![]()
Devinez avant de lire
Combien de bactéries vivent en moyenne sur une zone de peau grande comme la gomme d’un crayon ?
La réponse :
Le chiffre
On croyait la Lune stérile, sauf que la NASA vient d’y modéliser la survie de cinq micro-organismes terrestres. Publiée le 19 août 2026 dans la revue Science Advances, l’étude porte sur trois zones d’ombre du pôle sud lunaire et sur une question concrète : que deviennent les microbes qu’un équipage humain transporte forcément avec lui ?
Le point de départ n’est pas spatial, il est cutané. Les êtres humains portent en moyenne un million de bactéries sur chaque zone de peau grande comme la gomme d’un crayon. C’est ce qu’on appelle le microbiome cutané : l’ensemble des micro-organismes qui vivent en permanence à la surface du corps.
1 millionde bactéries par zone de peau grande comme une gomme de crayon (NASA, 19 août 2026)
Rapporté à un objet du portefeuille, ce million change d’allure. Selon nos calculs, une zone de peau grande comme une carte Vitale porte environ 120 millions de bactéries, à partir du million par zone grande comme une gomme de crayon retenu par la NASA le 19 août 2026. La méthode tient en une division : 46,2 cm² pour une carte Vitale (format ISO 7810) contre 0,38 cm² pour une gomme assimilée à un disque de 7 millimètres de diamètre, soit un rapport de 120.
Ce que « survivre » veut dire dans cette étude
Le mot ne signifie pas ce qu’on lui prête spontanément. Dans ce travail, un microbe survit s’il reste vivant au moins un jour terrestre, ce qui ne veut pas dire qu’il peut croître et se reproduire, précise la note de la NASA. Aucune colonie lunaire n’est annoncée : ce qui est modélisé, c’est une persistance.
Les cinq micro-organismes ont été retenus pour leur résistance déjà connue en vol spatial : Aspergillus niger, Bacillus subtilis, Staphylococcus aureus, Deinococcus radiodurans et plusieurs espèces de Fusarium. Le premier est un champignon des endroits chauds et humides, salles de bains et systèmes de ventilation en tête. C’est aussi le plus résistant aux ultraviolets des cinq, selon le compte rendu de ScienceDaily.

Reprendre ce graphique ou citer ce chiffre
Citez ce chiffre en mentionnant Actu Alt Plus :
Ou réutilisez ce graphique librement sur votre site, attribution incluse :
Côte à côte, l’écart saute aux yeux : la carte du portefeuille porte 120 fois plus de bactéries que le bout de gomme.
| Repère | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Micro-organismes modélisés | 5 | NASA |
| Régions simulées | Nobile Rim, Connecting Ridge, De Gerlache Rim | NASA |
| Durée retenue pour « survivre » | au moins 1 jour terrestre | NASA |
| Peau grande comme une gomme | 1 million de bactéries | NASA |
| Peau grande comme une carte Vitale | environ 120 millions | notre calcul |
Reste la géographie. L’axe de rotation de la Lune est très peu incliné, si bien que le Soleil vu des pôles semble raser l’horizon : crêtes, montagnes et même petites bosses projettent des poches d’ombre qui restent froides et préservent l’eau. Les trois régions simulées viennent de cartes d’altitude et de température.
Peau grande comme une gomme1 million
Peau grande comme une carte Vitale120 millions
Unité : bactéries par surface de peau (moyenne NASA, 19 août 2026). Méthode : 46,2 / 0,38 = 120, appliqué au million de départ. Limite : la gomme n’a aucune dimension normalisée, les 7 mm sont une hypothèse ; et ces comptages se lisent en unités formant colonie, le nombre de micro-organismes capables de se multiplier sur une boîte de culture, jamais le total des cellules présentes.
Pourquoi on ne peut pas stériliser un équipage
La réponse tient à une température. La NASA cuit souvent ses engins robotiques au-dessus de 400 degrés Fahrenheit, soit plus de 204 °C, pour réduire le nombre d’organismes vivants à bord. Le procédé est inapplicable à un être humain.

L’enjeu n’est pas sanitaire, il est analytique. Sans repère de ce qui se trouvait au pôle sud avant nous, impossible de dire si une trace organique appartient à la Lune ou au bagage biologique de l’équipage.
« Nous devons comprendre ce qui était là avant nous, parce que quand nous irons sur Mars chercher des signes de vie au-delà de notre planète, nous voudrons être sûrs que ce n’est pas ce que nous avons apporté », résume Andrew Needham, spécialiste du contrôle de la contamination à la NASA.
Série AAP
AAP mesurait, le 15 mai 2026, qu’une cuillère de terreau de balcon peut abriter plus de micro-organismes que la planète ne compte d’humains. Même métrique aujourd’hui, mais sur une peau qui voyage. Cette Lune-là, AAP l’avait déjà approchée par un cratère de Falcon 9.
Les auteurs proposent de retourner la contrainte : faute de pouvoir stériliser les équipages, ils suggèrent d’utiliser la Lune comme laboratoire naturel pour tester les limites réelles de la survie microbienne, à condition d’établir d’abord une ligne de base des contaminants apportés par l’homme. Cette ligne de base n’a de sens que si elle est prise avant les premiers pas.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Taratata 600 : la date d’enregistrement et celle de diffusion - 2
Résultat du Super Loto du 18 septembre : 13 millions gagnés - 3
Steam Frame, 72 heures pour acheter après le tirage au sort - 4
Nouveau félin : le tilcayo, premier chat décrit depuis un siècle - 5
Résultats des évaluations nationales 2026, dès le 21 septembre
Nos dossiers
- France395
- Science272
- Culture193
- Consommation173
- Patrimoine165
- IA162
- Santé publique161
- Sport159
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

