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Publié le 25 mai 2026 · Mis à jour le 22 juin 2026 à 14h00
4,9 millions d’enfants sont morts avant leur cinquième anniversaire en 2024. À Genève et New York, le 18 mars 2026, ce chiffre a fixé le vrai niveau d’alerte mondial : la mortalité baisse encore depuis 2000, mais pas assez vite pour laisser croire que le seuil des 4 millions est déjà franchi.
Le communiqué commun OMS-Unicef parle d’un progrès ralenti, et l’Unicef France rappelle que 2,3 millions de ces décès concernent des nouveau-nés. La bonne nouvelle existe : le monde a divisé le risque par plus de deux depuis le début du siècle. La mauvaise, c’est que la pente se tasse.
Le seuil historique attend encore
Le rapport Levels & Trends in Child Mortality donne une image plus fine qu’auparavant : lieux, âges, causes, fragilités. Il ne raconte pas une victoire linéaire. Il montre au contraire que les décès évitables se concentrent quand les soins primaires, les vaccins, la nutrition et la naissance accompagnée par du personnel formé ne tiennent pas ensemble.
Catherine Russell, directrice générale de l’Unicef, met les mots les plus simples sur ce décalage : « Aucun enfant ne devrait mourir de maladies que nous savons prévenir ». Dans la même série de citations, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, insiste sur les familles en situation de conflit et de crise, où le risque de mourir avant 5 ans est près de trois fois plus élevé.

Afrique, Asie du Sud, conflits : la carte n’est pas plate
Le premier décrochage se lit en Afrique subsaharienne. Selon les données reprises par Le Parisien avec l’AFP, la région concentre 58 % des décès d’enfants de moins de 5 ans. Ce n’est pas seulement une affaire de revenu : conflits, accès aux centres de santé, moustiques, nutrition et climat se superposent.
Le deuxième point lourd se trouve en Asie du Sud, avec 25 % des décès. Là, beaucoup se jouent autour de la naissance : prématurité, complications pendant l’accouchement, infections néonatales. Le troisième décrochage traverse les pays fragiles ou touchés par des conflits. L’ONU ne cite pas un seul couloir de crise, mais une mécanique connue : quand la route, le dispensaire et la chaîne du froid cèdent, les enfants paient les premiers. — à lire aussi : En Afrique, protéger un site ne suffit plus : il faut aussi que l’argent reste au….
Dans le détail, le paludisme reste une cause majeure après le premier mois de vie. L’OMS et l’Unicef citent notamment le Niger, le Nigeria, la République démocratique du Congo et le Tchad parmi les pays où la maladie, les conflits et les chocs climatiques freinent la prévention. C’est là que l’argent humanitaire a le plus besoin de viser juste.

Le vaccin antipaludique change une partie du calcul
Le point encourageant vient du vaccin. Le 8 mai 2026, l’OMS a publié de nouvelles données sur le vaccin RTS,S contre le paludisme : dans les premiers pays africains qui l’ont proposé aux enfants, un décès d’enfant sur huit aurait été évité parmi les enfants éligibles sur quatre ans. Ce n’est pas une baguette magique, mais c’est un accélérateur solide. — à lire aussi : Au Royaume-Uni, la rue n’est pas devenue simple, mais la baisse réelle des violen….
L’OMS précise aussi que les vaccins RTS,S et R21 doivent s’ajouter aux moustiquaires, aux diagnostics et aux traitements. Le message est important pour les donateurs : les meilleurs résultats viennent d’un paquet complet, pas d’un produit isolé. Financer un vaccin sans soutenir les infirmiers, les frigos et les visites de suivi, c’est laisser la chaîne avec un maillon faible.
Pour un lecteur français qui veut comprendre où son don peut produire un effet, la réponse tient moins dans un pays symbole que dans une combinaison. Les programmes les plus utiles sont ceux qui protègent la naissance, les vaccins de routine, la nutrition et le paludisme au même endroit. Reuters, repris par Boursorama, a souligné la même alerte : les décès restent largement évitables avec des interventions peu coûteuses.
Un repère aide à éviter les raccourcis : l’argent humanitaire ne sauve pas seulement quand il finance un hôpital visible sur une photo. Il sauve aussi quand il paie le carburant d’une tournée de vaccination, la formation d’une sage-femme, une balance fiable ou un sachet de nutrition thérapeutique disponible au bon moment.
L’autre repère est plus rude : la baisse mondiale peut cohabiter avec une urgence locale. Un pays peut progresser sur vingt ans et rester dangereux pour un nourrisson né loin d’un centre de santé. C’est pourquoi les moyennes mondiales rassurent parfois trop vite. Les cartes de terrain, elles, parlent plus franchement.
Questions courantes
Le nombre de décès d’enfants est-il passé sous 4 millions ? Non. Les dernières estimations ONU-OMS-Unicef consultées indiquent 4,9 millions de décès avant 5 ans en 2024.
Où les besoins restent-ils les plus concentrés ? Les deux grandes zones sont l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud, avec un risque aggravé dans les pays fragiles ou en conflit.
Le vaccin contre le paludisme suffit-il à lui seul ? Non. L’OMS recommande de l’intégrer avec moustiquaires, diagnostic, traitement, vaccination de routine et suivi de santé primaire.
La prochaine marche ne se jouera pas dans un seul communiqué. Elle se jouera dans les centres de santé qui restent ouverts, les vaccins qui arrivent froids, les sages-femmes présentes la nuit et les moustiquaires accrochées avant la saison des pluies. C’est moins spectaculaire qu’un seuil rond. C’est précisément là que des vies se gagnent.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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