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Vous avez sans doute entendu qu’après 90 ans le plus dur est passé. Le suivi américain LifeAfter90, publié en août 2026 dans The Lancet Healthy Longevity, mesure l’inverse : chez plus de 800 personnes d’âge médian 92 ans, sans démence au moment de leur inscription, la maladie continue d’apparaître.
Les participants sont membres de l’assureur Kaiser Permanente et sont examinés tous les six mois depuis 2018, comme le détaille UC Davis Health. Pour certains d’entre eux, les dossiers de santé remontent aux années 1960 : les chercheurs relient ce que leur tension affichait à 65 ans à ce que leur mémoire fait à 92.
Ce que l’étude mesure, et ce qu’elle ne mesure pas
Une incidence compte les nouveaux cas apparus dans un groupe sur une période donnée. Elle ne prédit rien pour une personne en particulier et ne fournit aucun protocole de prévention. C’est la limite à garder en tête avant de lire les écarts qui suivent.
La tranche des 90 ans et plus reste peu décrite dans la littérature, alors qu’elle grossit. En France, l’Insee comptait 7 686 000 personnes de 75 ans ou plus au 1er janvier 2026, dont 4 541 000 femmes. Ce sont elles et eux qui formeront les nonagénaires des quinze prochaines années.
Trois écarts ressortent. Les femmes de 90 ans et plus ont environ deux fois le risque de démence des hommes. Les participants noirs affichent un risque supérieur de 75 % à celui des participants asiatiques, dans les catégories que la cohorte américaine utilise, et les participants noirs et hispaniques ont des taux d’incidence nettement plus élevés que les blancs et les asiatiques.

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Un seul écart tire le risque vers le bas, et il est génétique. Le doublement observé chez les femmes, lui, ne dit pas pourquoi il existe. Il s’ajoute à un déséquilibre déjà documenté du côté de l’aide, où l’OMS attribue aux femmes 70 % des heures d’accompagnement des personnes vivant avec une démence.
APOE2 protège encore, APOE4 change de comportement
Les porteurs du variant APOE2 ont un risque de démence inférieur de 60 %, et cet effet protecteur reste fort au delà de 90 ans. C’est le résultat le plus net de l’analyse.
APOE4, le variant habituellement associé au risque, ne se comporte plus pareil à cet âge. Sur l’ensemble de la population étudiée, il n’augmente pas substantiellement l’incidence de démence ; chez les participants noirs, il double à peu près le risque, et son effet diffère entre hommes et femmes après 90 ans. AAP avait déjà examiné la solidité réelle des gènes protecteurs.
Certains participants cumulaient hypertension et cholestérol élevé dans leurs 60 et 70 ans et sont restés cognitivement en bonne santé des décennies plus tard. Les chercheurs veulent maintenant identifier ce qui les a protégés, dans l’espoir de reproduire un jour ce mécanisme. Le suivi est financé par l’Institut national américain du vieillissement (subventions R01AG056519 et P30AG072972).

Ce que ça déplace pour une famille en France
Environ 616 diagnostics d’Alzheimer par jour en France (225 000 par an selon l’Inserm) : le suivi américain LifeAfter90, publié en août 2026, montre que le risque de démence ne s’éteint pas après 90 ans. Selon nos calculs, ce rythme quotidien correspond au total annuel de l’Inserm ramené à 365 jours.
Le même institut recense 1 à 1,2 million de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en France, avec 15 femmes pour 10 hommes parmi les malades et une fréquence qui atteint 23 % de la population à 80 ans. À l’échelle mondiale, l’OMS comptait 57 millions de personnes vivant avec une démence en 2021, pour près de 10 millions de nouveaux cas par an.
L’étude reste américaine et ses catégories de population ne se transposent pas au cadre statistique français ; sa parution d’août 2026 la place aussi hors de l’actualité chaude. AAP avait tenu la même nuance de lecture sur l’étude zona et démence, où une association mesurée ne valait pas promesse individuelle.
Ce que ce travail retire concrètement d’une conversation de fratrie, c’est l’argument « à son âge, si ce n’est pas arrivé, ça n’arrivera plus ». « On ne peut pas simplement supposer que quelqu’un d’un groupe à risque qui atteint 90 ans sans démence est tiré d’affaire », résume Rachel Whitmer, citée par UC Davis Health. D’ici 2100, environ 230 millions de personnes de 90 ans ou plus pourraient être en vie dans le monde.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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