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Slip moulant ou caleçon ample : sur 26 836 hommes, c’est le sous-vêtement serré qui sort perdant. Chez les porteurs de sous-vêtements serrés, les chances d’avoir un ADN spermatique très fragmenté sont 2,08 fois plus élevées, selon l’étude de l’urologue Xue-Chun Hu parue en ligne le 27 octobre 2026 dans l’Asian Journal of Andrology. Son équipe travaille au premier hôpital affilié de l’Université des sciences et technologies de Chine, à Hefei.
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Porter un sous-vêtement serré va aussi de pair avec des chances 48 % plus élevées d’avoir peu de spermatozoïdes de forme normale. Le site ScienceAlert, qui l’a relayée le 4 novembre 2026, la présente comme la plus vaste étude menée sur la question. Sauf qu’elle mesure une association : la cause reste à prouver.
Chaque homme, venu faire un bilan de fertilité, a déclaré son sous-vêtement habituel : 5 615 portaient des modèles serrés, 21 221 des modèles amples. Après ajustement sur les écarts de santé entre les deux groupes, ce sont la forme et l’ADN des spermatozoïdes qui décrochent. Pour le volume et la mobilité, la hausse des chances se limite à 12 à 18 % ; le résumé publié ne chiffre pas la concentration.
| Paramètre défavorable | Rapport des chances ajusté | Fourchette basse | Fourchette haute | Hausse des chances (%) |
|---|---|---|---|---|
| Volume réduit | 1,18 | 1,07 | 1,31 | 18 |
| Mobilité progressive réduite | 1,16 | 1,09 | 1,23 | 16 |
| Mobilité totale réduite | 1,13 | 1,07 | 1,20 | 13 |
| Moins de spermatozoïdes mobiles au total | 1,12 | 1,02 | 1,23 | 12 |
| Peu de formes normales | 1,48 | 1,33 | 1,69 | 48 |
| ADN très fragmenté | 2,08 | 1,44 | 3,01 | 108 |
Pourquoi un sous-vêtement serré jouerait-il sur le sperme ?
Les auteurs accusent la chaleur : les spermatozoïdes se développent au mieux 2 à 3 °C sous la température du corps, et un modèle moulant peut réchauffer le scrotum de 1 °C au plus par rapport à un modèle ample, rappelle ScienceAlert. L’équipe chinoise y lit la trace d’un stress thermique qui gênerait la fabrication des spermatozoïdes. Elle avance aussi, à titre d’hypothèse, une baisse de la testostérone.
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Cette piste hormonale éclairerait l’autre volet, exploratoire, de l’étude : la sexualité. Dans le groupe serré, 62,7 % des hommes avaient des troubles de l’érection, contre 57,8 % dans le groupe ample. L’éjaculation précoce touchait 30,8 % d’entre eux, contre 23,2 %.
Le sous-vêtement serré est-il vraiment en cause ?
Rien ne le prouve encore : les adeptes du serré fumaient plus, buvaient plus et souffraient plus souvent de varicocèle et de prostatite. Les calculs corrigent ces écarts, mais une étude transversale photographie un instant et ne dit pas ce qui vient en premier.
En 2018, l’équipe de Lidia Mínguez-Alarcón, à l’école de santé publique de Harvard, avait suivi 656 hommes venus consulter pour infertilité au Massachusetts General Hospital de Boston. Les porteurs habituels de caleçon y avaient une concentration de spermatozoïdes 25 % plus élevée (communiqué de l’ESHRE). La chercheuse prévenait déjà que ce lien ne prouvait aucune cause. Tim Moss, du programme australien Healthy Male, relève la limite commune : ces travaux portent sur des hommes qui consultent pour un problème de fertilité, et leurs résultats ne valent pas pour tous.
Faut-il passer au caleçon pour avoir un enfant ?
Pas d’après le critère qui compte pour un couple : le temps mis à concevoir. L’équipe de l’épidémiologiste Lauren Wise, à l’université de Boston, a suivi 3 041 couples des États-Unis et du Canada entre 2013 et 2021. Elle n’a trouvé que peu de lien entre sous-vêtement serré et fécondabilité (étude parue dans Andrology en 2022).
Chez ces couples, c’est le cumul qui ressort. Quatre sources de chaleur ou plus (bain chaud, sauna, siège chauffant, ordinateur sur les genoux…) vont de pair avec une probabilité de concevoir réduite de 23 % à chaque cycle. L’estimation reste imprécise : sa fourchette n’exclut pas l’absence d’effet.
Tim Moss remet l’ordre des priorités : en cas d’infertilité ou de troubles de l’érection, voir un médecin « avant de s’inquiéter de passer du slip au caleçon ». Les auteurs chinois présentent le modèle ample comme un geste simple et modifiable. Il ne remplace pas un bilan.
Le sperme a-t-il baissé en France ?
Oui, d’un tiers en dix-sept ans dans la cohorte française de référence. Elle compte presque autant d’hommes que l’étude chinoise : 26 609 partenaires de femmes stériles, lors d’une première tentative de procréation médicalement assistée (PMA), entre 1989 et 2005. Pour un homme de 35 ans, la concentration est passée de 73,6 à 49,9 millions de spermatozoïdes par millilitre, une baisse de 32,2 % (étude de Santé publique France). La part de spermatozoïdes de forme normale a reculé elle aussi.
Les chercheurs français cherchent la cause hors de la garde-robe. Une analyse par région, publiée en 2014, retrouve la baisse dans presque toutes les régions et la juge compatible avec un changement global d’exposition environnementale, notamment aux perturbateurs endocriniens. Selon ses auteurs, leurs résultats ne semblent pas soutenir l’hypothèse du mode de vie. La plus forte baisse de concentration apparaît en Aquitaine, la moyenne la plus basse en Midi-Pyrénées.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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