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Grâce à son solaire, combien de milliards de dollars d'importations de pétrole et de gaz le Pakistan avait-il évités au début de 2026 ?
La réponse :
Le chiffre
Voici ce que change une pénurie d’électricité quand personne n’attend l’État : au Pakistan, le courant produit sur les toits couvre désormais près d’un cinquième de la consommation nationale, sans plan public, panneau par panneau. Le déclencheur n’a rien d’un slogan vert. Des factures qui flambent, un réseau qui lâche, et des modules chinois devenus si bon marché qu’un ménage a fini par les acheter lui-même. En France, la même bascule avance plus lentement, mais elle avance.
20% de l’électricité du Pakistan, née sur les toits
Le chiffre vient d’une revue de données menée par le Guardian à partir de plusieurs centres de recherche, dont le think tank pakistanais Renewables First : le solaire distribué pèse maintenant environ un cinquième de l’offre électrique du pays. Pour une population de plus de 150 millions d’habitants, c’est un renversement que peu de politiques publiques ont su produire aussi vite.
Panneaux importés de Chine, 20212,5 GW
En 202416,6 GW
Unité : gigawatts de modules solaires importés. Période : 2021 à 2024. Limite : les importations mesurent les achats, pas la capacité réellement raccordée au réseau.
Ces achats disent l’ampleur du mouvement. Selon le centre climat Ember, le Pakistan a fait venir environ 17 GW de panneaux en 2024, plus du double de l’année précédente, ce qui en fait le troisième acheteur mondial de modules chinois. Les analystes estiment qu’environ 15 GW ont été installés dans l’année, à comparer à une pointe de demande nationale d’à peine 30 GW.

Une part énorme de la consommation d’un pays entier, portée par des décisions individuelles, en trois ans à peine.
Comment un pays sans plan solaire a basculé
La mécanique tient en deux ressorts simples. D’abord le prix : la surproduction chinoise a fait fondre le coût des modules pendant une décennie, jusqu’à rendre l’achat direct plus rentable que des factures de réseau. Ensuite la panne : après l’invasion de l’Ukraine, les contrats de gaz se sont effondrés et les coupures se sont multipliées, poussant les foyers qui le pouvaient à s’équiper.
Le calcul est devenu imparable au début de 2026. En diversifiant vers le solaire, le pays a évité l’équivalent de 12 milliards de dollars d’importations de pétrole et de gaz, alors qu’il consacre encore près de 10 % de son PIB à ses achats d’énergies fossiles. Quand les États-Unis ont frappé l’Iran et propulsé le baril au-dessus de 100 dollars, les toits déjà équipés ont amorti le choc.
Et chez nous, une montée plus discrète
La France ne vit pas de pénurie, mais elle connaît sa propre poussée. À la fin du deuxième trimestre 2025, l’observatoire d’Enedis comptait 777 025 installations photovoltaïques en autoconsommation individuelle raccordées à son réseau, soit 235 041 de plus qu’un an plus tôt, une hausse de 44 %.

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La comparaison a ses limites : un ménage pakistanais s’équipe pour ne plus subir les coupures, un foyer français pour lisser sa facture. Mais le moteur est le même, un prix du panneau qui a cessé d’être un obstacle. La question qui se pose ici rejoint celle que nous posions à propos de l’hydrogène vert : les meilleures ressources ne sont pas toujours là où on les attend.

Le cas pakistanais restera un cas d’école pour une raison précise : il montre qu’un basculement énergétique peut venir d’en bas, foyer par foyer, plus vite qu’un décret. Reste la face fragile du modèle, le soir venu, quand le soleil tombe et que le réseau, lui, doit encore suivre.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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