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Décryptage
Aucun pollen ne pèse dans l’air français fin octobre. Le 25 octobre 2026, l’indice pollen d’Atmo France classe les six pollens suivis au niveau « très faible » dans les 34 806 communes qu’il couvre en Hexagone et en Corse. Si vous éternuez encore, le coupable est ailleurs : les acariens de la maison, une moisissure ou un rhume.
Quel pollen en ce moment, fin octobre ?
Aucun à un niveau gênant. L’indice pollen d’Atmo France suit six pollens commune par commune : aulne, bouleau, olivier, graminées, armoise et ambroisie. Son échelle compte six niveaux, de « très faible » à « extrêmement élevé ». Le 25 octobre 2026, aucune commune du jeu de données ouvert ne dépasse le premier.
Pourquoi ce calme ? Les plantes ont fini leur saison. Selon Santé.fr, les arbres pollinisent de février à avril, les graminées de mai à juillet et les herbacées, dont l’armoise et l’ambroisie, d’août à octobre.
Pour suivre votre commune, l’ancienne adresse pollens.fr renvoie désormais vers Atmo France. Le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) a été liquidé, et la fédération des observatoires de l’air diffuse l’indice depuis le 2 avril 2025, rapporte Que Choisir. La carte se met à jour chaque jour vers 13 h, avec une prévision jusqu’au surlendemain.
L’ambroisie, c’est vraiment fini ?
Oui, depuis la fin septembre. L’Agence régionale de santé de Normandie situe les symptômes de la mi-août à octobre, avec un maximum en septembre. Elle rappelle qu’« il suffit de 5 grains de pollen par mètre cube d’air pour que les symptômes apparaissent ». La métropole de Lyon publie l’historique quotidien de ses indices, qui montre la vague entière.

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Le 4 septembre 2026, l’air lyonnais portait 92,5 grains d’ambroisie par mètre cube : plus de dix-huit fois le seuil des premiers symptômes, selon notre calcul. Du 23 août au 8 septembre, chaque jour publié est resté au niveau « élevé ». Puis la courbe a plongé. Le 24 septembre, la concentration estimée tombait à 3,3 grains, sous le seuil. En octobre, elle n’a jamais dépassé 0,3 grain.
Ces valeurs sont estimées, pas comptées grain à grain : le modèle d’Atmo croise des mesures de pollens, les prévisions météo et les observations satellites européennes Copernicus.
| Date | Concentration estimée (grains/m³) | Niveau ambroisie | Au-dessus du seuil de 5 grains ? |
|---|---|---|---|
| 15 août | 64,7 | Élevé | Oui |
| 4 septembre | 92,5 | Élevé | Oui |
| 15 septembre | 36,4 | Modéré | Oui |
| 24 septembre | 3,3 | Faible | Non |
| 30 septembre | 0,6 | Très faible | Non |
| 25 octobre (prévision) | 0,0 | Très faible | Non |
Si ce n’est pas le pollen, qu’est-ce qui fait éternuer ?
Deux suspects qui, eux, n’ont pas fini leur saison. Les acariens d’abord : selon la fiche Santé.fr sur les acariens, ils prolifèrent dans les environnements chauds, de 20 à 25 °C, et humides. Santé.fr range la rhinite qu’ils provoquent parmi les formes « perannuelles », présentes toute l’année, comme celle due aux poils d’animaux.
La même fiche conseille 17 °C la nuit, deux aérations par jour d’au moins dix minutes, une literie lavée à 60 °C et un lit laissé ouvert toute la journée.
Les moisissures ensuite. Alternaria, reconnue comme l’espèce type des moisissures allergisantes de l’air, atteint ses concentrations maximales à la fin de l’été, selon la fiche de l’Institut national de santé publique du Québec. Selon les régions et les populations étudiées, 3 à 12 % des personnes testées y réagissent sur la peau. L’indice d’Atmo France ne la suit pas : il ne couvre que des pollens.
Allergie ou rhume : comment faire la différence ?
Par la fièvre. La rhinite allergique peut imiter tous les symptômes du rhume, sauf celui-là, rappelle Santé.fr.
- La fièvre oriente vers un virus.
- Les yeux gonflés, rouges et larmoyants font partie du tableau allergique.
- Le nez qui démange, des éternuements fréquents et un écoulement clair évoquent aussi l’allergie.
Santé.fr conseille de consulter dans les jours qui suivent si les symptômes durent plus de dix jours ou reviennent toute l’année. Il faut consulter le jour même si la langue gonfle ou si la respiration devient difficile.
Est-ce que le pollen fait tousser ?
Oui, l’ambroisie en particulier. L’ARS de Normandie cite la toux sèche, signe d’une trachéite, parmi ses symptômes, avec la rhinite, la conjonctivite et l’asthme. Santé.fr ajoute que l’allergie respiratoire peut aller jusqu’aux difficultés respiratoires, voire à la crise d’asthme. Fin octobre, avec un indice au plus bas partout, une toux qui s’installe a peu de chances de venir du pollen.
Quand revient le pollen de bouleau ?
À partir de février. Santé.fr situe la pollinisation des arbres, bouleau et cyprès compris, de février à avril. La fédération Atmo France présente sa surveillance des pollens en vidéo.
Atmo France promettait le cyprès et le noisetier pour 2026, rapportait Que Choisir en mars 2025. Au 25 octobre 2026, l’indice publié compte toujours six pollens, sans le noisetier ni le cyprès.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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