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Sommaire
Récit
On croyait ce nid introuvable, sauf qu’une équipe canadienne l’a repéré cet été dans la canopée de Haida Gwaii. C’est le premier nid de guillemot marbré documenté sur cet archipel de Colombie-Britannique depuis plus de trente ans, le deuxième jamais confirmé sur place.
Sonya Pastran, doctorante à l’Université de la Colombie-Britannique, l’a raconté le 18 août 2026 dans The Conversation, repris par UBC News. Sa thèse, menée avec le Conseil de la Nation haïda, relie l’océan où l’oiseau pêche et la vieille forêt où il pond.
En bref
- Un nid documenté pour environ 8 400 oiseaux : deux nids seulement jamais confirmés à Haida Gwaii.
- Premier nid retrouvé sur l’archipel depuis trente ans, à plus de 20 kilomètres de la côte.
- Dix oiseaux balisés à Néedan Gawée, dont trois repartaient vers les terres ; départ à 2 heures du matin.
- Espèce menacée au Canada depuis 1990, population régionale estimée entre 8 500 et 25 000 oiseaux.
Dix balises, trois pistes, un départ à 2 heures
La recherche commence en mer, de nuit. L’équipe repère les oiseaux au projecteur depuis un pneumatique, les capture à l’épuisette et leur pose sur le dos une balise GPS conçue pour tomber à la mue.
Dix guillemots marbrés ont été équipés à Néedan Gawée (Naden Harbour), au nord de l’archipel. Trois sont revenus vers des points situés dans les terres, en grappes serrées, signe d’une nidification. Deux affûts à l’aube n’ont rien donné : restait le troisième site, à plus de 20 kilomètres du lieu de capture.
Les réveils ont sonné à 2 heures du matin. Après un mauvais virage, l’équipe a fini en petites foulées à travers forêt ancienne, tourbières et salal, et rejoint son poste quelques minutes avant l’aube. Une silhouette est sortie des arbres.
Un oiseau marin qui pond à 20 kilomètres de la mer
Le guillemot marbré a la taille d’un merle et vit en mer. Contrairement aux autres oiseaux marins, il ne niche ni en falaise ni sur un îlot : au printemps, il gagne les forêts anciennes, parfois à plus de 80 kilomètres des côtes, et dépose un œuf unique sur une large branche moussue.
Selon la stratégie de rétablissement publiée en 2023 par Environnement et Changement climatique Canada, l’espèce niche en couples solitaires, sur de grosses branches de conifères d’au moins 30 mètres, en forêt ancienne et à moins de 50 kilomètres de l’océan. Ces sites y sont dits « cryptiques » et très difficiles à localiser.

Deux nids pour un archipel entier
Ce nid ne dit pas que l’oiseau est rare ici, il dit que ses nids échappent aux observateurs. Le même document estime la population régionale entre 8 500 et 25 000 individus, point médian 16 750, et la population canadienne à 99 100 oiseaux.
Selon nos calculs, les deux seuls nids jamais confirmés à Haida Gwaii représentent un nid documenté pour environ 8 400 guillemots marbrés de l’archipel, au point médian de 16 750 individus retenu par Environnement et Changement climatique Canada en 2023, quand la France dénombre environ 1 000 couples nicheurs d’océanite tempête sur ses côtes. L’habitat de ponte reste donc très largement non localisé.
Les pressions sont documentées : la perte de forêts anciennes en Colombie-Britannique a réduit l’habitat de ponte, et les conditions océaniques pèsent sur les poissons dont l’espèce se nourrit. Quatre nombres résument le terrain.

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Dix balises et une nuit écourtée ont produit un nid, le deuxième connu de l’archipel.
En France, l’oiseau qu’on ne voit pas non plus
Nos côtes ont leur oiseau marin invisible. L’océanite tempête est « exclusivement nocturne et niche toujours à l’abri dans des cavités naturelles », rappelle le Parc naturel marin d’Iroise, qui en dénombre quelque 800 couples sur le seul archipel de Molène.
La différence tient au support de ponte : nos colonies tiennent sur des îlots accessibles en bateau, quand le guillemot marbré pond sur une branche que rien ne signale depuis le sol.
Le baromètre de la LPO décrit une avifaune où les espèces se multiplient pendant que les effectifs baissent, et les webcams de rapaces montrent des nids dont on connaît l’adresse. À Haida Gwaii, il aura fallu trente ans et dix balises pour en localiser un.
Questions courantes
Pourquoi ce nid est-il si difficile à trouver ?
Le guillemot marbré niche seul, haut sur une branche moussue d’un conifère de forêt ancienne, parfois à des dizaines de kilomètres de la mer, et ne vole vers les terres qu’à l’aube et au crépuscule.
Combien de nids connaît-on à Haida Gwaii ?
Deux au total : celui de cet été et un autre, confirmé il y a plus de trente ans.
Le guillemot marbré est-il menacé ?
Oui, au titre de la loi canadienne sur les espèces en péril depuis 1990. La population canadienne est estimée à environ 99 100 oiseaux, dont 8 500 à 25 000 à Haida Gwaii.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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