévient toutefois que la mise en place rapide de la réforme peut entraîner des délais d’indemnisation plus longs qu’espéré.
Avec quelles aides ne se cumule-t-il pas ?
C’est le point qui se découvre souvent trop tard. L’indemnisation du congé ne peut pas être versée en même temps que d’autres prestations non cumulables : le complément de libre choix du mode de garde (CMG), la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), l’allocation journalière de présence parentale (AJPP), l’allocation journalière du proche aidant (AJPA), les indemnités journalières de maladie, de maternité, de paternité ou d’adoption, celles d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, ni les allocations chômage. Vous gardez en revanche la possibilité de recourir plus tard au congé parental et à la PreParE, tant que ce n’est pas sur la même période. Un calcul à poser famille par famille avant d’arrêter vos dates.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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