
Sommaire
Si vous avez ouvert ChatGPT au moins une fois cette année, vous faites désormais partie de la moitié du pays, pas de la minorité curieuse. Le Baromètre du numérique 2026, l’enquête de référence sur les usages, vient de poser le chiffre : 48 % des Français déclarent utiliser l’IA générative, contre 20 % deux ans plus tôt. En vingt-cinq ans d’existence du baromètre, aucune autre technologie numérique ne s’était diffusée aussi vite. Concrètement, cela veut dire que la question n’est plus de savoir si l’IA va entrer dans le quotidien, mais qui reste, pour l’instant, à la porte.
En bref
- L’IA générative a atteint 48 % d’usagers en deux ans, là où la connexion internet à domicile avait mis cinq ans et le smartphone trois, selon le Baromètre du numérique 2026 du Crédoc.
- L’adoption est passée de 20 % en 2023 à 48 % aujourd’hui, soit 28 points en deux ans.
- Fracture nette par âge : 85 % des 18-24 ans contre seulement 15 % des 70 ans et plus.
- ChatGPT domine très largement : 79 % des usagers y ont recours, devant Gemini (31 %) et Le Chat de Mistral (14 %).
Une vitesse que ni le smartphone ni internet n’avaient connue
Le chiffre brut, 48 %, impressionne moins que sa trajectoire. L’IA générative, ce sont ces outils qui produisent du texte, des images ou du code à partir d’une simple consigne écrite, ChatGPT en tête. En 2023, un Français sur cinq disait s’en servir. Aujourd’hui, c’est près d’un sur deux. Pour situer ce rythme, le Crédoc, qui réalise l’enquête pour l’Arcep, l’Arcom, le CGE et l’ANCT, le compare aux grandes vagues numériques précédentes. La connexion internet à domicile avait mis cinq ans pour atteindre un niveau d’adoption comparable. Le smartphone, trois ans. L’IA générative, environ deux. Sur vingt-cinq ans de mesure, rien n’avait progressé à cette allure.

Reprendre ce graphique
Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
Ce qui change cette fois, c’est aussi la porte d’entrée. Ordinateurs et téléphones professionnels se sont d’abord installés au bureau avant de gagner la maison. L’IA, elle, s’est diffusée par le privé : 42 % de la population l’utilise dans un cadre personnel, contre 30 % des actifs au travail. Et l’initiative vient surtout des usagers eux-mêmes, puisque 64 % disent avoir décidé seuls de s’y mettre.

Qui reste à la porte, et pourquoi
Derrière la moyenne de 48 % se cache la vraie histoire de ce baromètre : une fracture qui se creuse à mesure que la technologie se banalise. Chez les 18-24 ans, 85 % utilisent l’IA générative. Chez les 70 ans et plus, à peine 15 %. L’écart entre ces deux âges atteint 70 points, contre 55 points seulement deux ans plus tôt. Les cadres et professions intellectuelles supérieures (76 %), les indépendants (77 %) et les diplômés du supérieur sont nettement devant, quand les moins diplômés et les plus âgés restent en retrait. La technologie se diffuse vite, mais pas pour tout le monde au même moment.
Les raisons de ne pas s’y mettre, le Crédoc les a recueillies. Pour 28 % des non-usagers, le premier frein est l’habitude : ils se débrouillent très bien avec les moteurs de recherche classiques et ne voient pas l’intérêt de changer. Vient ensuite le sentiment de ne pas savoir s’y prendre, cité par 26 %, particulièrement marqué chez les plus de 70 ans (31 %) et les non-diplômés. Enfin, 19 % renoncent par crainte pour leurs données personnelles. Ces freins-là ne se lèvent pas avec une nouvelle version plus puissante : ils tiennent à la confiance et à l’accompagnement, pas à la prouesse technique.
À quoi ça sert, vraiment, au quotidien
Reste l’usage concret, car la moitié des Français ne s’est pas mise à l’IA pour la regarder fonctionner. L’emploi le plus répandu est la recherche d’information : 73 % des usagers s’en servent au moins une fois par mois pour poser une question, dont 21 % chaque jour. Suit l’aide à la rédaction, à la traduction et à la correction de textes (58 %), puis la génération d’idées (57 %). L’aide aux devoirs, elle, explose chez les plus jeunes : 73 % des 18-24 ans et 68 % des 12-17 ans y recourent, ce qui pose, sans surprise, de sérieuses questions à l’école. Côté outils, ChatGPT règne presque sans partage avec 79 % des usagers, devant Gemini de Google (31 %) et l’assistant français Le Chat de Mistral (14 %), ce dernier ayant un écho particulier chez les 60-69 ans. La moitié des utilisateurs jonglent d’ailleurs entre au moins deux services. Et seuls 19 % paient pour un accès, le plus souvent des profils pionniers, jeunes et diplômés.

La diffusion n’efface pas la méfiance pour autant : 52 % des Français se disent prudents face à l’IA, même si la confiance gagne 5 points en un an. Surtout, 64 % des usagers déclarent vérifier systématiquement ce que l’outil leur répond, un réflexe sain quand on sait que ces modèles se trompent avec aplomb. Si vous vous demandiez si vous étiez en retard, la réponse du baromètre est plutôt rassurante : la moitié du pays apprend en même temps que vous, et le bon usage commence justement par garder la main.
Questions courantes
Combien de Français utilisent l’IA générative ?
48 % de la population déclare s’en servir en 2025, contre 20 % en 2023, selon le Baromètre du numérique 2026 réalisé par le Crédoc auprès de 4 145 personnes.
Pourquoi parle-t-on d’adoption record ?
En vingt-cinq ans de baromètre, aucune technologie ne s’était diffusée aussi vite. L’IA a atteint en deux ans un niveau que la connexion internet avait mis cinq ans à atteindre, et le smartphone trois ans.
Qui utilise le moins l’IA générative ?
Les personnes âgées et les moins diplômées. Seuls 15 % des 70 ans et plus s’en servent, contre 85 % des 18-24 ans, un écart de 70 points qui se creuse d’année en année.
Quel outil d’IA est le plus utilisé en France ?
ChatGPT, et de loin : 79 % des usagers y ont recours, devant Gemini de Google (31 %) et Le Chat de Mistral (14 %).
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Grève easyJet : un préavis sans aucune date, et une loi qui ne prévient les passagers que 24 heures avant - 2
L’Odyssée de Nolan en IMAX 70 mm : la seule salle de France est à Montpellier - 3
Musées gratuits le premier dimanche du mois : la règle et les pièges - 4
Conseillers numériques : le budget passe de 40 à 14 millions d’euros, et les démarches bloquent toujours - 5
600e de Taratata : ce que France 2 a rediffusé jeudi soir avait été tourné dix mois plus tôt
Nos dossiers
- France486
- Santé208
- Science207
- Prévention195
- Culture184
- Consommation178
- Biodiversité171
- IA149
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

