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Publié le 30 mars 2026 · Mis à jour le 8 mai 2026 à 16h03
Dans Bengaluru, Jancy B V ne s’est pas contentée de devenir conductrice d’auto-rickshaw. Comme le raconte The Better India, elle a ensuite commencé à former gratuitement d’autres femmes. C’est là que l’histoire devient plus forte que le simple portrait d’une pionnière. — à lire aussi : Le trajet qui change tout : quand un vélo, une navette ou un triporteur rendent e….
Le sujet accroche parce qu’il reste dans la rue. Il parle d’embrayage, de routes apprises, de revenus plus réguliers, de clientes rassurées et de présence féminine visible là où elle reste encore trop rare. Le même déplacement apparaît aussi dans le récit vidéo de The Better India consacré à Chanda Shukla : conduire devient un métier, puis une voie pour d’autres.
Le vrai basculement ne tient pas au volant seul, mais à ce qu’il rend transmissible
Quand une femme apprend à d’autres femmes à conduire un auto-rickshaw, elle ne transmet pas seulement une technique. Elle transmet un accès à la rue, à des horaires choisis, à un revenu et à une forme de présence publique. C’est ce que le Times of India décrivait aussi en mars : ces conductrices agissent comme des catalyseurs de transformation sociale bien au-delà de leur seule course.
Le point le plus intéressant est peut-être là : le véhicule n’est pas la fin du récit, c’est le support d’un métier duplicable. Tant que l’histoire reste celle d’une exception admirable, elle rassure et s’arrête. Dès qu’elle devient un chemin praticable pour plusieurs femmes, elle change d’épaisseur.

La rue s’ouvre, mais elle ne s’ouvre pas sans conditions
Les obstacles restent très matériels. À Bengaluru, le Times of India rappelait encore le manque de toilettes, d’espaces de pause sûrs et de soutien adapté pour les conductrices. Ce détail compte beaucoup : on ne tient pas dans ce métier seulement avec du courage, mais avec une ville un peu moins hostile.
Les initiatives publiques peuvent aussi peser. À Delhi, le lancement du programme Durga vise justement à faciliter l’entrée de femmes et de personnes transgenres dans la conduite de e-autos. Là encore, ce qui importe n’est pas un symbole. C’est la possibilité de rendre la trajectoire plus accessible et moins solitaire.

Ce que ces parcours rendent visible dans une ville ordinaire
Ces histoires ne sont pas sorties de nulle part. Des précédents plus anciens, comme celui raconté par The Better India à Muzaffarpur, montraient déjà que la conduite pouvait devenir un levier de revenu et d’autonomie. Ce qui change aujourd’hui, c’est la dimension de transmission : une femme conduit, puis en entraîne d’autres derrière elle. — à lire aussi : Quand des musées rendent enfin des objets pillés, ce n’est pas du symbole vide :….
Le plus fort n’est donc pas l’image de l’exploit individuel. C’est le fait qu’un autre trajet devienne visible dans la ville, au milieu du bruit, des clients et des arrêts ordinaires. Apprendre à conduire un auto-rickshaw peut alors cesser d’être une exception inspirante pour devenir une sortie de route plus concrète pour beaucoup d’autres femmes.
Questions courantes
Pourquoi ce sujet dépasse-t-il le simple portrait inspirant ? Parce qu’il montre comment une femme peut transformer un parcours individuel en voie d’accès concrète au métier pour d’autres.
Quels obstacles restent forts pour les conductrices d’auto-rickshaw ? Le manque d’infrastructures adaptées, de sécurité, de lieux de pause et parfois de soutien institutionnel rend encore le métier difficile à tenir.
Pourquoi la transmission entre femmes compte-t-elle autant ? Parce qu’elle transforme une réussite isolée en trajectoire plus praticable, avec apprentissage, confiance et repères partagés.
Article créé en collaboration avec l’IA.
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