
Porte d’Auteuil, une roue d’aluminium mord la terre battue avant la frappe. Le bruit est bref, presque sec, puis la balle repart dans la même poussière orange que sur les grandes affiches. À Roland-Garros, le tennis fauteuil ne se joue pas dans un coin discret : du 2 au 6 juin 2026, il s’affiche au programme, sur les courts annexes comme sur le Suzanne-Lenglen.
Le tournoi aligne dix épreuves : simples et doubles, messieurs et dames, tableaux juniors filles et garçons, et les catégories quad, réservées aux joueurs dont les quatre membres sont touchés. Six Français sont engagés à domicile, dont Ksénia Chasteau, 20 ans et 9e mondiale, première lauréate française du tableau junior du tournoi en 2024, et Stéphane Houdet, triple champion paralympique et figure du circuit.

Le tennis fauteuil suit les règles du tennis valide, à une exception près : la balle peut rebondir deux fois. Le reste relève de la même exigence, angles, vitesse, lecture du jeu, avec en plus la maîtrise du fauteuil, qui pivote et se replace en une fraction de seconde. À haut niveau, c’est un sport de bras, de buste et d’anticipation, où la chaise devient un prolongement du corps.
La visibilité n’est pas qu’un symbole. Longtemps relégué aux derniers jours et aux courts lointains, le tennis fauteuil a gagné, édition après édition, des créneaux plus exposés et une vraie place dans le tournoi. Pour des athlètes de haut niveau, jouer devant un public nombreux, sur les mêmes courts que les stars du circuit, change deux choses à la fois : la reconnaissance, et l’envie, chez les plus jeunes, de s’y mettre à leur tour.
Du 5 au 7 juin, le tournoi ouvre en prime un week-end inclusif : démonstrations et initiations au tennis fauteuil, mais aussi au para-tennis debout, au tennis pour aveugles, pour sourds et malentendants, et au tennis adapté. Le public n’y regarde pas seulement, il essaie. C’est tout l’esprit de ces journées, faire passer le handisport du statut de curiosité à celui d’évidence, dans le même mouvement que les finales de cécifoot à Lens ou que les clubs handisport ouverts à l’essai.

Reste l’image qui résume le sujet : sur la même terre battue, dans les mêmes échanges interminables, des joueurs et des joueuses qu’on a trop longtemps cantonnés aux marges. À Roland-Garros, cette année, ils ne sont pas l’animation d’à-côté. Ils sont au centre du court.
En bref
Quand se joue le tennis fauteuil à Roland-Garros 2026 ?
Du 2 au 6 juin, avec dix épreuves sur les courts annexes et le Suzanne-Lenglen.
Quels Français sont engagés ?
Six joueurs à domicile, dont Ksénia Chasteau (20 ans, 9e mondiale) et le triple champion paralympique Stéphane Houdet.
C’est quoi le week-end inclusif ?
Du 5 au 7 juin, des initiations ouvertes au public : tennis fauteuil, para-tennis debout, tennis pour aveugles, sourds et malentendants, et tennis adapté.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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