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Publié le 11 juin 2026 · Mis à jour le 13 juin 2026 à 14h36
On connaît enfin leurs noms. Le 9 juin 2026, la NASA a dévoilé l’équipage d’Artemis III, la mission censée ramener des humains autour de la Lune : Randy Bresnik aux commandes, l’Européen Luca Parmitano comme pilote, Frank Rubio et Andre Douglas comme spécialistes de mission, a annoncé l’agence américaine. Dans la foulée, la NASA a aussi esquissé ce à quoi ressemblera l’étape d’après : une véritable base lunaire. Mis bout à bout, ces deux récits dessinent une question simple : qu’est-ce que cela veut dire, concrètement, retourner vivre sur la Lune ?

Cinquante-six ans après le dernier pas
Pour mesurer l’événement, il faut remonter le temps. Le dernier être humain à avoir foulé la Lune, Eugene Cernan, en est reparti en décembre 1972, avec la mission Apollo 17. Depuis, douze hommes au total y ont marché, tous entre 1969 et 1972, et plus personne. Une génération entière n’a connu la Lune habitée qu’en archives.
Artemis III ne posera pas encore de bottes sur le sol lunaire : la mission doit d’abord tester, en orbite, les manœuvres d’amarrage avec les atterrisseurs développés par SpaceX et Blue Origin. Le vrai alunissage, le premier depuis Cernan, est prévu pour Artemis IV en 2028. Soit cinquante-six ans après le précédent. Entre les deux, l’humanité aura su envoyer des robots partout dans le système solaire, mais aura déserté son propre satellite.
Le calendrier d’un retour, jalon par jalon
Mis sur une frise, le programme se lit d’un coup d’œil, et l’on voit à quel point l’écart avec Apollo est vertigineux.

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La frise dit l’essentiel : entre le dernier pas d’Apollo et le prochain alunissage, il se sera écoulé cinquante-six ans, soit plus qu’une carrière entière sans aucun humain sur la Lune.
| Équipage d’Artemis III | Rôle | Précision |
|---|---|---|
| Randy Bresnik | commandant | vétéran de la NASA |
| Luca Parmitano | pilote | astronaute de l’ESA (Italie) |
| Frank Rubio | spécialiste de mission | record US de durée (371 jours) |
| Andre Douglas | spécialiste de mission | 1er vol, ex-Johns Hopkins APL |
| Bob Hines | doublure | s’entraîne avec l’équipage |
Une base, pas un drapeau
C’est la grande différence avec les années 1960. Apollo plantait un drapeau et repartait. Artemis veut s’installer. Fin mai, la NASA a présenté les contours d’une base près du pôle sud lunaire, là où des cratères abritent de la glace d’eau : environ un milliard de dollars confiés à quatre entreprises, une feuille de route en trois phases, des habitats reliés entre eux, des rovers et des drones, pour viser une présence permanente vers 2036, détaille TechTimes. L’idée n’est plus de visiter la Lune, mais d’y habiter, d’y produire son eau et son carburant, et d’en faire un tremplin vers Mars.
Ce changement d’échelle a une raison très terrestre : la concurrence. L’agence spatiale chinoise vise officiellement un alunissage habité avant 2030, puis sa propre base scientifique vers le milieu des années 2030. Pour la première fois depuis la guerre froide, deux puissances courent en même temps vers le même rocher.

Et l’Europe, et la France, dans tout ça ?
On l’oublie souvent : l’Europe n’est pas spectatrice. Le pilote d’Artemis III, Luca Parmitano, est un astronaute italien de l’Agence spatiale européenne. Surtout, sans l’Europe, le vaisseau Orion ne décollerait pas : c’est l’ESA qui fournit le module de service européen, la partie qui propulse, alimente en énergie et fait respirer l’équipage, assemblée à Brême par l’industrie européenne. En échange de cette pièce maîtresse, l’Europe a obtenu des sièges pour ses astronautes sur de futures missions lunaires.
La France y a toute sa place. L’astronaute française Sophie Adenot, sélectionnée par l’ESA en 2022, fait partie du vivier où se piocheront les prochains marcheurs lunaires européens. Le pays qui a appris à observer le ciel, jusqu’à l’occultation de Vénus par la Lune le 17 juin, pourrait donc, dans la décennie, avoir l’un des siens là-haut. La même NASA qui prépare cette base est aussi celle qui s’apprête à traquer 100 000 mondes lointains avec le télescope Roman : exploration habitée et robotique avancent désormais de front.
En bref
Qui compose l’équipage d’Artemis III ?
Randy Bresnik (commandant), Luca Parmitano (pilote, astronaute de l’ESA), Frank Rubio et Andre Douglas (spécialistes de mission), avec Bob Hines en doublure.
Quand des humains remarcheront-ils sur la Lune ?
Pas avec Artemis III, qui restera en orbite pour des essais. Le premier alunissage habité depuis 1972 est visé pour Artemis IV, en 2028.
À quoi ressemblera la base lunaire ?
Un réseau d’habitats près du pôle sud, avec rovers et drones, environ 1 milliard de dollars sur quatre entreprises, pour une présence permanente visée vers 2036.
Quel est le rôle de l’Europe et de la France ?
L’ESA fournit le module de service du vaisseau Orion et place ses astronautes, dont l’Italien Luca Parmitano ; la Française Sophie Adenot fait partie du corps susceptible de voler vers la Lune.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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