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Le chiffre
13 % de particules fines en moins : c’est ce que l’air du sud de Manhattan a gagné en un an de péage urbain. Depuis le 5 janvier 2025, New York fait payer aux voitures l’entrée de ce quartier : 9 dollars aux heures de pointe. Pour qui y entre chaque jour ouvré, la note atteint 174 euros par mois. Une équipe de l’observatoire Lamont-Doherty, à l’université Columbia, a comparé l’année 2025 aux années 2022 à 2024 (communiqué du 7 octobre 2026).
-13 %de PM2,5 dans la zone payante de Manhattan en 2025
Le nombre de véhicules qui entrent dans la zone a reculé d’environ 11 %. La concentration de PM2,5 a perdu 1,3 à 1,4 microgramme par mètre cube. La plus forte baisse brute se mesure au carrefour de Broadway et de la 35e Rue, avec 2,7 microgrammes. L’étude de Polina Goldberg et Daniel Westervelt paraît dans la revue Environmental Science & Technology Letters.
Une voiture paie 9 dollars aux heures de pointe, une seule fois par jour, et 2,25 dollars la nuit. Les plus gros camions montent à 21,60 dollars (barème de la MTA). En octobre 2026, le péage urbain de New York coûte 174 euros par mois à un automobiliste qui entre chaque jour ouvré dans le sud de Manhattan, contre 3,85 euros une fois pour toutes pour une vignette Crit’Air en France.
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Péage de Manhattan, un mois de trajets174 €
Vignette Crit’Air, une seule fois3,85 €
9 dollars par jour de pointe convertis au taux BCE du 9 octobre 2026 (1 euro = 1,1206 dollar). Le résultat est multiplié par 21,67 jours ouvrés par mois ; tarifs MTA et service-public.fr.
Pourquoi la baisse s’arrête à 13 % ?
Moins de voitures, moins de particules : environ 11 % de véhicules en moins à l’entrée de la zone. Ce chiffre compare 2025 à la moyenne 2022-2024 sur six capteurs du réseau municipal. Hors de la zone, le capteur de Queens College enregistre la plus petite baisse, statistiquement non significative. Deux capteurs extérieurs, sur la voie rapide Brooklyn-Queens et à Mott Haven, montrent une possible hausse de 0,5 microgramme, elle aussi non significative. L’équipe de Columbia n’a donc démontré aucun report de pollution hors de la zone payante.
Avec une autre méthode, le service de santé de la ville a publié sa propre analyse le 14 août 2026 (étude municipale). Elle neutralise la météo, les saisons et la pollution venue de la région grâce à des sites témoins. Sa conclusion est plus prudente : « La qualité de l’air à New York n’a pas été différente du fait du péage », résume le communiqué municipal. L’air de la ville s’améliore depuis vingt ans, et le péage prolonge cette tendance sans la casser. Daniel Westervelt reste mesuré : « Dans l’ensemble, le programme semble fonctionner. »
Et chez nous ?
Combien coûte un péage urbain à Londres, à Milan, et en France ?
À Londres, la congestion charge coûte 18 livres par jour, de 7 heures à 18 heures en semaine (Transport for London). À Milan, l’Area C se paie 7,50 euros par jour (QuotidianoMotori). La France a choisi une autre voie. Ses zones à faibles émissions (ZFE) ferment le centre aux véhicules les plus anciens selon leur vignette Crit’Air, vendue 3,85 euros (service-public.fr).
| Ville | Tarif par jour (monnaie locale) | En euros par jour | En euros par mois (21,67 jours ouvrés) |
|---|---|---|---|
| New York, heures de pointe | 9 $ | 8,03 | 174 |
| New York, nuit | 2,25 $ | 2,01 | 44 |
| Londres | 18 £ | 21,24 | 460 |
| Milan (Area C) | 7,50 € | 7,50 | 163 |
| ZFE en France (vignette Crit’Air, achat unique) | 3,85 € | 0 | 0 |
Un navetteur londonien paie donc 460 euros par mois, plus du double d’un New-Yorkais. Le péage urbain existe pourtant dans le droit français. La loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 permet de l’expérimenter pendant trois ans, dans les agglomérations de plus de 300 000 habitants. En février 2019, le gouvernement constatait qu’aucune autorité organisatrice de la mobilité ne l’avait mis en place (réponse à l’Assemblée nationale). Le projet de loi d’orientation des mobilités, adopté en Conseil des ministres le 26 novembre 2018, n’en disait plus un mot.
L’effet des ZFE est désormais chiffré. Selon l’Insee (27 août 2026), les émissions de PM2,5 du parc automobile ont reculé de 31,1 % en cinq ans dans les ZFE. Les zones elles-mêmes expliquent 1,4 point de cette baisse : le reste vient du renouvellement naturel des voitures. Deux ans après leur entrée en vigueur, les résidents ne roulent pas moins en voiture (l’effet des ZFE sur le parc). Les deux chiffres ne se comparent pas terme à terme : l’Insee calcule ce que les moteurs émettent, Columbia mesure l’air de la rue.
À New York, le tarif de pointe passera à 12 dollars en 2028, puis à 15 dollars en 2031.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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