
Publié le 1 juin 2026 · Mis à jour le 13 juin 2026 à 14h37
Grimper là où les sous-marins venaient autrefois se cacher des bombes : c’est le pari d’un parc d’accrobranche pas comme les autres. Début juin 2026, le parc Base Jump ouvre à l’intérieur même de la base sous-marine de Saint-Nazaire, ce bunker de béton hérité de la Seconde Guerre mondiale. Selon sa manageuse Jeanne Renault, ce serait une première en France, et dans le monde.
Dans l’une des immenses alvéoles prévues pour abriter des sous-marins, l’entreprise Arboricorde a tendu filets, ponts et tyroliennes entre les murs de béton : cinq parcours acrobatiques et un grand « arbofilet » de 200 m², accessibles dès trois ans. Un accrobranche qui ne pousse pas dans les arbres, mais dans l’architecture militaire.

L’idée tient en partie à la nature du lieu. La base sous-marine, longtemps perçue comme une masse de béton encombrante, est devenue un terrain de jeu culturel et touristique de Saint-Nazaire. Y installer un parc couvert, ouvert toute l’année, c’est s’affranchir de la météo, un atout rare pour ce genre d’activité, avec un objectif affiché de 10 000 à 12 000 visiteurs dès la première année.
Le détail qui fait mouche, c’est le décalage : se balancer au-dessus du vide dans un espace conçu pour la guerre, là où l’on cachait des engins de mort. Le même bâtiment qui symbolisait la menace devient un lieu de sensations et de rires d’enfants. Une manière, parmi d’autres, de réinventer un patrimoine lourd, comme d’autres sites militaires ou anciens trouvent une seconde vie, des vestiges exhumés sous une base navale aux lieux de mémoire du Débarquement.

Reste l’essentiel pour le visiteur : une activité spectaculaire et accessible, dans un décor que peu de parcs peuvent offrir. À Saint-Nazaire, le béton qui devait protéger des U-boote va désormais résonner de tout autre chose, des cris de joie au-dessus des anciennes darses, preuve qu’un lieu de guerre peut, avec le temps, changer complètement de fonction.
En bref
Qu’ouvre-t-il à Saint-Nazaire ?
Le parc d’accrobranche Base Jump, installé dans la base sous-marine, présenté comme une première mondiale par sa manageuse Jeanne Renault.
Que propose le parc ?
Cinq parcours acrobatiques et un arbofilet de 200 m², dès trois ans, couverts et ouverts toute l’année.
Pourquoi est-ce inédit ?
Parce qu’il s’installe dans les alvéoles d’un bunker de la Seconde Guerre mondiale, un détournement spectaculaire de patrimoine militaire.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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