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Vous connaissez ces agrès en libre accès au bord des parcs. Quatre d’entre eux ont été posés cet été dans la cour d’un centre d’hébergement d’Emmaüs Solidarité, boulevard Pereire à Paris, et neuf résidents interrogés sur dix disent qu’ils les ont aidés à rencontrer ou à parler à d’autres.
Le centre héberge 209 personnes, rapporte la presse du fitness. Les quatre appareils extérieurs viennent de la société finlandaise Omnigym, qui a baptisé l’opération « The People’s Gym ». Ils tiennent sur quelques mètres carrés de bitume, en accès libre. Un appareil pour cinquante-deux résidents. Personne n’a besoin de sortir du centre pour s’en servir.
Une salle de sport, pour quelqu’un qui dort en centre d’hébergement, suppose d’ordinaire un abonnement, un trajet et le regard des autres. La cour supprime les trois. Le dispositif déplace l’équipement là où sont les gens, au lieu d’attendre que les gens franchissent une porte.
Deux chiffres, un mois plus tard
Un mois après l’installation de quatre appareils de musculation en plein air dans la cour d’un centre d’hébergement d’Emmaüs Solidarité à Paris, 80 % des résidents interrogés déclarent une meilleure santé physique et 90 % disent que l’équipement les a aidés à rencontrer ou à parler à d’autres personnes (bilan publié le 5 septembre 2026).
Les résidents devaient s’auto-évaluer sur cinq registres : santé physique, bien-être mental, sommeil, humeur et niveau d’énergie, en plus de quelques questions. Les données ont été collectées de façon anonyme. Le relevé ne dit ni combien de personnes ont répondu, ni qui a mené l’enquête.
Un usager résume l’effet en deux phrases, rapportées par Good News Network : « Un changement de comportement. Je fume moins. » Un autre dit avoir vu « un changement » dans sa vie, « même si ce n’est qu’un peu ».
Le chiffre qui surprend n’est pas celui de la santé physique : une machine améliore la forme de qui s’en sert, c’est attendu. C’est l’autre qui compte, celui du lien. Dans un centre d’hébergement, on partage des couloirs sans forcément se parler ; un banc de traction dans la cour donne un prétexte, une file d’attente, une série à compter à deux.
Le bilan d’étape tient dans quatre nombres.

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La forme physique progresse, mais c’est la conversation qui domine le relevé.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Résidents interrogés disant parler davantage aux autres | 90 % |
| Résidents interrogés déclarant une meilleure santé physique | 80 % |
| Personnes hébergées dans le centre | 209 |
| Appareils installés dans la cour | 4 |
« Je fume moins » dit quelque chose de précis sur le mécanisme. L’appareil n’a pas remplacé une cigarette : il a occupé le temps où elle se fume. Dans un centre d’hébergement, le temps vide est la matière première de la journée, et y poser un objet qui demande dix minutes d’effort en change la structure avant d’en changer les indicateurs.
Ce que la Finlande vient chercher boulevard Pereire
Omnigym fabrique des appareils d’extérieur pensés pour rester dehors, résistants aux intempéries et utilisables par des publics très différents, rapporte Athletech News. Sa directrice générale, Kirsti Laasio, pose l’intention sans détour : l’accès à l’activité physique ne devrait dépendre ni du revenu ni de la situation personnelle, et l’entreprise veut « démocratiser l’entraînement physique et le rendre accessible à tous ».

Côté français, le directeur général d’Emmaüs Solidarité, Lotfi Ouanezar, voit dans l’activité physique un levier fort d’inclusion sociale pour les personnes en situation de vulnérabilité. L’association gère des centres d’hébergement d’urgence et de réinsertion à Paris et en Île-de-France, où la cour est souvent le seul espace commun qui ne serve pas déjà à autre chose.
Quatre agrès ne logent personne, et c’est la limite du geste. AAP recensait 350 000 personnes sans domicile en France le 15 juin 2026, dans le 31e rapport sur le mal-logement. Mais l’installation rend mesurable une chose que les dispositifs de solidarité de proximité chiffrent rarement : le lien entre voisins de chambrée, celui qui décide si un centre est un dortoir ou un endroit où l’on connaît le prénom de quelqu’un.
Omnigym n’a pas publié le coût de l’installation ni la durée pendant laquelle elle restera là. Les 209 résidents, eux, ont les quatre appareils sous les fenêtres.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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