Un homme d'âge mûr en plein cri, bouche grande ouverte, sur fond de studio sombre

Un Australien crie « Now » à 122,4 décibels et devient l’homme le plus bruyant du monde, plus fort qu’une tronçonneuse

À Canberra, un crieur public de 58 ans a hurlé un seul mot à 122,4 décibels et battu un record vieux de 32 ans. Ce que pèse vraiment ce chiffre dans votre quotidien tient en quelques repères.

Sommaire
  1. En bref
  2. Un seul mot, sept essais, deux jours sans voix
  3. Pourquoi le record a mis 32 ans à tomber
  4. Ce que valent vraiment 122 décibels
  5. Le repère que la France a fixé pour vos oreilles
  6. Questions courantes

Dans un studio de radio de Canberra, un matin de mai, un homme de 58 ans a pris son souffle et lâché un seul mot, « now ». Le sonomètre a affiché 122,4 décibels, et Joseph McGrail-Bateup est devenu officiellement, selon Guinness World Records, l’homme au cri le plus puissant jamais mesuré. Ce chiffre n’a rien d’anodin : 122,4 dB, c’est au-delà du seuil où, en France, l’oreille d’un salarié ne doit jamais aller, même protégée. Tout le sel de l’histoire tient dans cet écart, entre un exploit cocasse et un repère que nous croisons sans le voir.

En bref

  • Le record, 122,4 dB, dépasse de plus de 35 décibels la valeur limite à l’oreille fixée au travail en France (87 dB(A)), un repère que peu de dépêches ont posé.
  • Joseph McGrail-Bateup, crieur public de Canberra, a battu un repère vieux de 32 ans, détenu depuis 1994 par l’enseignante nord-irlandaise Annalisa Flanagan (121,7 dB).
  • Au-dessus de 120 dB, on est au niveau d’une tronçonneuse, d’une sirène d’ambulance toute proche ou d’un avion au décollage.
  • Il lui a fallu sept essais pour produire le cri homologué, et sa voix a disparu pendant deux jours.

Un seul mot, sept essais, deux jours sans voix

L’exploit s’est joué sur une syllabe. McGrail-Bateup, 58 ans, n’a crié qu’un mot, « now », mais il a fallu sept tentatives pour décrocher la mesure record, et sa voix est restée éteinte deux jours durant. « Il n’y a pas vraiment moyen de s’entraîner », a-t-il confié à l’Associated Press, repris par plusieurs médias américains : on garde tout pour le jour J. Le cri a été capté début mai dans un studio, devant témoins et avec un ingénieur du son, avant l’homologation confirmée fin juin.

Le personnage ajoute au piquant. Dans la vie, cet habitant de la capitale australienne nettoie des climatiseurs. Il est aussi, depuis 2017, le crieur public honoraire de Canberra, ce rôle d’annonceur de rue hérité d’une époque sans journaux, qu’il endosse lors de fêtes et de remises de prix sous le titre de « Lord Joseph ».

Un sonomètre professionnel sur trépied dans un studio aux panneaux acoustiques
Le cri a été mesuré en studio, devant témoins et avec un ingénieur du son.

Sa voix n’avait pourtant rien d’une évidence : Guinness rapporte qu’il se décrivait enfant comme plutôt silencieux, avant de découvrir son don pour capter l’attention.

Pourquoi le record a mis 32 ans à tomber

Le précédent repère tenait depuis 1994. Il était signé Annalisa Flanagan, une enseignante d’Irlande du Nord qui avait hurlé le mot « quiet » à 121,7 décibels. Trente-deux ans plus tard, McGrail-Bateup ne l’a battu que de sept dixièmes de décibel, un écart minuscule qui dit la difficulté de l’épreuve.

