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Six heures d’ouverture, un menhir, et une face que personne n’a jamais vue. Le mercredi 12 août, sur le site archéologique du Pinsaud à Bussière-Galant, en Haute-Vienne, des archéologues procéderont à un « retournement de menhir à la mode du Néolithique », et vous pouvez vous installer autour du chantier. C’est gratuit, c’est sur inscription, et l’annonce n’a été publiée que le 29 juillet.
À retenir
- Quand : mercredi 12 août, de 9h à 12h puis de 14h à 17h.
- Où : le site du Pinsaud, à Bussière-Galant (87230), en Nouvelle-Aquitaine.
- Combien : gratuit, mais sur inscription obligatoire auprès du Parc naturel régional Périgord-Limousin, au 05 53 55 36 00.
- Pourquoi : observer la face cachée pour trancher entre deux hypothèses, statue-menhir ou borne territoriale.
Statue-menhir ou borne territoriale : deux réponses possibles
L’institut ne présente pas la statue-menhir comme un fait, mais comme une hypothèse à tester. La formulation de son annonce du 29 juillet reste prudente : « Il s’agit d’essayer de comprendre s’il n’est pas gravé et ou peint, c’est-à-dire s’il s’agit d’une statue-menhir ou d’une borne territoriale des premiers agriculteurs-éleveurs. » Une gravure, et la pierre devient une figure. Rien, et elle redevient un repère planté dans un territoire partagé.
Les deux hypothèses ne racontent pas la même société. Les statues-menhirs du groupe rouergat, dont le musée Fenaille de Rodez conserve la plus importante collection de France, ont été érigées entre 3500 et 2500 avant notre ère : nous avons converti cette fourchette en années écoulées, soit entre 4 500 et 5 500 ans. Une borne territoriale, elle, ne dit rien d’un visage. Elle dit une limite. Rien ne garantit à ce stade que la pierre du Pinsaud relève de l’une ou de l’autre.
Ce que l’annonce dit, et ce qu’elle ne dit pas
Tout passe par le téléphone : l’inscription se prend auprès du Parc naturel régional Périgord-Limousin, au 05 53 55 36 00, seul canal publié. Ni adresse électronique, ni date limite, ni point de rendez-vous plus précis que le lieu-dit, ni nombre de places. Les techniques néolithiques employées ne sont pas détaillées non plus. Appelez avant de prendre la route.
Si vous n’avez jamais mis les pieds sur une fouille, nos repères pour lire un chantier servent ici aussi. Le même institut a ouvert ailleurs ses tranchées sur une villa romaine d’Auxerre.
Pour se figurer le travail que réclame une pierre pareille, il existe des images d’un autre chantier mégalithique.
Ce chantier morbihannais n’est pas celui du Pinsaud, et il ne s’agissait pas d’un retournement. Il donne la mesure du soin qu’exige une pierre levée déplacée.
Pourquoi ça compte
Un chantier ouvert au public, c’est une science qui accepte d’être regardée pendant qu’elle doute. Le 12 août, personne ne saura d’avance ce que porte la face cachée : ni les visiteurs, ni les archéologues. Cette porte ouverte a été annoncée quatorze jours avant la date, sans reprise dans la presse grand public. Elle se remplira de ceux qui lisent l’Inrap.
Restera ce moment très court, quand la pierre basculera et que la face apparaîtra. Elle sera peut-être nue. En archéologie, une hypothèse écartée pèse autant qu’une hypothèse tenue.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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