Homme âgé tenant un palonnier de ski nautique au bord d'un lac ensoleillé

À 94 ans, il devient le plus vieux skieur nautique du monde

À 94 ans et 318 jours, un Néo-Zélandais est devenu le plus vieux skieur nautique du monde. Il glisse depuis 1955 et n'a aucune intention de raccrocher.

Sommaire
  1. En bref
  2. Soixante et onze ans sur la même eau
  3. La salle l'hiver, l'eau l'été
  4. Ce que dit la recherche sur le sport à un grand âge
  5. Questions courantes

Récit

Le lac Kereta, au nord d’Auckland, un matin d’été austral. Un homme de 94 ans cale ses pieds dans ses skis nautiques, saisit le palonnier et attend que la corde se tende. Le moteur monte en régime, l’eau file sous lui, et il se relève sur ses skis comme il le fait chaque été depuis 1955.

Cet homme s’appelle Bryan Murray, il vit en Nouvelle-Zélande, et il vient d’entrer dans le grand livre des records. À 94 ans et 318 jours, il a été homologué par le Guinness World Records comme le plus vieux skieur nautique homme au monde, un titre validé en avril sur ce même lac. Ce qui nous arrête, ce n’est pas la ligne dans le registre. C’est le chiffre caché derrière : soixante et onze ans de glisse sur la même eau, sans jamais raccrocher les skis.

En bref

  • 94 ans et 318 jours : l’âge auquel Bryan Murray a été homologué plus vieux skieur nautique (homme) par le Guinness World Records, record validé en avril 2026.
  • Il skie depuis 1955, soit plus de soixante-dix ans de pratique continue.
  • Il est arrière-grand-père : deux enfants, six petits-enfants et dix arrière-petits-enfants.
  • En France, à 65 ans, un homme peut espérer vivre encore 10,5 ans sans incapacité (DREES, 2024).

Soixante et onze ans sur la même eau

Tout a commencé par un moteur bricolé sur une barque. En 1955, un ami de Bryan Murray installe un moteur sur son petit bateau en fibre de verre. Un autre ami, engagé dans l’armée de l’air néo-zélandaise, avait vu quelqu’un skier sur l’eau à Singapour et rapporte une paire de skis. Ils décident d’essayer, sans se douter de rien.

Le déclic, lui, vient plus tard. « Je n’y avais pas vraiment pensé au départ, mais en vieillissant c’est devenu un défi, et j’ai tellement aimé ça que j’ai simplement continué », raconte-t-il au Guinness World Records. La famille suit, les tournois s’enchaînent aux quatre coins du pays. Vers 30 ans, il court déjà en compétition, en slalom, en figures et en saut, dans les catégories par âge.

Skis nautiques et corde de traction posés sur un ponton en bois au bord d'un lac
Sur le ponton, avant la glisse. Image générée par IA.

Il ne se raconte pas d’histoire sur son niveau. « Je n’ai jamais atteint un haut niveau technique, mais j’étais juste assez bon pour continuer à gagner dans les tournois par tranche d’âge », reconnaît-il. La souplesse des jeunes skieurs d’aujourd’hui lui manque, dit-il. La régularité, elle, ne l’a jamais quitté.

La salle l’hiver, l’eau l’été

Sa recette n’a rien de spectaculaire. L’été, il profite du lac à son rythme. L’hiver, il pousse la fonte en salle, juste ce qu’il faut pour retrouver l’eau dès les beaux jours. Un cycle simple, tenu saison après saison, décennie après décennie.

Il résume tout cela d’une phrase qu’il aime citer, et qui explique sans doute mieux que tout pourquoi il tient encore le palonnier : « On ne s’arrête pas parce qu’on est trop vieux. On devient vieux parce qu’on arrête d’être actif. » Ceux qui le croisent lui disent qu’il est une source d’inspiration. Cela le pousse à continuer, confie-t-il, à l’idée d’ouvrir la voie à d’autres.

Ce que dit la recherche sur le sport à un grand âge

Derrière le sourire du record, il y a un message que la santé publique répète depuis des années. En France, l’Inserm rappelle qu’après 65 ans, toute activité physique est bénéfique pour la santé, même démarrée tard et même à petite dose. Les repères officiels pour les seniors tiennent en peu de mots : environ 30 minutes d’activité modérée par jour, cinq jours par semaine, complétées par un peu de renforcement musculaire. Rien qui ressemble à un exploit.

Les chiffres suivent. Selon la DREES, un homme de 65 ans pouvait espérer, en 2024, vivre encore 10,5 ans sans incapacité, une femme 11,8 ans, et cet indicateur a gagné près de deux ans depuis 2008. Rester actif ne rallonge pas seulement la vie : cela repousse le moment où le corps commence à lâcher.

Trois chiffres racontent cette trajectoire mieux qu’un long discours.

Trois repères : âge homologué du record, durée de pratique et recommandation d'activité pour les seniors en France
Graphique Actu Alt Plus. Sources : Guinness World Records, ameli.fr.
Reprendre ce graphique

Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :

D’un côté un âge record, de l’autre sept décennies de glisse et une recommandation de santé à portée de tous. L’écart entre le performeur et le repère ordinaire est plus mince qu’on ne le croit.

Reste la leçon la plus discrète de cette histoire. Le record finira par être battu, un jour. Mais l’idée qu’il a mise en mouvement sur un lac néo-zélandais tient dans un geste que chacun peut copier : ne pas s’asseoir. Cette façon de refuser le décrochage rejoint ce que vivent d’autres seniors restés dans le coup.

Silhouette lointaine d'un skieur nautique traçant un sillage sur un lac ensoleillé
Un sillage sur l’eau, chaque été. Image générée par IA.

Alors il retournera sur l’eau l’été prochain, palonnier en main. Non pour le grand livre, mais pour le plaisir de se relever sur ses skis, encore.

Questions courantes

Qui est le plus vieux skieur nautique du monde ?
Bryan Murray, un Néo-Zélandais homologué par le Guinness World Records à 94 ans et 318 jours, en avril 2026, sur le lac Kereta près d’Auckland.

Depuis quand skie-t-il ?
Depuis 1955, soit plus de soixante-dix ans. Il a commencé après qu’un ami eut installé un moteur sur une barque en fibre de verre.

Comment tient-il la forme à cet âge ?
Il glisse chaque été et s’entretient en salle l’hiver, juste ce qu’il faut pour rester en forme pour son sport favori.

Le sport est-il vraiment utile à un grand âge ?
Oui. L’Inserm rappelle qu’après 65 ans, toute activité physique est bénéfique, même modeste, pour la santé et l’autonomie.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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« Clara » est la voix éditoriale d’Actu Alt Plus pour les Histoires humaines : récits incarnés, attention aux personnes, initiatives locales et solidarités souvent invisibles.

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