![]()
Sommaire
Questions-réponses
Vous partez aux urgences ce soir et votre chat reste seul à l’appartement. Qui va le nourrir ? La question a désormais un chiffre. Sur les 352 patients propriétaires d’un animal interrogés par l’université du Michigan, 26 ont refusé une hospitalisation et 23 ont écourté leur séjour à cause de leur animal, selon un préprint déposé sur medRxiv le 18 janvier 2026.
Un préprint n’est pas relu par les pairs. Cette enquête prospective menée à Michigan Medicine n’a pas encore passé le filtre d’une revue, et elle porte sur des patients américains.
Que mesure exactement l’étude du Michigan ?
Elle a interrogé 352 patients propriétaires d’au moins un animal, dont 71 aux urgences et 281 hospitalisés, puis a suivi leur dossier médical pendant 90 jours. Le préprint medRxiv a été déposé le 18 janvier 2026 et financé en partie par le fonds américain Maddie’s Fund.
87 % des participants étaient blancs et le revenu médian du foyer atteignait 73 000 dollars : les auteurs reconnaissent un échantillon aisé et peu divers.
D’où sort le « près d’un patient sur deux » ?
Du résumé de l’étude. Parmi les 71 patients passés aux urgences, 25 (35 %) signalent une difficulté de garde, et 46 % de ces 25 personnes déclarent qu’elles repousseraient probablement une hospitalisation qu’on leur recommanderait.
Ces 46 % valent donc 11 à 12 personnes, soit environ 3 % des 352 répondants. Le pourcentage frappe, le dénominateur ramène le signal à sa taille réelle : une piste sérieuse, pas une mesure de population.
Les autres décisions du préprint se comptent aussi en personnes.

Reprendre ce graphique ou citer ce chiffre
Citez ce chiffre en mentionnant Actu Alt Plus :
Ou réutilisez ce graphique librement sur votre site, attribution incluse :
Le tableau donne les effectifs bruts.
| Décision | Patients | Part publiée |
|---|---|---|
| Soin recommandé retardé ou refusé | 48 | 15 % |
| Admission refusée | 26 | 8 % |
| Séjour écourté | 23 | 7 % |
| Acte reporté | 22 | 7 % |
Attention au dénominateur : 48 patients sur 352 font 13,6 % et non 15 %. Les parts publiées ne portent que sur les répondants à chaque question.
Ce chiffre vaut-il pour la France ?
Non, et aucune enquête française n’a posé la question. La population exposée est connue : 55 % des Français détiennent un chien ou un chat, pour 16,6 millions de chats et 9,9 millions de chiens, selon le baromètre Facco-Odoxa 2024 relayé par le fichier national I-CAD.
Combien de patients français décalent un soin pour leur animal ? Personne ne le mesure. Le fichier d’identification reste la seule photographie nationale de ces foyers.

Qui garde l’animal si vous êtes hospitalisé ce soir ?
Trois portes en urgence. L’entourage à qui vous avez laissé une clé. Les plateformes de garde entre particuliers, dont la SPA de Lyon cite Emprunte mon toutou, Animaute et WePetsitty.
Et la mairie. Une personne isolée peut se signaler auprès de son maire : en cas d’hospitalisation, celui-ci prend un arrêté pour que la fourrière récupère l’animal et le garde le temps du séjour. Les frais de pension restent à la charge du propriétaire.
Combien coûte une garde de deux semaines ?
Une pension associative donne l’ordre de grandeur. Le refuge de la SPA de Haguenau affiche 15 euros par jour, nourriture comprise, plus 20 euros d’adhésion annuelle.
La durée moyenne de séjour des patients hospitalisés de l’étude américaine est de 292,9 heures, soit 12,2 jours : à ce tarif, la garde reviendrait à 183 euros, 203 euros avec l’adhésion, selon nos calculs. L’association Animal Cross rappelle qu’aucune règle n’encadre cette garde sociale dans les refuges français.
Et les familles d’accueil bénévoles ?
Elles existent, mais pas pour ce cas. Les missions publiées sur JeVeuxAider.gouv.fr, la plateforme publique du bénévolat, concernent des animaux de refuge en attente d’adoption, pas celui d’un propriétaire hospitalisé. Ce réseau a ses propres urgences, comme lors de la fermeture du zoo de Fréjus.
Quelques collectivités inventent l’intermédiaire. À Cambrai, le centre communal d’action sociale place depuis 2017 des chiens et des chats chez des seniors avec la SPA locale et paie nourriture et frais vétérinaires, rapporte Agevillage. Le dispositif organise une adoption accompagnée ; il ne répond pas à une hospitalisation soudaine.
Que peut-on organiser à froid ?
Deux gestes, une soirée. Désigner nommément deux personnes, leur laisser une clé, le numéro d’identification de l’animal et son carnet de vaccination : sans identification à jour, aucune pension associative ne l’acceptera.
Puis le mandat de protection future, qui désigne à l’avance qui gérera vos biens si vous ne le pouvez plus, l’animal compris. Sous seing privé, la rédaction est gratuite et l’enregistrement coûte 125 euros ; devant notaire s’ajoutent les frais d’acte. Il ne s’active que sur certificat médical et visa du juge.
Le geste le moins cher tient dans un portefeuille : une carte « j’ai un animal seul à mon domicile » avec deux numéros. Les soignants la lisent.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Taratata 600 : la date d’enregistrement et celle de diffusion - 2
Mondiaux de cyclisme : le maillot arc-en-ciel rapporte 8 000 euros, moins qu’une étape du Tour - 3
Prix du roman Fnac 2026 : « C’était ça ou mourir » lauréat - 4
Résultats des évaluations nationales 2026, dès le 21 septembre - 5
Résultat du Super Loto du 18 septembre : 13 millions gagnés
Nos dossiers
- France395
- Science273
- Culture194
- Consommation173
- Patrimoine165
- Santé publique164
- IA162
- Sport159
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

