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Au cinquième relais du mont Fuji, ce mois de juillet, une barrière coupe la route aux marcheurs qui n’ont pas réservé. Pour franchir le portique et monter au sommet, il faut désormais montrer un QR code, avoir versé 4 000 yens (environ 24 euros) et faire partie des 4 000 grimpeurs autorisés ce jour-là. En recoupant les dispositifs de quatre sites mythiques, du Fuji aux Calanques, nous avons mesuré l’ampleur du mouvement : un même réflexe relie aujourd’hui le Japon, l’Italie et la France, celui de rationner l’accès pour ne pas s’effondrer sous le nombre.
En bref
- En croisant quatre hauts lieux, du Japon à la Bretagne, nous comptons des quotas allant de 400 à 4 700 visiteurs par jour selon la fragilité du site.
- Le mont Fuji impose un droit d’accès de 4 000 yens (environ 24 euros) et un plafond de 4 000 grimpeurs quotidiens sur le sentier de Yoshida.
- Kyoto multiplie par dix sa taxe de séjour la plus haute, jusqu’à 10 000 yens la nuit dès mars 2026.
- En France, la régulation est déjà là : 400 places par jour à la calanque de Sugiton, réservation gratuite et obligatoire.
Au Japon, payer et réserver pour toucher le sommet
Le Fuji n’est plus un sommet qu’on attaque sur un coup de tête. Depuis l’été 2025, les quatre grands sentiers d’ascension prélèvent chacun 4 000 yens par personne, une somme qui finance la sécurité, la gestion des foules et la protection du milieu. Sur le sentier de Yoshida, le plus fréquenté, la préfecture de Yamanashi double la mesure d’un plafond de 4 000 marcheurs par jour et d’un portique fermé de 14 heures à 3 heures du matin, comme le détaille le dispositif officiel de Yamanashi.

La logique dépasse le seul volcan. À Kyoto, la ville révise sa taxe de séjour à partir du 1er mars 2026 et porte son palier le plus élevé à 10 000 yens la nuit pour les chambres les plus chères, soit dix fois le tarif actuel, selon l’office de tourisme de Kyoto. L’argument est le même partout : faire contribuer le visiteur pour entretenir des lieux que le tourisme de masse use plus vite qu’il ne les nourrit.
Le réflexe gagne l’Europe
L’Italie a montré la voie côté villes. Venise facture désormais une contribution d’accès aux visiteurs d’un jour, 5 euros en réservant tôt et 10 euros à la dernière minute, appliquée sur 60 jours en 2026 contre 54 en 2025, d’après la communication de la contribution d’accès. La cité des Doges teste ainsi l’idée la plus radicale : faire payer pour entrer, tout simplement.

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Quand on aligne ces dispositifs, ce n’est pas le montant qui frappe le plus, c’est le quota. Le nombre de visiteurs admis chaque jour devient l’outil de pilotage central, calibré sur la fragilité réelle du site, d’une poignée de centaines à plusieurs milliers.
La France régule déjà, sans toujours le dire
Inutile de chercher loin pour trouver des sites français qui rationnent. À Marseille, la calanque de Sugiton, dans le Parc national des Calanques, limite l’accès à 400 personnes par jour pendant l’été, sur réservation gratuite et obligatoire, pour soigner une érosion liée à des pointes de fréquentation observées à 2 500 visiteurs quotidiens, comme l’explique le Parc national des Calanques.
En Bretagne, l’île de Bréhat applique un plafond de 4 700 visiteurs par jour en semaine, du 28 juillet au 22 août, après avoir vu débarquer plus de 6 000 personnes certains jours d’été. Le maire avait résumé l’esprit du dispositif en une formule reprise par la presse spécialisée : mieux accueillir, pas davantage. Deux échelles, une même idée que celle du Fuji.

Reste la question qui fâche, celle que ces compteurs posent en creux : faut-il payer ou réserver pour mériter un paysage ? Le mouvement, lui, ne ressemble pas à une mode passagère. Du volcan japonais aux criques marseillaises, le ticket d’entrée devient le prix discret d’une nature qu’on a trop aimée pour la laisser libre d’accès. Et votre prochaine baignade sauvage tient peut-être déjà, sans que vous le sachiez, à un créneau réservé trois jours plus tôt.
Questions courantes
Combien coûte l’ascension du mont Fuji en 2026 ?
Chaque sentier d’ascension prélève 4 000 yens par personne, soit environ 24 euros. Sur le sentier de Yoshida s’ajoute un quota de 4 000 grimpeurs par jour et une réservation avec QR code.
Quels sites français limitent le nombre de visiteurs ?
La calanque de Sugiton, près de Marseille, plafonne à 400 personnes par jour l’été sur réservation gratuite. L’île de Bréhat, en Bretagne, limite à 4 700 visiteurs par jour en semaine durant l’été.
Faut-il payer pour entrer dans Venise ?
Oui, certains jours. Venise applique une contribution d’accès de 5 euros pour les visiteurs d’un jour, 10 euros en réservant tardivement, sur 60 jours en 2026.
Pourquoi ces sites rationnent-ils leurs visiteurs ?
Pour limiter l’érosion, financer l’entretien et la sécurité, et préserver des lieux fragiles que le tourisme de masse dégrade plus vite qu’il ne les entretient.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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