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Le mardi 6 octobre 2026, l’académie Goncourt a coupé sa liste en deux : huit romans restent en course pour le prix, qui sera proclamé le 3 novembre chez Drouant, à Paris. Voici la deuxième sélection, publiée par Livres Hebdo et ActuaLitté, puis confirmée par franceinfo.
- Boris Bergmann, « Minotaure » (Albin Michel)
- Sonia Devillers, « Le fabuleux piano » (Robert Laffont)
- Anne Godard, « Nous aussi » (Actes Sud)
- Yannick Haenel, « La solitude des professeurs est infinie » (Gallimard)
- Philippe Jaenada, « L’inconnue du Quai de Javel » (Flammarion)
- Clémentine Mélois, « Choses que je croyais perdues » (L’Arbalète/Gallimard)
- Sylvain Prudhomme, « De l’autre côté du lac » (Minuit)
- Olivier Rolin, « La Guerre éternelle » (Gallimard)
Le 6 octobre 2026, l’académie Goncourt a retenu 8 romans sur les 16 de sa première sélection : Gallimard et son label L’Arbalète en placent 3, soit 37,5 % de la liste. Grasset n’en a plus aucun.
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Qui sort parmi les seize ?
La première sélection de seize romans, annoncée le 2 septembre, a perdu huit titres en deux temps (la liste de septembre chez franceinfo). Sept tombent le 6 octobre. Louise Chennevière (« Faire la peau », P.O.L) et Ananda Devi (« Chronique d’un royaume perdu », Grasset) en font partie. Olivier Grondeau (« Joseph dans la nuit », L’Iconoclaste) et Lilia Hassaine (« Je », Gallimard) aussi.
Sortent encore Jean-Yves Jouannais (« Une forêt », Albin Michel) et Emma Marsantes (« N’efface pas mes cercles », Verdier). Patrice Trigano (« Bataille au procès », Maurice Nadeau) ferme la marche. Le huitième, « C’était ça ou mourir », de Thélyson Orélien (Grasset), avait été retiré de la liste le 25 septembre.
Rangée par éditeur, la liste passe de onze maisons à six. Gallimard garde trois romans sur quatre : ceux de Yannick Haenel et d’Olivier Rolin sous son nom, celui de Clémentine Mélois sous le label L’Arbalète.
| Éditeur | 1re sélection (2 septembre) | 2e sélection (6 octobre) | Écart |
|---|---|---|---|
| Gallimard (dont L’Arbalète) | 4 | 3 | −1 |
| Albin Michel | 2 | 1 | −1 |
| Grasset | 2 | 0 | −2 |
| Actes Sud | 1 | 1 | 0 |
| Flammarion | 1 | 1 | 0 |
| Minuit | 1 | 1 | 0 |
| Robert Laffont | 1 | 1 | 0 |
| L’Iconoclaste | 1 | 0 | −1 |
| Maurice Nadeau | 1 | 0 | −1 |
| P.O.L | 1 | 0 | −1 |
| Verdier | 1 | 0 | −1 |
| Total | 16 | 8 | −8 |
En septembre, un titre sur quatre portait l’adresse de Gallimard. C’est désormais plus d’un sur trois. Verdier et Maurice Nadeau, qui n’avaient qu’un titre chacun, quittent aussi la course. Grasset perd ses deux romans, l’un au vote, l’autre par retrait.
Le roman retiré : ce que l’académie a écrit
La décision vient de l’académie elle-même. Dans son communiqué du 25 septembre, elle « a décidé de la suppression de ce titre de sa première liste ». Elle invoque d’abord « des plagiats dont son auteur s’est rendu coupable au fil du temps ». Elle cite ensuite des analyses de « chercheurs et journalistes dignes de foi ». Selon elles, le roman est « selon toute vraisemblance très largement le produit d’une Intelligence Artificielle ».
Ces plagiats ne concernent pas le roman, mais au moins une nouvelle et des articles publiés au Canada, précise franceinfo, avec l’AFP. L’écrivain canado-haïtien conteste avoir eu recours à l’intelligence artificielle. Il a dénoncé une « volonté » de le « faire taire », rapporte la même dépêche.
Les huit romans restants ont subi un contrôle. L’académie a passé tous les livres de sa deuxième sélection au détecteur Pangram 4, a appris France Inter. Ils « ont passé le test haut la main, si l’on excepte quelques scories ridicules », a déclaré son président, Philippe Claudel, sans préciser lesquelles. Il veut modifier le règlement pour interdire l’usage de l’IA. Sa proposition doit être discutée par les académiciens le mercredi 7 octobre, sans vote forcément immédiat.
Prochaines dates : le 27 octobre, puis Drouant
Clémentine Mélois arrive à cette étape avec un souvenir tout frais. Le 5 octobre, elle a perdu le prix des Deux Magots par 5 voix contre 4 face à Jean-Noël Orengo, selon ActuaLitté. Son livre tient en 180 pages (Le Figaro). Il pourrait rejoindre nos romans de moins de 200 pages, ceux qui se finissent en un trajet de train.
L’académie annoncera ses quatre finalistes le mardi 27 octobre. Elle proclamera le lauréat le mardi 3 novembre (agenda de l’académie, repris dans notre calendrier des prix d’automne). Le chèque reste fixé à 10 euros, rappelle ActuaLitté. Le vrai gain se lit en librairie : « La maison vide », de Laurent Mauvignier, lauréat 2025, s’est vendu à plus de 637 000 exemplaires (NielsenIQ Bookdata, cité par Livres Hebdo).
Outre-Manche, le Booker Prize garde six romans en lice depuis sa liste finale du 22 septembre, dont ceux d’Elizabeth Strout et de Douglas Stuart (Booker Prizes). Son lauréat sera connu le lundi 9 novembre à Londres, six jours après Drouant.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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