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Un sol couvert d’alvéoles régulières, à perte de vue, comme une ruche posée à plat : l’image diffusée le 29 juillet 2026 par le Jet Propulsion Laboratory arrête le regard, sauf que chaque cellule mesure 4 à 8 centimètres à peine. Curiosity a saisi ce champ de fractures polygonales les 19 et 20 juin 2026, aux sols 4 930 et 4 931 de sa mission, dans une vallée baptisée Valle Grande.
À retenir
- Des fractures polygonales de 4 à 8 cm, restituées dans un panorama à 360 degrés pris les 19 et 20 juin 2026.
- Le champ s’étend dans toutes les directions, aussi loin que le rover peut voir, jusqu’au pied d’une butte surnommée Miraflores (environ 6 mètres de haut).
- La mission avait déjà croisé de petites plaques de ces motifs, mais rien à cette échelle, écrit la NASA.
- Origine non tranchée : l’équipe a mesuré les formes et la chimie, et espère que les données contiennent la réponse.
Ce que l’agence avance tient en une liste de processus possibles, pas en une conclusion. Le communiqué cite « des cycles de températures chaudes et froides » ou « une compression qui a chassé l’eau du sédiment quand la surface a été enfouie ». Les polygones déjà rencontrés ailleurs par le rover étaient lus comme des fentes de dessiccation, ces craquelures que laisse une boue en séchant. Ici, rien n’est arbitré, et personne au JPL ne prétend l’inverse : Ashwin Vasavada, responsable scientifique de la mission, dit seulement que « cette mer de polygones nous a coupé le souffle ».
Les dimensions publiées le sont en pouces, 1,5 à 3, que nous avons convertis en 4 à 8 centimètres : l’ordre de grandeur d’une main d’enfant posée sur le sol. Space.com, qui a retenu le cliché comme photo du jour le 5 août, résume l’état des lieux sans détour : les scientifiques ont des théories, l’origine « reste un mystère ».
Pourquoi ça compte
Parce qu’une texture, ici, fait office d’archive. Si ces alvéoles se sont formées par circulation d’eau dans le sédiment, elles datent et localisent un épisode humide, à hauteur de roue de rover, sur une planète qui a perdu son eau de surface. Si elles viennent surtout de cycles thermiques, elles racontent un climat, pas une nappe. Les deux pistes restent ouvertes, et ce sont les mesures de juin qui les départageront, pas la photo. Vous regardez donc un jeu de données déjà collecté dont personne ne connaît encore la lecture : c’est plus rare, et plus intéressant, qu’une réponse toute faite. Nous avions tenu la même prudence devant la quasi-lune de la Terre et devant les Perséides 2026.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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