Car gagner du décibel coûte très cher en énergie. L’échelle des décibels est logarithmique : chaque tranche de 3 dB correspond grosso modo à un doublement de la puissance sonore. Passer de 121,7 à 122,4 dB n’est donc pas une broutille, c’est repousser une limite physiologique que le corps humain atteint à peine. Élégant détail, le record le plus fort revient désormais à un homme, mais Flanagan reste créditée comme la femme la plus bruyante, et l’intéressé a tenu à le rappeler lui-même.

Ce que valent vraiment 122 décibels

Pour saisir l’exploit, il faut sortir le chiffre de son contexte d’anecdote. Au-delà de 120 décibels, nous ne sommes plus dans le registre du bruit fort mais dans celui du bruit dangereux : c’est, selon les comparaisons reprises par la presse internationale, l’ordre de grandeur d’une tronçonneuse en pleine action, d’une sirène d’ambulance à quelques mètres ou d’un avion au décollage. Le seuil de la douleur auditive se situe justement vers 120 à 130 dB.

Échelle des décibels : conversation 60 dB, limite à l'oreille au travail en France 87 dB(A), concert 110 dB, tronçonneuse 120 dB, record du cri humain 122,4 dB
Graphique Actu Alt Plus. Sources : INRS (seuils bruit au travail) et Guinness World Records (record 122,4 dB).
Reprendre ce graphique

Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :

Mis sur la même échelle, l’écart saute aux yeux. Une conversation tient autour de 60 dB, un concert frôle les 110, et le cri record, lui, dépasse tout ce que nous croisons d’ordinaire. La performance vocale d’un seul homme, sans amplification, atteint le niveau d’une machine thermique.

Le repère que la France a fixé pour vos oreilles

C’est là que l’histoire vous concerne, même très loin de Canberra. Le droit français encadre précisément le bruit au travail, et ses seuils racontent autant que le record. Selon la réglementation détaillée par l’INRS, dès 80 dB(A) de moyenne sur une journée, un salarié peut demander un examen de l’audition ; à 85 dB(A), le port de protections devient obligatoire ; et la valeur limite à l’oreille, protections comprises, ne doit jamais dépasser 87 dB(A).

Autrement dit, le cri homologué culmine plus de 35 décibels au-dessus de cette limite réglementaire. Sur une échelle logarithmique, l’écart est colossal : ce qu’un crieur a produit le temps d’une syllabe, aucun employeur n’a le droit de le laisser subir durablement à un travailleur. Le record amuse, mais il éclaire au passage un chiffre que des millions de salariés exposés, du BTP à l’industrie, côtoient sans toujours le connaître.

Un travailleur portant un casque antibruit sur un chantier flouté en arrière-plan
Au travail, la France fixe à 87 dB(A) la limite à l’oreille, record très au-dessus.

Reste l’image qui colle à la peau : un homme qui se disait timide, devenu le plus bruyant de la planète sur un mot de trois lettres. La prochaine fois que vous hausserez la voix pour couvrir le brouhaha d’un dîner, souvenez-vous qu’il existe un plafond, et qu’un crieur australien vient d’en repousser la frontière connue.

Questions courantes

Quel est le nouveau record du cri humain le plus fort ?
122,4 décibels, atteints par l’Australien Joseph McGrail-Bateup en criant le mot « now ». Le record a été homologué par Guinness World Records en juin 2026.

Quel record a-t-il battu ?
Celui de l’enseignante nord-irlandaise Annalisa Flanagan, qui avait crié « quiet » à 121,7 décibels en 1994. Le repère tenait donc depuis 32 ans.

122 décibels, c’est dangereux ?
Oui. Au-delà de 120 dB, on atteint le niveau d’une tronçonneuse ou d’un avion au décollage, et le seuil de la douleur auditive se situe vers 120 à 130 dB.

Quels sont les seuils de bruit au travail en France ?
Selon l’INRS, l’examen de l’audition peut être demandé dès 80 dB(A) sur la journée, les protections deviennent obligatoires à 85 dB(A), et la valeur limite à l’oreille est de 87 dB(A).

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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