Des mains serrent une barre chargée au sol d’une salle de sport, un pèse-personne au premier plan.

7 séances de musculation réduisent la graisse du ventre avant toute perte de poids, chez la souris

Une équipe brésilienne a vu la graisse reculer là où la balance ne montrait rien. Un essai sur des hommes diabétiques avait déjà observé la même chose.

En bref

Chez des souris obèses, sept séances d’entraînement de force ont déjà réduit la graisse viscérale sans aucune perte de poids. L’étude de l’université d’État de Campinas (Unicamp), au Brésil, est parue dans la revue Life Sciences. La fondation de recherche de l’État de São Paulo, qui l’a financée, l’a présentée le 21 septembre 2026 (communiqué de la FAPESP).

Les animaux, nourris gras tout du long, grimpaient une échelle de 70 centimètres avec un poids accroché à la queue, 20 fois par séance. Au bout d’une semaine, la graisse autour de leurs intestins avait reculé face à des souris obèses restées sédentaires. Leurs cellules graisseuses avaient aussi rapetissé (relayé par ScienceAlert le 12 octobre 2026).

Chez l’humain, 32 séances de musculation en 16 semaines ont réduit la graisse viscérale de 10,3 % sans faire varier le poids (Diabetes Care, 2005).

À retenir

  • Les signaux qui fabriquent la graisse ralentissent, ceux qui la déstockent repartent.
  • Souris mâles, un seul dépôt de graisse : rien ne dit que sept séances suffisent chez l’humain.

Pourquoi ça compte

La balance additionne graisse, muscle et eau. Elle peut rester figée pendant que la graisse viscérale recule.

Pourquoi la graisse recule-t-elle avant le poids ?

Parce que l’entraînement agit d’abord dans la cellule graisseuse. L’équipe de Leandro Moura, qui coordonne le laboratoire de biologie cellulaire de l’exercice de l’Unicamp, a arrêté l’expérience au septième jour exprès : une perte de poids aurait masqué cet effet.

Chez les souris obèses sédentaires, deux protéines qui encadrent le déstockage des graisses, PLIN1 et ABHD5, fonctionnaient mal. Après sept séances, ABHD5 était revenue à la normale et se liait davantage à ATGL, l’enzyme qui lance le déstockage des graisses. Le gène Scd1, qui pousse à fabriquer de la graisse, a ralenti.

« Les gens ont tendance à penser que s’ils font de la musculation depuis deux mois sans avoir perdu de poids, ça n’a servi à rien », observe Leandro Moura. Chez la souris, l’effet sur les cellules graisseuses apparaît dès sept jours, sans dire ce qu’il en est chez l’humain. Pour qui veut perdre du poids, le chercheur recommande de toute façon d’associer musculation et exercice d’endurance : « combiner les deux reste la meilleure recommandation et la meilleure stratégie ».

Que vaut la preuve chez l’humain ?

L’essai a été mené à Pampelune et publié en 2005 dans la revue Diabetes Care. Neuf hommes de 66,6 ans en moyenne, atteints de diabète de type 2, y ont suivi deux séances de musculation par semaine, sans régime. Au scanner, leur graisse abdominale avait reculé, sous la peau comme autour des organes. Ils mangeaient pourtant 15,5 % de calories en plus à la fin du programme.

Chez neuf hommes diabétiques, la graisse viscérale a reculé de 10,3 % à poids constant.
Chez neuf hommes diabétiques, la graisse viscérale a reculé de 10,3 % à poids constant.
Reprendre ce graphique ou citer ce chiffre

Citez ce chiffre en mentionnant Actu Alt Plus :

Ou réutilisez ce graphique librement sur votre site, attribution incluse :

Cet essai n’avait pas de groupe témoin, seulement une période de contrôle de quatre semaines avant l’entraînement. Une méta-analyse de 58 essais randomisés parue en 2022, menés chez des adultes en bonne santé, retrouve la baisse de la graisse viscérale. Sur la masse grasse totale, l’effet moyen reste discret : 0,55 kg en moins.

Neuf hommes diabétiques avant et après 16 semaines de musculation (Diabetes Care, 2005)
MesureAvantAprèsVariation
Graisse viscérale (cm³)249,5225,6−10,3 %
Graisse sous-cutanée abdominale (cm³)356,0308,6−11,2 %
Glycémie à jeun (mg/dl)146,6135,0−7,1 %
Apport énergétique (kcal/jour)2 2872 619+15,5 %

Combien de séances par semaine viser ?

Deux au moins, le rythme suivi à Pampelune. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe ce plancher pour les adultes de 18 à 64 ans dans ses recommandations de 2020.

Pour l’OMS, le renforcement musculaire doit solliciter tous les grands groupes de muscles, à une intensité au moins modérée.

Votre réaction :

Article créé en collaboration avec l’IA.

Les plus lus

  1. 1Prix Nobel 2026 : dates, heures à Paris et lauréats prix par prixPrix Nobel 2026 : dates, heures à Paris et lauréats prix par prix
  2. 2Nobel de physique 2026 : Francis Halzen, seul lauréat, pour les neutrinos du pôle SudNobel de physique 2026 : Francis Halzen, seul lauréat, pour les neutrinos du pôle Sud
  3. 3Céline Dion en concert : 16 dates restantes, horaires et billetsCéline Dion en concert : 16 dates restantes, horaires et billets
  4. 4Goncourt 2026 : les 8 romans de la deuxième sélection, Grasset n’en a plus aucunGoncourt 2026 : les 8 romans de la deuxième sélection, Grasset n’en a plus aucun
  5. 5Grève Air Corsica du 9 au 16 octobre, vos droits si le vol sauteGrève Air Corsica du 9 au 16 octobre, vos droits si le vol saute

Nos dossiers

Recevez notre sélection dans votre boîte mail

Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

Avatar illustré de Aurore, voix éditoriale d'Actu Alt Plus
Aurore

« Aurore » est la voix éditoriale d’Actu Alt Plus pour Idées & Solutions : des démarches qui marchent, des droits concrets et des gestes utiles au quotidien.

Articles: 517