![]()
Flash
205,8 kilomètres. C’est ce que le peloton doit avaler ce vendredi 17 juillet entre Dole et Belfort, sur la plus longue étape de ce Tour de France 2026 et la seule à dépasser les 200 bornes. Départ à 13 heures. Entre les deux villes, une montée que les résumés expédient en trois mots et qui a pourtant décidé de ce qu’est devenu le Tour.
À retenir
- 205,8 km entre Dole et Belfort, seule étape du Tour 2026 à passer la barre des 200, pour 2 400 m de dénivelé.
- Deux montées, tassées dans le dernier tiers : le col des Croix (5,1 km à 4 %) puis le Ballon d’Alsace (8,9 km à 6,9 %, 1re catégorie).
- Le sommet tombe à 29,9 km de l’arrivée : la descente pèsera autant que la pente.
Deux montées, et tout à la fin
Pendant cent cinquante kilomètres, le parcours ne raconte pas grand-chose. Le col des Croix se présente seulement au kilomètre 157,4, court et roulant. Puis la route bascule dans la vallée de la Moselle et le Ballon d’Alsace se dresse : 8,9 kilomètres à 6,9 % de moyenne, une pente qui n’écrase personne mais qui use.

Le sommet est pointé à 1 173 mètres, à 29,9 kilomètres de la ligne, selon les horaires de passage officiels. Rien n’y sera joué définitivement : il restera une longue descente, un faux plat vers Belfort, puis huit cents mètres à 8 % dans les cinq derniers kilomètres.
1905, le col où Desgrange voulait voir souffrir
Voici ce que les avant-papiers ne disent jamais. Le commentaire officiel de la course fait du Ballon d’Alsace le premier grand sommet franchi par l’épreuve, en 1905. C’est la version que tout le monde répète.
La réalité est plus taquine. Les deux premières éditions avaient déjà passé le col de la République, au sud de Saint-Étienne, à 1 161 mètres, soit dix-sept mètres seulement sous le Ballon. Ce qui a changé en 1905, ce n’est pas l’altitude, c’est la mise en scène. Après les incidents violents de 1904, Henri Desgrange cherchait un décor neuf et une difficulté qu’il annonçait infranchissable à vélo.
René Pottier est passé en tête, en pédalant jusqu’en haut. Hippolyte Aucouturier a gagné l’étape à Besançon. Le mythe du premier col du Tour est né ce jour-là, et il tient depuis cent vingt et un ans.
Mélisey, Offemont, et ceux qui attendent
Au kilomètre 137,8, la course traverse Mélisey, le village de Thibaut Pinot. Aucun Français n’a encore levé les bras sur ce Tour 2026, et le peloton passera là, devant ces gens-là. Plus loin, après la bascule, la route file vers Offemont, à 3,1 kilomètres de l’arrivée. Nous y avons croisé des bénévoles patients, qui décorent leur bord de route depuis des mois pour quelques secondes de peloton. Aujourd’hui, c’est leur tour.

Le col ne fera peut-être aucune différence au classement général. Il n’en a plus besoin : il a déjà fait entrer la montagne dans la légende du Tour, même si ce n’est pas tout à fait pour les raisons qu’on raconte.
Pourquoi ça compte
Un col n’est pas qu’un profil et un pourcentage. Le Ballon d’Alsace doit son statut moins à ses mètres qu’à un organisateur qui a su le vendre comme un obstacle impossible, et à un coureur qui l’a démenti sur la pente. Cent vingt et un ans après, la course y revient et raconte encore la même histoire, à dix-sept mètres près.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Taratata 600 : la date d’enregistrement et celle de diffusion - 2
Prix du roman Fnac 2026 : « C’était ça ou mourir » lauréat - 3
Résultats des évaluations nationales 2026, dès le 21 septembre - 4
Mondiaux de cyclisme : le maillot arc-en-ciel rapporte 8 000 euros, moins qu’une étape du Tour - 5
1,661 mètre à Marseille, le zéro qui fixe l’altitude de toute la France continentale
Nos dossiers
- France395
- Science279
- Culture197
- Consommation175
- Santé publique169
- Patrimoine167
- IA167
- Sport160
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

