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Publié le 28 mai 2026 · Mis à jour le 19 septembre 2026 à 13h36
Sous la base navale de Toulon, là où doit s’installer le futur porte-avions, des murs, des amphores et des fours sont remontés à la surface. Avant les travaux, les archéologues ont mis au jour une petite ville antique plus ancienne que Toulon elle-même, ou du moins que son nom romain.
L’Inrap a présenté les premiers résultats de cette fouille menée sur l’ancienne île de Milhaud, aujourd’hui soudée à la côte. Selon l’institut, le site a été occupé entre le IIᵉ siècle avant notre ère et le début du IIIᵉ siècle après, soit avant la fondation de Telo Martius, le nom romain de Toulon, dans la seconde moitié du Iᵉʳ siècle.

Les vestiges racontent une vie laborieuse. Parmi les objets, des poids de métier à tisser, des bijoux, de la vaisselle ; parmi les structures, des foyers et des fours. Les indices pointent vers de petites unités de production : de la farine, du vin, peut-être de l’huile. Pas un temple ni un palais, mais le quotidien concret d’un établissement côtier antique, rapporte la presse locale.
Le lieu a une cohérence frappante dans le temps. De cette occupation antique jusqu’à la Marine royale, qui y installa une poudrière à la fin du XVIIᵉ siècle, l’île de Milhaud a presque toujours servi des fonctions stratégiques. Y construire aujourd’hui un porte-avions, c’est ajouter une couche à un millefeuille d’histoire, comme d’autres chantiers révèlent un passé enfoui, des toits romains de Vinon-sur-Verdon aux terres chargées de mémoire de Normandie.

Reste la beauté du paradoxe : c’est le chantier d’un navire du futur qui a fait resurgir ce passé. L’archéologie préventive, souvent invisible, transforme ainsi chaque grand aménagement en occasion d’apprendre. Le porte-avions s’installera ; mais avant lui, on aura su qui, deux mille ans plus tôt, vivait déjà là, au bord de la même rade.
En bref
Qu’a-t-on découvert sous la base navale de Toulon ?
Une petite ville antique sur l’ancienne île de Milhaud, occupée du IIᵉ siècle avant notre ère au début du IIIᵉ siècle après, avant la fondation romaine de Telo Martius.
Quels vestiges ?
Des murs, amphores, foyers et fours, des poids de tissage et des bijoux, témoins de petites unités de production (farine, vin, huile).
Pourquoi cette fouille ?
Elle précède la construction des infrastructures du futur porte-avions, dans le cadre de l’archéologie préventive.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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