![]()
Sommaire
Questions-réponses
Vous avez signé une rupture conventionnelle cet été et votre contrat s’arrête en septembre : c’est le nouveau barème qui vous concerne. Depuis le 1er septembre 2026, un salarié de moins de 55 ans qui quitte son poste par rupture conventionnelle en France métropolitaine est indemnisé au maximum 15 mois, contre 18 auparavant, et c’est la date de fin de son contrat qui décide, pas celle de la signature.
La mesure vient de l’avenant du 10 avril 2026 à la convention d’assurance chômage du 15 novembre 2024, agréé par un arrêté du 19 juin 2026. Elle déplace six durées au total : trois en France métropolitaine, trois dans les départements d’outre-mer hors Mayotte.
Combien de mois d’allocation puis-je toucher désormais ?
Quinze mois au maximum avant 55 ans en métropole, 20,5 mois à partir de 55 ans. Le Code du travail numérique a publié le barème le 10 juillet 2026 : la réforme efface la marche des 57 ans et plus, qui disposaient jusqu’ici de 27 mois.
Outre-mer, hors Mayotte, les durées restent nettement plus longues. L’avenant n° 2, lui, ne compte pas en mois mais en jours d’indemnisation : 456 jours avant 55 ans, 624 jours ensuite. Le détail des six durées tient dans ce tableau.
| Tranche d’âge | Métropole, avant | Métropole, depuis | Outre-mer, avant | Outre-mer, depuis |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 55 ans | 18 mois | 15 mois | 24 mois | 20 mois |
| 55 et 56 ans | 22,5 mois | 20,5 mois | 30 mois | 30 mois |
| 57 ans et plus | 27 mois | 20,5 mois | 36 mois | 30 mois |
J’ai signé en juillet : est-ce que j’échappe à la réforme ?
Non, dès lors que votre contrat prend fin à partir du 1er septembre. Le texte vise les travailleurs privés d’emploi « dont la fin de contrat de travail est intervenue à compter du 1er septembre 2026 » : la date de signature, celle du dépôt du dossier et celle de l’homologation ne servent à rien pour ce tri.
La date de rupture se lit dans la convention elle-même, à la ligne où les deux parties l’ont fixée. Elle ne peut jamais tomber avant le lendemain du jour de l’homologation, précise l’article L1237-13, et chacun conserve quinze jours calendaires de rétractation après la signature.
Conséquence très concrète : deux conventions signées le même jour de juillet n’ouvrent pas les mêmes droits. Une sortie calée au 31 août relève encore de l’ancien barème, une sortie au 1er septembre bascule dans le nouveau, pour trois mois d’écart avant 55 ans.

Qui perd le plus dans ce nouveau barème ?
Les 57 ans et plus. Ils tombent de 27 à 20,5 mois en métropole, soit 6,5 mois de droits en moins. Selon nos calculs, cela représente 24 % de leur durée maximale d’indemnisation, contre 17 % pour les moins de 55 ans (3 mois sur 18) et 9 % pour les 55 et 56 ans (2 mois sur 22,5).
La réforme aligne donc les deux tranches seniors sur une valeur unique. France Travail n’affiche d’ailleurs plus qu’une seule ligne « 55 ans et plus », à 20,5 mois en métropole et 30 mois dans les DROM-COM. Le graphique ci-dessous rapporte chaque baisse à l’ancienne durée de la tranche.

Reprendre ce graphique ou citer ce chiffre
Citez ce chiffre en mentionnant Actu Alt Plus :
Ou réutilisez ce graphique librement sur votre site, attribution incluse :
Un plafond de 15 mois, est-ce que ça mord vraiment ?
Oui, parce qu’il tombe pile sur la durée déjà consommée en moyenne. Les allocataires sortis en 2023 après une rupture conventionnelle avaient été indemnisés « en moyenne l’équivalent de 15 mois », mesure le panorama statistique de l’Unédic publié en février 2026, en utilisant 64 % de leurs droits.
Le public visé est large. La même étude compte 515 000 ruptures conventionnelles individuelles signées en 2024 et 565 000 allocataires indemnisés chaque mois à ce titre, soit 20 % de tous les allocataires de l’assurance chômage. Ces droits représentaient 9,4 milliards d’euros de dépenses en 2024, 26 % du total des allocations versées.
Une réserve s’impose sur cette moyenne : elle décrit des personnes entrées sous l’ancien barème et ne dit pas combien auraient buté sur le nouveau plafond.
Qu’est-ce qui ne change pas ?
Les conditions d’entrée et le montant de l’allocation. Il faut toujours avoir travaillé au moins six mois, soit 130 jours ou 910 heures, au cours des 24 derniers mois, puis s’inscrire dans les douze mois qui suivent la perte d’emploi, rappelle l’Unédic.
L’indemnité de rupture conventionnelle ne bouge pas non plus : elle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement. Seule la durée maximale d’indemnisation est touchée.
Série AAP
AAP posait ces 15 mois dès le 5 août 2026, parmi quatre changements programmés pour la rentrée. Le barème complet des six durées et la règle de bascule manquaient alors : ils sont ci-dessus.
Le geste utile tient en une minute : ressortez votre exemplaire de la convention et lisez la date de rupture inscrite dans le formulaire, pas la date de signature en bas de page. C’est elle qui commande votre durée.
Pour un calcul personnalisé, adressez-vous à France Travail ou à la DDETS de votre département : eux seuls tranchent une situation individuelle. Le prochain rendez-vous réglementaire est fixé au 31 décembre 2026, terme de la convention d’assurance chômage du 15 novembre 2024.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Taratata 600 : la date d’enregistrement et celle de diffusion - 2
Mondiaux de cyclisme : le maillot arc-en-ciel rapporte 8 000 euros, moins qu’une étape du Tour - 3
Prix du roman Fnac 2026 : « C’était ça ou mourir » lauréat - 4
Résultats des évaluations nationales 2026, dès le 21 septembre - 5
Résultat du Super Loto du 18 septembre : 13 millions gagnés
Nos dossiers
- France395
- Science272
- Culture193
- Consommation173
- Patrimoine165
- Santé publique164
- IA162
- Sport159
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

