![]()
Sommaire
Récit
12 PC sont encastrés dans les murs d’un sous-sol texan, écrans compris.
Kenton Varda et Jade Wang, cofondateurs de Sandstorm.io passés par Cloudflare, ont fait construire cette maison d’Austin entre mi-2021 et fin 2023 autour d’une seule idée : recevoir des amis et jouer en réseau sans que personne ait à apporter sa machine. Le terrain avait été acheté fin 2019 et l’architecte du chantier n’est autre que le père de Kenton, Richard Varda. Leur page de visite vient de repasser en tête de Hacker News, avec plus de 300 commentaires.
En bref
- 12 postes de jeu dans les murs du sous-sol, six autres sous une table de réunion à l’étage.
- Toutes les machines démarrent par le réseau sur une seule image disque, stockée sur un serveur.
- Quatre tapis de Dance Dance Revolution dorment sous des panneaux d’aluminium amovibles, dans le plancher.
- Environ 75 000 dollars de machines de jeu ; la maison, elle, est « un nombre à 7 chiffres ».
Un sous-sol de 40 m², six écrans par mur
La salle de jeu du sous-sol mesure 18 pieds sur 24, soit environ 5,5 mètres sur 7,3. Six postes de chaque côté, dos à dos, et un téléviseur de 98 pouces au fond. Les joueurs ne voient pas les écrans des voisins : la disposition permet de reconvertir la pièce en salle de projection ou en piste de danse.
Le plancher, justement, cache quatre panneaux d’aluminium à poignée escamotable. Dessous, des tapis de Dance Dance Revolution. Kenton Varda dit y jouer presque tous les jours et s’y tenir depuis plus de vingt ans.

À l’étage, la table de réunion du bureau se retourne : les panneaux qui formaient le plateau se relèvent et découvrent six postes de plus, écrans montés dessous. Deux bureaux assis-debout, au fond de la pièce, servent de postes de travail au couple.
Vingt tours identiques, une seule image disque
Aucune de ces machines ne se trouve dans la pièce où l’on joue. Elles vivent toutes dans une salle technique, en châssis rackables 4U : vingt tours identiques réparties dans trois racks encastrés dans le mur, dix au centre, dix à droite. Même processeur Intel Core i5-13600KF, même carte graphique GeForce RTX 4070, 32 Go de mémoire chacune.
Le terme technique est netboot, et il tient en une phrase : les machines n’ont pas de disque système à elles, elles démarrent par le réseau sur une image unique posée sur un serveur. Chaque poste reçoit un calque en écriture, créé au début de la soirée et effacé après, ce qui évite de cloner ou de nettoyer quoi que ce soit. La chaleur part vers un « côté chaud » climatisé à part : le concepteur du chauffage a cessé de discuter le principe en apprenant que le rack pouvait tirer 15 kW.
Ce qui se copie chez soi
Concrètement, la partie reproductible tient dans un vieux serveur. Les scripts qui pilotent la flotte sont publiés en licence MIT, avec leur mode d’emploi DHCP, TFTP, iPXE et iSCSI : à quatre machines identiques dans un garage, l’image partagée fait le même travail qu’à vingt.
Le câblage, lui, tient de la maison plus que du datacenter. Les tours rejoignent les écrans par des câbles DisplayPort et USB en fibre optique de 35 à 100 pieds, soit 10 à 30 mètres, qui ajoutent 150 nanosecondes de latence : invisible à 144 Hz.
Le reste des choix se résume vite.
| Poste | Choix retenu |
|---|---|
| Démarrage des PC | Netboot iPXE et iSCSI sur une image disque unique |
| Réseau filaire | 35 boîtiers muraux de quatre ports |
| Wi-Fi | 7 bornes alimentées par le câble réseau |
| Accès Internet | Fibre 2 Gbps |
| Refroidissement | Salle des machines climatisée à part |
Deux détails valent le déplacement. Les claviers et les souris sont volontairement bon marché, les propriétaires estimant que les périphériques « gaming » n’apportent guère que du RGB et des boutons en trop. Et il n’y a aucun panneau de brassage : les câbles ont été sertis directement sur les commutateurs, ce que Kenton Varda inscrit lui-même au chapitre des erreurs.
Depuis, les machines ont changé de système. Début 2026, en commentaire, il explique les avoir toutes basculées sous Linux : « Je ne vois pas un seul jeu qu’on ait essayé qui n’ait pas fonctionné », avec deux exceptions connues, Battlefield et League of Legends, bloqués par leurs anti-triche. Le même mouvement que d’autres bricoleurs mènent sur du matériel fermé, à commencer par Linux sur Mac.
Le prix d’une maison faite pour jouer
Le prix, les propriétaires le donnent eux-mêmes. Les 22 machines de jeu de cette maison texane, écrans et périphériques compris, ont coûté environ 75 000 dollars, soit près de 3 400 dollars par poste, pour une maison livrée fin 2023. La construction, elle, reste dans le flou : « un nombre à 7 chiffres », sans autre précision.
L’argent vient d’actions Google revendues, de la plus-value d’une maison de Palo Alto et de participations dans Cloudflare et Matterport. Cette maison de Palo Alto, Kenton Varda l’avait déjà équipée de postes qui se dépliaient dans les murs, en 2011 ; il l’a vendue début 2020 pour partir au Texas.
Questions courantes
Les invités apportent-ils leur propre PC ?
Non. La maison a pourtant été conçue pour l’accepter, mais les propriétaires racontent que personne ne l’a jamais fait, pas une seule fois. Tout est branché quand les gens arrivent.
À quels jeux joue-t-on sur place ?
Surtout des jeux coopératifs comme Deep Rock Galactic ou Left 4 Dead 2, et de vieux titres comme Unreal Tournament 2004. Chacun se connecte avec son compte Steam ou Epic, les jeux les plus demandés étant préinstallés.
Peut-on visiter la maison ?
Non, les soirées se tiennent sur invitation, pour des raisons de sécurité. Travailler chez Cloudflare est l’une des façons d’être invité.
La facture d’électricité explose-t-elle ?
Elle est élevée, mais surtout à cause du chauffage et de la climatisation de la maison : les machines de jeu ne tournent que pendant les soirées.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Taratata 600 : la date d’enregistrement et celle de diffusion - 2
Prix du roman Fnac 2026 : « C’était ça ou mourir » lauréat - 3
Résultats des évaluations nationales 2026, dès le 21 septembre - 4
Mondiaux de cyclisme : le maillot arc-en-ciel rapporte 8 000 euros, moins qu’une étape du Tour - 5
1,661 mètre à Marseille, le zéro qui fixe l’altitude de toute la France continentale
Nos dossiers
- France395
- Science283
- Culture197
- Consommation175
- Santé publique171
- Patrimoine167
- IA167
- Sport160
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

