![]()
Devinez avant de lire
Combien de personnes vivant en France ont entre 50 et 74 ans au 1er janvier 2026, la tranche d’âge des deux groupes les plus âgés de l’étude ?
La réponse :
Le chiffre
61 adultes ont passé un test de mémoire à l’intérieur d’un scanner à IRM. Destaw B. Mekbib et Ian M. McDonough, du département de psychologie de l’université de Binghamton (État de New York), en tirent dans Cerebral Cortex, mis en ligne le 10 août 2026, une observation précise : chez les plus âgés seulement, quand l’hippocampe rejoue le plus fidèlement ce qu’il a encodé, les erreurs se portent davantage sur la mauvaise catégorie d’image.
61adultes analysés, en trois groupes d’âge (18-30, 50-60 et 61-74 ans)
Vous avez sans doute l’image inverse en tête : vieillir, ce serait perdre des cases une à une. Sur les 61 adultes retenus après exclusions, 17 avaient 18 à 30 ans, 21 en avaient 50 à 60 et 23 en avaient 61 à 74. Un échantillon de cette taille décrit un mécanisme, il ne mesure aucune fréquence.
Ce que la machine mesure, exactement
Le protocole est étroit, et c’est ce qui le rend lisible. Les participants apprennent des paires : un visage associé soit à un objet, soit à un lieu. Au rappel, le visage revient seul et quatre images sont proposées, deux objets et deux lieux, toutes déjà vues. Se tromper d’objet quand il fallait un objet, c’est une erreur de même catégorie ; choisir un lieu, c’est une erreur de catégorie différente.
L’IRM ne suit aucun souvenir : elle compare des motifs d’activité entre l’encodage, un temps de repos et le rappel. Plus l’âge monte, moins ces motifs se ressemblent d’une phase à l’autre (corrélations comprises entre -0,28 et -0,41), et plus l’exactitude globale recule (r = -0,625, p < 0,0001).
L’observation qui déplace la question tient en une ligne. Chez les adultes âgés uniquement, une ressemblance élevée entre phases va de pair avec davantage d’erreurs de catégorie différente, et ce biais se creuse dans les phases tardives. Le titre du papier parle de bascule d’une réactivation sélective vers un liage erroné au niveau de la catégorie. La formule du scalpel devenu « large pinceau », elle, vient de la reprise de StudyFinds et non des chercheurs.

Reste à savoir qui a l’âge de ces groupes. Au 1er janvier 2026, 20,9 millions de personnes vivant en France ont entre 50 et 74 ans, la tranche d’âge couverte par les deux groupes les plus âgés de l’étude de Binghamton publiée dans Cerebral Cortex le 10 août 2026, qui repose sur 61 adultes analysés. Ce total additionne les tranches quinquennales de l’INSEE, selon nos calculs. Le protocole s’arrête là : au-delà de 74 ans il n’a personne, quand la France compte 7,7 millions d’habitants de 75 ans ou plus.
Adultes passés au scanner à Binghamton 61
Français ayant l’âge des deux groupes les plus âgés de l’étude 20,9 millions
Unité : personnes. Périmètre : les participants retenus après exclusions, de 18 à 74 ans, la tranche 30-50 restant hors protocole (Mekbib et McDonough, Cerebral Cortex, 10 août 2026) ; habitants de 50 à 74 ans au 1er janvier 2026 (INSEE). Limite : le second nombre n’est pas une extrapolation du premier, seulement l’ordre de grandeur des âges concernés.

Reprendre ce graphique ou citer ce chiffre
Citez ce chiffre en mentionnant Actu Alt Plus :
Ou réutilisez ce graphique librement sur votre site, attribution incluse :
Le tableau détaille de son côté qui a réellement été scanné.
| Groupe | Âge | Effectif | Part de l’échantillon |
|---|---|---|---|
| Jeunes adultes | 18-30 ans | 17 | 27,9 % |
| Milieu de vie | 50-60 ans | 21 | 34,4 % |
| Adultes âgés | 61-74 ans | 23 | 37,7 % |
| Total analysé | 18-74 ans, sans les 30-50 ans | 61 | 100 % |
Ce que l’étude ne dit pas
Elle ne dit rien d’un diagnostic. Aucun participant n’y est décrit comme malade, aucun seuil clinique n’est proposé, et les auteurs n’avancent aucune recommandation : rien ne permet de lire une erreur de catégorie comme le signe précoce d’une maladie.
Elle ne dit pas non plus à quel âge la bascule commence, puisque la tranche des 30-50 ans est absente des données analysées : vingt années sur cinquante-six, plus du tiers de l’amplitude, restent hors champ. Les auteurs posent le reste des limites, à savoir une analyse cantonnée à l’hippocampe, des motifs qui peuvent refléter un traitement cognitif plutôt qu’une réactivation, des volumes IRM écartés pour cause de mouvement et des performances qui se recouvrent largement d’un groupe à l’autre. Trois groupes comparés au même instant ne valent pas un cerveau suivi dans le temps.
Série AAP : le 23 août 2026, nous mesurions une tout autre échelle sur le même terrain, 86 149 Européens dans l’étude sur le bilinguisme et le vieillissement cérébral. Entre 61 et 86 149 participants, ce ne sont pas les mêmes questions qui deviennent possibles.
Pour vous, le résultat change surtout la formulation d’une inquiétude. « Je perds la mémoire » et « je confonds deux souvenirs » ne décrivent pas le même phénomène, et c’est le second que ce laboratoire documente, sur 61 personnes et des paires visage-objet. Les habitudes supposées favorables à la mémoire, elles, continuent d’être testées une à une, comme l’écriture à la main.
Cet article rend compte d’une étude de laboratoire menée sur 61 personnes. Il ne constitue pas un avis médical et ses auteurs ne formulent aucune recommandation individuelle.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Taratata 600 : la date d’enregistrement et celle de diffusion - 2
Résultat du Super Loto du 18 septembre : 13 millions gagnés - 3
Steam Frame, 72 heures pour acheter après le tirage au sort - 4
Nouveau félin : le tilcayo, premier chat décrit depuis un siècle - 5
Résultats des évaluations nationales 2026, dès le 21 septembre
Nos dossiers
- France395
- Science271
- Culture193
- Consommation173
- Patrimoine165
- Santé publique161
- IA161
- Sport159
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

