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Flash
Maxime Grousset touche le mur deux centièmes trop tard.
Le champion du monde en titre a pris l’argent du 50 m papillon le mardi 11 août au Centre aquatique olympique de Saint-Denis, en 22 s 54. Egor Kornev l’a devancé en 22 s 52 et Grigori Pekarski complète le podium en 22 s 68, chronos relevés par l’olympisme officiel comme par Europe 1. Le nageur s’est dit ému et sans regret au sortir du bassin.
À retenir
- 22 s 54 contre 22 s 52. Deux centièmes séparent l’argent de l’or, et 14 centièmes le séparent du bronze.
- Soixante jours entre la fracture et le podium. Deux fractures au métatarse du pied gauche, le 12 juin, à la réception d’un saut en préparation physique : son entraîneur Michel Chrétien ne s’interdisait alors pas l’Euro, sous réserve de ses moyens.
- Le centième est son terrain. Nous compilons trois de ses finales internationales décidées à un ou deux centièmes depuis décembre 2024.
- Les Bleus sans Léon Marchand, forfait sur 200 et 400 m quatre nages, pour une compétition qui court jusqu’au 16 août.
Trois finales, quatre centièmes en tout
Ce podium n’est pas une anomalie de chronomètre. Nous rapportons ici les finales internationales de Grousset tranchées au centième, celles que le classement seul aplatit : elles dessinent un nageur qui gagne et perd sur la même épaisseur de doigt.
| Finale | Écart au vainqueur | Résultat |
|---|---|---|
| 50 m papillon, Saint-Denis, 11 août 2026 | 0,02 s | Argent, en 22 s 54 |
| 100 m papillon, Lublin, décembre 2024 | 0,01 s | Or, en 48 s 10 et record de France |
| 100 m quatre nages, Lublin, décembre 2024 | 0,01 s | Argent, derrière Noé Ponti |
| 50 m nage libre, Rio, 12 août 2016 (Florent Manaudou) | 0,01 s | Argent, en 21 s 41 |
À Lublin, le Suisse Noé Ponti lui souffle l’or du 100 m quatre nages pour un centième, puis Grousset lui reprend le 100 m papillon pour un centième le lendemain, 48 s 10 contre 48 s 11. Le quatrième cas ne lui appartient pas et tombe pourtant au bon jour : le 12 août 2016, il y a dix ans jour pour jour, Florent Manaudou perdait l’or du 50 m nage libre pour un centième, 21 s 41 contre 21 s 40 à Anthony Ervin.
Un 50 m papillon commence pieds sur le plot, et se joue sur la poussée de départ autant que sur les bras. C’est ce que la ligne de classement efface : entre un métatarse recollé le 12 juin et un mur touché le 11 août, il y a soixante jours de kinés, de bassin allégé et de staff qui compte les appuis. Comme au Mondial unifié de Charléty, ce qui se voit sur la ligne d’arrivée s’est décidé bien avant elle.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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