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Dimanche soir, 7 juin 2026, des résidents de l’est de Vancouver trouvent un grand félin inconnu tapi sous leur terrasse. La police arrive, les agents de conservation aussi. Ce n’est pas un lynx, ni un animal errant du zoo local. C’est un serval africain adulte, environ trois fois plus grand qu’un chat domestique, qui feule parmi les décorations de fête stockées sous le porche.
En bref
- Le 7 juin 2026 au soir, des résidents de l’est de Vancouver ont trouvé sous leur terrasse un serval africain adulte, un félin environ trois fois plus grand qu’un chat domestique, rendu le soir même à ses propriétaires.
- Depuis le 1er mai 2026, la Colombie-Britannique interdit l’acquisition et l’importation de tout félin exotique, les propriétaires actuels ayant jusqu’au 1er mai 2027 pour obtenir un permis de détention à vie.
- En France, détenir un serval reste possible mais exige un certificat de capacité et une autorisation préfectorale d’ouverture d’établissement, conditions identiques à celles d’un zoo.
- L’opération Interpol Thunder 2025, menée dans 134 pays, a saisi près de 30 000 animaux vivants ; le trafic mondial d’animaux sauvages est estimé à 17 milliards d’euros par an.
Le Vancouver Police Department (VPD) a publié la vidéo et un commentaire qui dit tout : « Rappel amical : si votre animal s’échappe, prévenez vos voisins. La nuit dernière, quelqu’un a trouvé un serval sous sa terrasse. Ce n’est pas une faute de frappe. Un serval africain adulte, environ 3 fois plus grand qu’un chat ordinaire. » L’animal a été rendu à ses propriétaires. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Une interdiction toute fraîche, des permis jusqu’en 2027
Depuis le 1er mai 2026, la Colombie-Britannique interdit l’acquisition et l’importation de tout félin exotique, servals, caracals, ocelots et autres. Les propriétaires actuels ont jusqu’au 1er mai 2027 pour déposer une demande de permis leur permettant de garder leur animal jusqu’à la fin de sa vie naturelle. Aucun nouveau félin exotique ne pourra entrer dans la province après cette date.
La case légale dans laquelle se trouve le propriétaire du serval de Vancouver illustre bien la difficulté de ces transitions : l’animal est là depuis avant la loi, il ne peut pas être remis dans la nature (les servals nés en captivité n’ont pas les compétences pour survivre en Afrique subsaharienne), et son propriétaire doit maintenant justifier d’un permis pour continuer à le détenir. Le serval du porche n’était pas un animal abandonné, juste un fuyard dont la maison a les murs d’un appartement ordinaire de Vancouver.
Ce genre de scène se reproduit partout dans le monde. L’opération internationale Thunder 2025, coordonnée par Interpol dans 134 pays, a permis de saisir près de 30 000 animaux vivants, dont de nombreux félins exotiques, et d’identifier 1 100 suspects. Le trafic d’animaux sauvages est estimé à 17 milliards d’euros à l’échelle mondiale. La frontière entre le détenteur légal avec permis et le passeur sans scrupules est, dans les faits, difficile à tracer.

Un serval sous une terrasse à Vancouver : l’anecdote aurait pu rester un fait divers. Elle tombe au moment exact où la Colombie-Britannique vient d’interdire tout nouvel achat de félidé exotique, plaçant son propriétaire dans une zone grise juridique qui illustre les difficultés concrètes de ces transitions réglementaires.
| Pays / région | Réglementation serval en 2026 | Condition principale |
|---|---|---|
| Colombie-Britannique (Canada) | Interdiction d’acquisition depuis le 1er mai 2026 | Permis de rétention jusqu’au 1er mai 2027 pour détenteurs existants |
| France | Détention soumise à autorisation | Certificat de capacité + autorisation préfectorale (arrêté octobre 2018) |
| 134 pays (Opération Thunder 2025) | Saisie coordonnée par Interpol | Près de 30 000 animaux vivants saisis, 1 100 suspects identifiés |
Et en France, un serval est-il légal ?
La question se pose souvent autour des chats hybrides Savannah (croisements serval-chat domestique), dont certains exemplaires de première génération ressemblent beaucoup à un serval et peuvent peser jusqu’à 9 kg. En France, détenir un serval pur est encadré par l’arrêté du 8 octobre 2018 sur les animaux dangereux : il faut à la fois un certificat de capacité (formation théorique et pratique auprès des services préfectoraux) et une autorisation préfectorale d’ouverture d’établissement. Les conditions sont les mêmes que pour un zoo ou un parc animalier à petite échelle. Sans ces deux documents, détenir un serval est illégal et passible de poursuites.
La loi française n’interdit pas formellement la possession de servals, contrairement à la nouvelle règle britannique-colombienne, mais elle la rend accessible à très peu de particuliers en pratique. Les associations de protection animale militent depuis des années pour une interdiction totale, en faisant valoir que les félins sauvages, même nés en captivité, conservent des comportements imprévisibles et des besoins impossibles à satisfaire dans un appartement ou une maison ordinaire.
Ce que le serval de Vancouver a apporté, sans le savoir, c’est une conversation que la province repoussait depuis longtemps. La loi du 1er mai en est l’aboutissement. Pour l’animal, c’est un problème moins philosophique : il a juste trouvé une terrasse plus fraîche que son logement habituel, et il a feulé quand on l’a dérangé. Comportement parfaitement normal pour un serval, et parfaitement déroutant pour des voisins qui attendaient peut-être un chat de gouttière.
Questions courantes
Qu’est-ce qu’un serval ?
Un félin sauvage africain, environ 3 fois plus grand qu’un chat domestique, pesant 8 à 18 kg. Doté de longues pattes et de grandes oreilles, il chasse naturellement en savane. Les servals en captivité sont nés d’élevage ; ils ne peuvent pas être relâchés dans la nature.
Pourquoi la Colombie-Britannique a-t-elle interdit les félins exotiques ?
Depuis le 1er mai 2026, plus aucun félin exotique ne peut être acheté ou importé dans la province. Les propriétaires actuels ont jusqu’au 1er mai 2027 pour obtenir un permis de détention pour la durée de vie de l’animal.
Peut-on légalement avoir un serval en France ?
Oui, mais à des conditions très strictes : certificat de capacité et autorisation préfectorale d’ouverture d’établissement. En pratique, très peu de particuliers remplissent ces conditions.
Que risque-t-on à détenir un serval illégalement en France ?
Des poursuites pénales pour détention illégale d’animal dangereux, pouvant aller jusqu’à la confiscation de l’animal et une amende. La réglementation est identique à celle des zoos privés.
Combien d’animaux sauvages sont saisis chaque année dans les opérations internationales ?
L’opération Thunder 2025 (Interpol, 134 pays) a saisi près de 30 000 animaux vivants. Le trafic mondial d’animaux sauvages est estimé à 17 milliards d’euros par an.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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