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Samedi 4 juillet, le peloton s’élancera de Barcelone, et pas d’une ville française. Trois jours en Espagne, puis vingt et une étapes jusqu’au 26 juillet, et un final qui n’a plus rien d’une parade : la dernière étape grimpera trois fois la butte Montmartre avant les Champs-Élysées. Ce choix n’a rien d’un caprice. L’an dernier, ce même passage par Montmartre avait fait grimper l’arrivée parisienne à un pic de 8,7 millions de téléspectateurs sur France 2, selon les données Médiamétrie, du jamais-vu pour la Grande Boucle depuis vingt ans. Voilà pourquoi l’organisation remet ça.
En bref
- Le final par Montmartre a porté l’arrivée parisienne 2025 à un pic de 8,7 millions de téléspectateurs, record sur vingt ans, et a convaincu l’organisation de le reconduire.
- Le Tour 2026 part de Barcelone le 4 juillet, troisième Grand Départ en Espagne après San Sebastián (1992) et Bilbao (2023).
- 21 étapes, 3 333 km, du 4 au 26 juillet, avec une double ascension de l’Alpe d’Huez en fin de parcours.
- Accueillir un Grand Départ coûte à la ville hôte entre 3 et 6 millions d’euros, pour des retombées chiffrées bien supérieures.
Pourquoi le Tour part encore de l’étranger
Le Grand Départ hors de France n’est plus l’exception, c’est presque la règle. Barcelone devient la troisième ville espagnole à lancer la course, après San Sebastián en 1992 et Bilbao en 2023, comme le détaille la fiche de l’édition 2026. La première étape sera un contre-la-montre par équipes de 19,7 kilomètres dans les rues de Barcelone, un format qui revient sur le Tour pour la première fois depuis 2019.
Derrière le symbole, il y a un calcul. Accueillir un Grand Départ coûte cher à la ville hôte, entre 3 et 6 millions d’euros selon les estimations, et Bilbao avait poussé jusqu’à une douzaine de millions en 2023. En échange, la région basque avait chiffré ses retombées entre 25 et 30 millions d’euros. Pour une métropole, le pari est simple : payer le billet d’entrée pour quelques jours de vitrine mondiale, hôtels pleins, restaurants pris d’assaut et images de la ville diffusées sur des dizaines de chaînes. Le Grand Départ concentre à lui seul plusieurs centaines de milliers de spectateurs au bord des routes sur deux ou trois jours, un afflux que peu d’événements savent provoquer.

Le parcours, un crescendo voulu
Le tracé a été pensé pour faire durer le suspense. Après les trois jours espagnols, le peloton remonte par les Pyrénées, le Massif central, les Vosges, le Jura puis les Alpes, un enchaînement que le directeur Christian Prudhomme a résumé d’un mot, un Tour en crescendo. Cinq arrivées au sommet ponctuent l’itinéraire, dont une grande première au Plateau de Solaison.
Le morceau de bravoure tient en deux jours. Les 19e et 20e étapes grimpent toutes les deux jusqu’à l’Alpe d’Huez, ses vingt et un virages devenus légende du cyclisme. Une double ascension du même col mythique à deux jours d’intervalle, c’est l’idée qui restera de cette édition côté montagne.

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Ces repères donnent la colonne vertébrale de la course, de la côte catalane aux pavés parisiens. Reste le bouquet final, celui qui a tout changé l’an dernier.
Montmartre, le coup de génie populaire
La dernière étape, entre Thoiry et Paris sur 130 kilomètres, ne sera pas une simple parade vers les Champs-Élysées. Les coureurs graviront trois fois la côte de la Butte Montmartre, un raidillon pavé d’environ 1,1 kilomètre escaladé par la rue Lepic, avant de basculer vers l’avenue. Le mur grimpe jusqu’à 13 % par endroits, de quoi rebattre les cartes à quelques kilomètres de l’arrivée. Ce profil casse-pattes, posé là où le Tour offrait d’habitude un simple défilé de sprinteurs, peut priver les purs finisseurs de leur jour de gloire et ouvrir la porte aux attaquants. La dernière étape redevient une course, pas une formalité.
L’intérêt du dispositif est ailleurs que dans la performance. Massée gratuitement sur les trottoirs de la butte, la foule transforme la fin de course en fête de quartier, dans une ambiance que beaucoup ont comparée aux Jeux de Paris. C’est exactement ce qui avait dopé l’audience en 2025 : au total, France Télévisions a revendiqué 45 millions de Français devant le Tour au moins une minute, un record historique, et 5,2 millions en moyenne sur la dernière étape.

Reconduire Montmartre, c’est donc parier sur ce que le vélo fait de mieux : un spectacle ouvert, sans billet, où le décor parisien vaut autant que le sprint. Le 26 juillet, il suffira d’un trottoir et d’un peu de patience pour y être. Le reste, la butte s’en chargera.
Questions courantes
Quand et où part le Tour de France 2026 ?
Le départ est donné le samedi 4 juillet 2026 à Barcelone, en Espagne, avec un contre-la-montre par équipes. La course se termine le 26 juillet à Paris, après 21 étapes et 3 333 kilomètres.
Pourquoi le Tour part-il de l’étranger ?
C’est devenu courant : Barcelone est le troisième Grand Départ espagnol après San Sebastián (1992) et Bilbao (2023). La ville hôte paie entre 3 et 6 millions d’euros, mais en attend des retombées touristiques et médiatiques bien plus élevées.
Qu’est-ce que l’arrivée par Montmartre change ?
La dernière étape grimpe trois fois la butte Montmartre avant les Champs-Élysées. Le passage, gratuit et très populaire, avait porté l’arrivée 2025 à un pic de 8,7 millions de téléspectateurs, un record depuis vingt ans, d’où sa reconduction.
Combien y a-t-il d’ascensions de l’Alpe d’Huez ?
Deux, sur les 19e et 20e étapes, à deux jours d’intervalle. C’est l’un des temps forts montagne de cette 113e édition, qui compte cinq arrivées au sommet.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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