
Sommaire
Si vous avez le sentiment de livrer une bataille quotidienne autour de la tablette, vous n’êtes pas seul, et le chiffre le confirme. Dans le baromètre des familles 2026 de l’UNAF, la gestion des écrans arrive en tête des difficultés parentales, citée par 49 % des parents. Pour la première fois, une étude nationale met ce malaise diffus sur la table, devant les relations entre enfants, l’autorité et même l’argent. Une donnée qui en dit autant sur nos enfants que sur l’épuisement des adultes.
En bref
- 49 % des parents citent la gestion des écrans comme leur principale difficulté éducative, en tête du classement.
- Elle devance les relations entre enfants (34 %), les questions d’autorité (30 %) et l’argent (29 %).
- L’enquête a été menée par OpinionWay pour l’UNAF du 29 janvier au 19 février 2026 auprès de 2 583 parents.
- L’Australie a choisi la loi : depuis le 10 décembre 2025, les réseaux sociaux y sont interdits aux moins de 16 ans.
Le constat ne vient pas d’un sondage express. Le baromètre est réalisé chaque année par l’institut OpinionWay pour l’Union nationale des associations familiales, et l’édition 2026 a interrogé 2 583 parents d’au moins un enfant de moins de 20 ans, du 29 janvier au 19 février, sur un échantillon redressé pour être représentatif. Cinq thèmes y sont passés au crible, dont les difficultés éducatives. C’est là que les écrans s’imposent, nettement détachés du reste.

Un classement qui dit l’angoisse du moment
Le plus parlant n’est pas tant le 49 % que l’écart qu’il creuse. Vingt points séparent la gestion des écrans des questions d’argent (29 %), alors même que le pouvoir d’achat domine par ailleurs toutes les autres réponses de l’enquête. Autrement dit, dans une période où les familles se serrent la ceinture, ce sont quand même les écrans qui hantent le plus les parents quand ils pensent à l’éducation au sens strict.

Reprendre ce graphique
Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
Lecture du graphique : la gestion des écrans (49 %) devance d’une bonne tête les relations avec les autres enfants (34 %), l’autorité (30 %) et l’argent (29 %). Un parent sur deux place donc l’écran tout en haut de sa liste de soucis, là où ces préoccupations étaient encore dispersées les années précédentes.
Pourquoi maintenant ? Parce que l’exposition commence tôt et grandit avec l’enfant. Santé publique France, dans son étude Enabee sur le temps d’écran des 3 à 11 ans, décrit un usage précoce, quotidien et marqué par les inégalités sociales. Quand l’écran s’installe dès la maternelle et se densifie à chaque anniversaire, la question n’est plus de savoir s’il faut en parler, mais comment tenir une limite sans que chaque soir tourne au bras de fer. Nous avions d’ailleurs détaillé trois gestes simples à poser en famille quand l’inquiétude monte le soir, sans culpabiliser personne.
D’autres pays ont tranché autrement
Face à la même inquiétude, certains États ont sorti la loi plutôt que le conseil. L’Australie est allée le plus loin : depuis le 10 décembre 2025, en application de l’Online Safety Amendment voté en 2024, les grandes plateformes (Facebook, Instagram, TikTok, Snapchat, YouTube, X) doivent empêcher les moins de 16 ans d’ouvrir ou de garder un compte. La charge pèse sur les entreprises, pas sur les familles : aucune sanction pour un enfant ou ses parents, mais des amendes pouvant atteindre 49,5 millions de dollars australiens pour les plateformes qui ne jouent pas le jeu. Le régulateur, l’eSafety Commissioner, a indiqué que des millions de comptes de mineurs avaient été fermés dès l’entrée en vigueur.

La France, elle, n’a pas franchi ce pas. Le message officiel reste celui de l’accompagnement et des repères par âge, à charge pour chaque foyer de poser ses règles. Ce qui ressort du baromètre, c’est précisément la solitude de cette charge : 49 % de parents qui, chacun dans leur salon, mènent la même négociation sans filet collectif. Le chiffre ne dit pas que les écrans sont un poison. Il dit qu’on a laissé les familles seules face à un objet que personne ne maîtrise vraiment.
Questions courantes
Quel pourcentage de parents cite les écrans comme première difficulté ?
49 % des parents interrogés placent la gestion des écrans en tête de leurs difficultés éducatives, devant les relations entre enfants (34 %), l’autorité (30 %) et l’argent (29 %), selon le baromètre des familles 2026 de l’UNAF.
Qui a réalisé cette étude et auprès de combien de personnes ?
L’enquête a été menée par l’institut OpinionWay pour l’UNAF, du 29 janvier au 19 février 2026, auprès d’un échantillon représentatif de 2 583 parents ayant au moins un enfant de moins de 20 ans.
Les écrans sont-ils vraiment le premier souci des familles ?
Côté éducation, oui : c’est la difficulté la plus citée. Le pouvoir d’achat reste la grande préoccupation transversale du baromètre, avec 53 % de parents estimant ne pas avoir les moyens de préparer l’avenir de leur enfant, mais les écrans dominent le classement des difficultés proprement éducatives.
Comment d’autres pays ont-ils réagi ?
L’Australie a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans depuis le 10 décembre 2025, en faisant peser l’obligation sur les plateformes, sous peine d’amendes. La France a privilégié l’information et les repères par âge plutôt qu’une interdiction légale.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Grève easyJet : un préavis sans aucune date, et une loi qui ne prévient les passagers que 24 heures avant - 2
L’Odyssée de Nolan en IMAX 70 mm : la seule salle de France est à Montpellier - 3
Musées gratuits le premier dimanche du mois : la règle et les pièges - 4
Conseillers numériques : le budget passe de 40 à 14 millions d’euros, et les démarches bloquent toujours - 5
600e de Taratata : ce que France 2 a rediffusé jeudi soir avait été tourné dix mois plus tôt
Nos dossiers
- France486
- Santé208
- Science207
- Prévention195
- Culture184
- Consommation178
- Biodiversité171
- IA149
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

