![]()
Flash
Atimonan, côte est de la province de Quezon : trente pythons réticulés quittent leurs caisses pour le sous-bois du paysage protégé de Quezon. Le ministère philippin de l’environnement a rendu à la forêt 58 animaux endémiques et natifs au terme de leur réhabilitation, une opération annoncée le 13 août 2026.
Le décompte espèce par espèce tient en cinq lignes : 30 pythons réticulés, 12 milans brahmanes, 6 varans, 6 serpentaires des Philippines et 4 aigles-autours des Philippines. Les rapaces pèsent donc 22 des 58 animaux, sortis pour partie du Biodiversity Management Bureau, pour partie du centre régional de sauvetage de la faune du DENR CALABARZON.
À retenir
- Un seul site de relâcher. Le paysage protégé de Quezon, à Atimonan, sur la côte est de Luçon.
- Les pythons font la moitié du lot. 30 individus sur 58, soit 52 % du contingent, loin devant les 12 milans brahmanes.
- L’origine des animaux n’est pas documentée. Le communiqué dit qu’ils ont suivi une réhabilitation, sans préciser saisie, remise volontaire ou sauvetage.
- Le rappel légal, lui, est explicite. Détenir un animal sauvage comme animal de compagnie est interdit sans permis par la loi philippine RA 9147, souligne le DENR à cette occasion.
Cette répartition dit quelque chose du travail réel de ces centres : sur ce lot, ce sont les serpents qui dominent, pas les espèces charismatiques.

Reprendre ce graphique
Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
Le flux d’animaux vers le DENR, lui, ne s’arrête pas à Atimonan. Six jours plus tard, la direction régionale de Luçon centrale récupérait cacatoès et pythons saisis chez des particuliers d’Angeles, du Bataan et de Zambales, au nom du même texte.
Qui répare la faune sauvage en France
La même chaîne existe chez nous et repose sur une centaine de centres de soins, très majoritairement associatifs et tenus par des bénévoles, qui recueillent plus de 100 000 animaux sauvages par an avec peu d’aide publique. Le réseau de la LPO, sept centres, en a accueilli 18 499 en 2024 et en a relâché 58 %.
Selon nos calculs, les 58 animaux rendus à la forêt d’Atimonan représentent deux jours de relâchers pour l’ensemble des centres de sauvegarde de la LPO, qui ont rendu à la nature environ 10 700 animaux en 2024.
Série AAP
Nous tenons ce compte depuis l’été : le 30 juillet 2026, AAP racontait 570 escargots des Desertas rendus à une île sans quai. Aujourd’hui, 58 animaux dans une forêt de Luçon.
Reste la question que le communiqué philippin laisse ouverte et que les centres français posent chaque été : combien de ces animaux n’auraient jamais dû être ramassés ? La LPO estime qu’un quart des bêtes qu’elle accueille n’étaient pas blessées et pouvaient rester dehors, là où un retour d’espèce se prépare, lui, sur des années.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Goûter et Tête Rousse fermés depuis le 11 août, sans réouverture - 2
Un caïman de 7 mètres régnait sur l’Amérique du Sud, ses morsures fossiles l’ont trahi - 3
Un vieux cheval a henni jusqu’à ce qu’on retrouve Cheyenne, tombée dans un trou à Alata - 4
Elle achète un nom de domaine pour rire : huit ans après, le département de la Guerre lui réclame des données - 5
Le Grand Crohot a rouvert lundi, sans sa piste cyclable ni son camping
Nos dossiers
- France503
- Science243
- Prévention216
- IA215
- Santé213
- Culture212
- Consommation202
- Biodiversité182
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

