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Sommaire
Récit
Un billet de 5 euros neuf est commandé par une banque à la Banque de France, puis chargé dans un distributeur par un transporteur de fonds. Il passe ensuite de caisse en porte-monnaie jusqu’à revenir au tri, où une machine décide s’il repart ou s’il finit à la broyeuse.
En 2026, la Banque de France figure parmi les cinq banques centrales chargées de produire les 500,1 millions de billets de 5 euros commandés pour la zone euro.
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Comment les billets de 5 euros sont-ils mis en circulation ?
Par les banques, qui les réservent sur Interop, le portail de commande de la Banque de France. Des transporteurs de fonds les retirent ensuite aux guichets de ses 23 caisses et centres fiduciaires, détaille son infographie de 2024. De là, les billets partent vers les distributeurs automatiques et les agences bancaires.
Le retour suit le chemin inverse : le commerçant dépose sa recette à sa banque, et les transporteurs de fonds rapportent les billets à la Banque de France pour le tri. Un circuit court existe aussi : banques, transporteurs de fonds et certains grands commerçants trient eux-mêmes des billets et les remettent en circulation, sous le contrôle de la Banque de France.
Qui fabrique les billets de 5 euros ?
La réponse change chaque année : la Banque centrale européenne (BCE) répartit la production entre les banques centrales nationales, qui paient leur part. Onze imprimeries hautement sécurisées se partagent le travail, précise la page « Production » de la BCE. En 2025, les 495 millions de billets de 5 euros commandés revenaient à la Grèce et à l’Espagne ; la France imprimait des 20 et des 50 euros. Pour 2026, le tableau de répartition confie les 5 euros à la Belgique, la Grèce, la France, l’Autriche et le Portugal.
Pour 2026, la BCE a commandé 1,95 milliard de billets en tout, de 5 à 100 euros ; aucun billet de 200 ni de 500 euros n’est prévu.
En France, le papier sort de la papeterie Europafi, filiale de la Banque de France à Vic-le-Comte (Puy-de-Dôme). L’impression se fait à Chamalières (Puy-de-Dôme), aux portes de Clermont-Ferrand. Cette imprimerie a produit environ 650 millions de billets en 2025, toutes coupures confondues, d’après les chiffres clés 2025 de la Banque de France. Un imprimeur privé, Oberthur Fiduciaire, produit aussi des euros à Chantepie (Ille-et-Vilaine), près de Rennes.
Chaque billet trahit son origine : au verso, la première lettre du numéro de série désigne l’imprimerie. C’est U pour la Banque de France à Chamalières, E pour Oberthur Fiduciaire à Chantepie, d’après les signes de sécurité décrits par la BCE. Ce code vaut pour la série Europe.
L’adresse auvergnate va changer : la Banque de France construit une nouvelle imprimerie à Vic-le-Comte, à côté de la papeterie, pour 250 millions d’euros. Le calendrier annoncé en 2023 prévoyait les premiers billets fin 2026, la pleine capacité en 2027 et la fermeture de Chamalières fin 2027, selon France Bleu.
Où naissent les billets en euros imprimés en France
- Vic-le-Comte (Puy-de-Dôme) papeterie Europafi et future imprimerie de la Banque de France
- Chamalières (Puy-de-Dôme) imprimerie de la Banque de France, lettre U sur les billets
- Chantepie (Ille-et-Vilaine) Oberthur Fiduciaire, imprimeur privé, lettre E sur les billets
Pourquoi un billet de 5 euros s’use-t-il si vite ?
Parce qu’il sert à payer, quand la plupart des billets dorment. Seuls 20 % des billets en euros servent aux paiements, expliquait en 2023 la Banque de France à 7 Jours à Clermont. Le reste est thésaurisé ou circule hors de la zone euro, à parts égales. Le 5 euros rend la monnaie, passe de caisse en poche et se plie en quatre.
Pour tenir plus longtemps, les 5, 10 et 20 euros de la série Europe sont recouverts d’un vernis protecteur, rappelle la fiche pédagogique de la Banque de France.
Qui décide qu’un billet de 5 euros part à la broyeuse ?
Une machine. À la Banque de France, des trieuses capables de traiter plusieurs milliards de billets par an authentifient chaque coupure, écartent les faux et jugent son état. Un peu plus d’un billet reçu sur dix est remplacé, toutes coupures confondues. Les autres repartent vers les transporteurs de fonds pour un nouveau tour.
Les billets écartés sont broyés, puis incinérés avec valorisation énergétique : la chaleur de la combustion est récupérée, rapporte Moneyvox d’après un bulletin de la Banque de France paru début 2024. Une autre fin est à l’étude : glisser les billets broyés dans des objets en polymère ou des matériaux de construction.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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