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Le chiffre
58 départements métropolitains sont désormais classés au niveau de crise, le plus grave, face à la sécheresse, d’après le point du 22 juillet. C’est six départements sur dix touchés par les interdictions d’usage les plus strictes. Il y a douze jours à peine, nous en dénombrions 42 : l’escalade se compte désormais en semaines.
58départements en crise sécheresse au 22 juillet, sur 96 en métropole
Le mot crise n’a rien d’un raccourci. C’est le dernier des quatre paliers officiels de restriction, celui où seuls les usages prioritaires, eau potable, santé, sécurité, restent autorisés. Arroser, laver sa voiture, remplir une piscine ou irriguer deviennent interdits, sous peine d’une amende pouvant atteindre 1 500 euros. Pour des millions de foyers et d’exploitations, l’été se vit désormais sous ces règles, au jour le jour.
Série AAP
Nous suivions déjà ce chiffre : le 10 juillet, AAP mesurait 42 départements en crise. Aujourd’hui, ils sont 58, soit seize de plus en douze jours.

Un déficit de pluie proche de 85 %
La cause tient en un mot : il ne pleut plus. Sur le mois de juillet, le déficit pluviométrique approche 85 % à l’échelle du pays. Les sols n’y entrent d’ailleurs pas neufs : le printemps 2026, l’un des plus chauds jamais mesurés, affichait déjà près de 30 % de pluie en moins, si bien que la terre a abordé l’été à sec.
Les nappes suivent la même pente. Au 15 juillet, 94 % d’entre elles affichaient des niveaux en baisse, la majorité sous les normales de saison. Pour l’agrométéorologue Serge Zaka, cité par la presse agricole, il s’agit de la plus grosse sécheresse des sols depuis le début des mesures fiables, en 1947, devant 2022 et 1976. Et tant que la pluie se fait attendre, la canicule aggrave encore le tableau en accélérant l’évaporation.
Le 10 juillet42
Le 22 juillet58
Unité : départements métropolitains classés en crise. Période : 10 au 22 juillet 2026. Limite : relevés VigiEau à une date donnée, qui évoluent chaque jour au gré des arrêtés préfectoraux.
Comment savoir si votre département est concerné
La règle change d’une commune à l’autre. Les restrictions montent par crans, de la vigilance à l’alerte, puis à l’alerte renforcée et enfin à la crise, chaque niveau ajoutant ses interdictions. Dès l’alerte, l’arrosage en journée et le lavage des voitures hors stations sont limités ; en crise, presque tous les usages non prioritaires sont coupés, du remplissage des piscines à une large part des prélèvements agricoles.
Le plus simple reste de vérifier à la source. La plateforme officielle VigiEau, alimentée par le ministère de la Transition écologique, indique, à partir d’une commune ou d’un code postal, le niveau en vigueur et la liste précise des usages autorisés ou interdits.

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Reste la trajectoire, plus parlante encore que le chiffre du jour. En moins de deux semaines, le nombre de départements en crise a bondi de moitié, et six métropolitains sur dix vivent désormais sous les restrictions les plus dures. Tant que la pluie ne revient pas, ce compteur ne connaît qu’un sens, et c’est le nôtre de le tenir à jour semaine après semaine.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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