
Publié le 3 juin 2026 · Mis à jour le 4 juin 2026 à 18h27
Notre Soleil n’a pas toujours habité ce coin tranquille de la Voie lactée. Beaucoup d’indices le situent, à sa naissance, bien plus près du centre, dans une foule serrée d’étoiles anciennes où la lumière se bouscule. C’est précisément ce vieux quartier galactique que le télescope spatial Nancy Grace Roman va aller scruter, avec une ambition vertigineuse : y compter les planètes par dizaines de milliers.
Le chiffre donne le tournis. Selon la NASA, l’instrument pourrait repérer environ 100 000 exoplanètes par la méthode du transit, et plus de mille autres par microlentille gravitationnelle. À lui seul, son grand relevé du bulbe galactique observera quelque 100 millions d’étoiles, dans des régions presque jamais explorées, jusqu’à l’autre côté de la galaxie.

Deux techniques, deux talents complémentaires. Le transit repère la légère baisse de lumière quand une planète passe devant son étoile : il excelle sur les grosses planètes très chaudes, collées à leur soleil. La microlentille, elle, voit ce que les autres ratent, des mondes très éloignés de leur étoile, parfois des systèmes qui ressemblent au nôtre, grâce à un tour de passe-passe de la gravité qui amplifie brièvement la lumière d’une étoile d’arrière-plan. De quoi compléter le tableau dressé par d’autres traques, comme celle des vents magnétiques d’exoplanètes brûlantes.
Côté calendrier, tout est calé. Achevé fin 2025, Roman doit décoller le 30 août 2026 vers son poste d’observation, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Là, à l’abri des lumières parasites, il balaiera le ciel avec un champ de vue bien plus large que Hubble, transformant la chasse aux exoplanètes en véritable recensement de masse. La mission est pilotée par le centre Goddard de la NASA.
Roman n’est d’ailleurs pas qu’un chasseur de planètes. Pensé comme un instrument à très grand champ, il doit aussi cartographier la matière noire et l’énergie noire, ces composantes invisibles qui sculptent l’Univers. Tout son secret tient dans ce champ de vue : là où Hubble vise une petite fenêtre du ciel, Roman embrasse une zone des centaines de fois plus large à netteté comparable. C’est ce qui lui permet d’observer des millions d’étoiles d’un seul regard, et donc de chasser les planètes en masse plutôt qu’une à une.

Reste l’idée qui fait rêver : parmi ces 100 000 mondes, combien ressembleront à la Terre, dans le berceau même d’où notre Soleil serait parti ? Roman ne répondra pas du jour au lendemain, mais il va, d’un coup, agrandir énormément la carte, et avec elle le champ des questions, des galaxies voisines qu’on voit se déformer jusqu’aux planètes du vieux centre galactique.
En bref
Combien d’exoplanètes le télescope Roman pourrait-il trouver ?
Environ 100 000 par la méthode du transit, et plus de mille par microlentille gravitationnelle.
Où regarde-t-il ?
Vers le bulbe central de la Voie lactée, une région très dense où notre Soleil serait né, et jusqu’à l’autre côté de la galaxie.
Quand est prévu le lancement ?
Le 30 août 2026, vers un poste d’observation à 1,5 million de kilomètres de la Terre.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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