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Sur 123 chants d’oiseaux notés de 1 à 5, quelle note moyenne a obtenue le merle noir ?
La réponse :
Le chiffre
Publié le 5 septembre 2026 · Mis à jour le 6 septembre 2026 à 13h55
123 chants d’oiseaux ont été notés par 84 juges sur une échelle de 1 à 5, et le merle noir arrive premier avec 4,52, selon l’étude de l’université de Tübingen publiée le 2 septembre 2026. Vous connaissez déjà le gagnant : il siffle dans votre rue à la tombée du jour.
4,52sur 5 : la note du merle noir, la plus haute des 123 espèces
Merle noir, 1er sur 1234,52 / 5
Effraie des clochers, 123e1,32 / 5
Notes moyennes attribuées par 84 auditeurs, étude de Tübingen, 2 septembre 2026.
Le classement paraît dans Frontiers in Bird Science, signé Nadine Kalb et Christoph Randler. Le dernier de la liste est l’effraie des clochers (Tyto alba), 1,32 sur 5, loin derrière le merle (Turdus merula).
Ce que 84 personnes ont vraiment écouté
Le protocole tient en quelques lignes. Chaque juge entend des extraits de 15 secondes, présentés un par un dans un ordre aléatoire, sans jamais savoir quelle espèce chante, et peut les réécouter autant de fois qu’il veut avant de poser sa note de 1 à 5.
Les enregistrements sortent tous du même disque de référence, Die Stimmen der Vögel Europas (Bergmann et coll., 2020) : des espèces européennes, pas un échantillon mondial. Mis bout à bout, le corpus entier de la beauté aviaire pèse 30 minutes et 45 secondes de bande-son.
Les juges ne sont pas des ornithologues : 22 hommes, 61 femmes et une personne d’un autre genre, 33,9 ans de moyenne d’âge, recrutés par la liste de diffusion de l’université. Le niveau de compétence en ornithologie n’a d’ailleurs pas déplacé les notes (F = 1,46 ; p = 0,201).
L’écart entre le premier et le dernier est le vrai résultat de ce classement, et le graphique ci-dessous le pose à nu.

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3,20 points séparent le merle de l’effraie, soit 80 % de toute l’amplitude utile d’une échelle qui va de 1 à 5. La moyenne des 123 espèces, elle, s’établit à 3,13.
La recette d’un chant qu’on trouve beau
L’équipe a mesuré neuf paramètres acoustiques sur chaque enregistrement, puis cherché lesquels prédisent la note. Trois d’entre eux, plus la complexité du chant, expliquent près de la moitié de la variation observée (R² = 0,468).
| Paramètre mesuré | Sens qui augmente la note |
|---|---|
| Complexité (nombre de types d’éléments) | Plus élevée |
| Fréquence basse et fréquence de pic | Plus hautes |
| Fréquence haute | Plus basse |
| Largeur de bande (90 %) | Plus étroite |
| Amplitude | Plus faible |
Le détail des fréquences compte plus que le résumé « des aigus, c’est joli ». Les auteurs relèvent que la bande 2,4 à 5,5 kHz, celle où l’oreille humaine est la plus sensible, est justement perçue comme désagréable : le chant gagnant monte, mais évite ce couloir. La bioacoustique réserve d’autres surprises dans ces bandes de fréquences, jusqu’à une chenille qui entend par les poils de son thorax.

« On n’a pas besoin d’être un passionné d’oiseaux pour trouver leurs sons beaux », résume Nadine Kalb dans le communiqué de Frontiers. Son hypothèse : ces paramètres signaleraient à notre cerveau un environnement sûr et reposant. Les notes d’agrément sont d’ailleurs corrélées au potentiel réparateur attribué aux chants (rho = 0,542 ; p = 0,011).
Le vainqueur, lui, n’a rien d’exotique pour un lecteur français. Le merle noir est « l’une des espèces les plus communes de France » et sa répartition y est « relativement uniforme, il est présent partout, même en ville », indique la fiche de la LPO. Le mâle chante de février-mars à juillet, à l’aube et au crépuscule.
Le dernier du classement niche aussi chez nous : l’effraie des clochers se reproduit sur presque tout le territoire, Alpes, Pyrénées et Massif central exceptés, et son cri est « un long chuintement sonore ». Soit l’exact contraire de la recette gagnante. Pour savoir lequel des deux passe sous vos fenêtres, un micro et un modèle libre suffisent à reconnaître les chants chez soi.
Les auteurs posent eux-mêmes la limite de leur palmarès : leurs résultats « représentent les notes d’un seul contexte culturel », des adultes allemands écoutant des oiseaux d’Allemagne. Ils demandent aussi de lire l’amplitude avec prudence, le disque source n’ayant probablement pas suivi de protocole d’enregistrement standardisé.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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