Gouttes d'eau perlant sur le tissu tendu d'une veste imperméable, en gros plan

Polluants éternels : ce que la loi PFAS interdit vraiment en France en 2026

Cosmétiques, farts, vêtements imperméables : depuis janvier, une loi française encadre les PFAS. Nous avons trié produit par produit ce qui est interdit, ce qui reste autorisé et ce qui change pour l'eau du robinet.

Sommaire
  1. C'est quoi, un PFAS ou polluant éternel ?
  2. Qu'est-ce qui est interdit depuis 2026 ?
  3. Les poêles et ustensiles de cuisine sont-ils concernés ?
  4. Et l'eau du robinet, que change la loi ?
  5. Qu'est-ce qui reste autorisé, et pour combien de temps ?
  6. Concrètement, qu'est-ce que ça change pour vous ?

Questions-réponses

Vos cosmétiques, vêtements et farts de ski basculent dans une nouvelle règle depuis le 1er janvier 2026 : une loi française interdit certains produits contenant des PFAS, ces composés chimiques surnommés polluants éternels parce qu’ils se dégradent à peine dans l’environnement. Entre les titres alarmistes et les rassurances vagues, difficile de savoir ce qui a vraiment changé dans votre salle de bains, votre placard ou votre verre d’eau. Nous avons compilé, produit par produit, ce que la loi n° 2025-188 du 27 février 2025 interdit, ce qu’elle laisse encore passer, et ce que surveille désormais votre distributeur d’eau.

C’est quoi, un PFAS ou polluant éternel ?

Les PFAS, ou substances per- et polyfluoroalkylées, forment une famille de plusieurs milliers de composés utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou résistantes à la chaleur. On les qualifie de polluants éternels parce qu’ils se dégradent très peu et s’accumulent dans l’eau, les sols et les organismes vivants. C’est cette persistance, plus qu’une toxicité immédiate, qui a poussé le législateur à agir en amont.

Qu’est-ce qui est interdit depuis 2026 ?

Trois familles de produits, précisément. Depuis le 1er janvier 2026, sont interdits à la fabrication, l’importation, l’exportation et la vente, s’ils contiennent des PFAS : les cosmétiques, les farts (le revêtement glissant sous les skis) et les vêtements, chaussures et leurs imperméabilisants. Une exception notable : les vêtements et chaussures de protection, comme ceux des militaires ou des pompiers, restent autorisés, selon le ministère de l’Économie.

Eau claire versée dans un verre simple sur un plan de travail de cuisine
Depuis le 12 janvier 2026, une vingtaine de PFAS sont surveillés dans l’eau potable, sous une limite de 0,1 µg/L.

Un délai d’écoulement des stocks fabriqués avant 2026 a été prévu, le temps que les rayons se vident.

Les poêles et ustensiles de cuisine sont-ils concernés ?

Non, et c’est la principale surprise de la loi. Les ustensiles de cuisine, poêles et casseroles antiadhésives, ont été exclus de l’interdiction par un amendement parlementaire, après une intense campagne de l’industriel Seb, pour laisser le temps de développer des alternatives. Autrement dit, la poêle qui a fait la réputation des PFAS auprès du grand public échappe, elle, à la mesure. De quoi relativiser l’idée d’une interdiction générale.

Et l’eau du robinet, que change la loi ?

Le contrôle s’est nettement durci. Depuis le 12 janvier 2026, une vingtaine de PFAS sont recherchés dans l’eau potable distribuée en France, avec une limite de qualité de 0,1 microgramme par litre pour la somme de ces 20 substances. Au-delà, l’eau est jugée non conforme et l’agence régionale de santé impose des mesures correctives. La loi française y ajoute une cartographie annuelle des sites émetteurs et une redevance sur les rejets.

Qu’est-ce qui reste autorisé, et pour combien de temps ?

Beaucoup de choses, à ce stade. Les produits ne contenant que des traces de PFAS ne sont pas visés : des seuils résiduels sont fixés par décret. Surtout, l’interdiction s’élargira le 1er janvier 2030 à l’ensemble des textiles contenant des PFAS, ameublement compris, sauf les textiles techniques à usage industriel. En parallèle, une restriction bien plus large est à l’étude au niveau européen, portée depuis 2023 par cinq pays auprès de l’agence des produits chimiques.

Concrètement, qu’est-ce que ça change pour vous ?

Trois effets tangibles. Vos cosmétiques et vestes imperméables neufs sont peu à peu reformulés sans PFAS, sans que l’étiquette le crie forcément. Votre eau est davantage analysée, avec publication des dépassements et, le cas échéant, filtration renforcée facturée par le service de l’eau. Comme pour les nanoplastiques dans l’eau du robinet, l’enjeu se joue surtout à la source ; des chercheurs explorent d’ailleurs des pistes pour détruire ces molécules.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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