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Devinez avant de lire
À six volées d’escalier par jour, combien de volées cela fait-il sur les quatorze ans de suivi de l’étude ?
La réponse :
Le chiffre
Vous montez peut-être six étages par jour sans les compter. Une méta-analyse britannique publiée le 13 août 2026 dans l’American Journal of Cardiovascular Drugs associe ce geste ordinaire à une mortalité cardiovasculaire inférieure de 39 %. Ce chiffre gagne à être ouvert.
39 %de mortalité cardiovasculaire en moins, en risque relatif
L’équipe de Sophie Paddock, au Norfolk and Norwich University Hospital, a retenu neuf études sur près de 1 900 examinées : 480 479 participants de 35 à 84 ans, 53 % de femmes, suivis quatorze ans en médiane, d’après l’article original. Le risque relatif ressort à 0,61 pour la mortalité cardiovasculaire et à 0,76 pour la mortalité toutes causes, détaille Drugs.com. Ce second résultat, une baisse de 24 % toutes causes, ne figure presque nulle part dans les reprises.
Ce que le 39 % mesure, et sur qui
Trois précisions changent la lecture. D’abord l’arithmétique : 1 moins 0,61 égale 0,39, et ces 39 % se comptent par rapport au groupe de référence de chaque étude, les participants déclarant monter peu ou pas d’escaliers. Pas par rapport à la population générale.
Ensuite l’effectif : la mortalité cardiovasculaire n’a pas été agrégée sur les neuf études, mais sur cinq d’entre elles et 455 619 participants, soit 94,8 % du total affiché. Les 24 860 autres ne pèsent pas sur le résultat.
Enfin la précision : l’intervalle de confiance à 95 % s’étend de 0,48 à 0,79, ce qui situe la baisse réelle entre 21 % et 52 %.
Reste la question que le pourcentage n’aborde pas : combien de décès ? Nous avons rapporté le risque relatif de 0,61 au seul dénominateur français disponible. Santé publique France recense 140 000 décès cardio-neuro-vasculaires en 2022, pour 68 143 433 habitants au 1er janvier 2023 selon l’Insee.
Soit 205 décès pour 100 000 habitants et par an, 2,87 % sur quatorze ans. Multiplié par 0,61 : 1,75 %.
Groupe de référence2,87 %
Escaliers, risque relatif 0,611,75 %
Unité : probabilité de décès cardiovasculaire sur quatorze ans, calculée sur le taux brut français. Période : décès de 2022, population au 1er janvier 2023. Limite : le taux brut mélange tous les âges alors que l’étude porte sur les 35-84 ans, et un risque relatif observé hors de France n’est pas transposable tel quel. Le résultat donne un ordre de grandeur collectif, pas un pronostic individuel.
Selon nos calculs, la baisse de 39 % de mortalité cardiovasculaire associée aux escaliers représente environ 1,12 point de risque absolu sur quatorze ans, soit 11 décès pour 1 000 personnes, une fois rapportée aux 140 000 décès cardio-neuro-vasculaires français de 2022. Les bornes de l’intervalle de confiance encadrent cette estimation entre 0,60 et 1,49 point.

Reprendre ce graphique
Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
La barre de gauche sert de comparaison, les trois autres montrent l’effet mesuré et ses bornes. Le tableau reprend chaque étape, pour qui veut refaire le calcul.
| Étape | Valeur | Provenance |
|---|---|---|
| Risque relatif cardiovasculaire | 0,61 (IC 95 % de 0,48 à 0,79) | Méta-analyse |
| Participants du calcul (5 études sur 9) | 455 619 sur 480 479 | Méta-analyse |
| Décès cardio-neuro-vasculaires, France 2022 | 140 000 | Santé publique France |
| Population France au 1er janvier 2023 | 68 143 433 | Insee |
| Taux brut annuel | 205 pour 100 000 | Calcul AAP |
| Risque sur 14 ans, groupe de référence | 2,87 % | Calcul AAP |
| Risque sur 14 ans avec le 0,61 | 1,75 % | Calcul AAP |
| Écart absolu | 1,12 point, soit 11 décès pour 1 000 | Calcul AAP |
La dose, et la limite qui va avec
Reste à savoir ce que « monter régulièrement » recouvre. Les auteurs situent le bénéfice le plus net autour de six volées par jour, sans définition standardisée d’une étude à l’autre. Six volées, c’est un aller-retour au troisième étage, ou une montée jusqu’au sixième. À ce rythme, cela fait 30 660 volées en quatorze ans. L’étude mesure cette exposition ; elle ne recommande rien.

Surtout, ces neuf travaux sont des études d’observation : ils comparent des gens qui montent des escaliers à d’autres qui en montent moins, sans tirer au sort qui fait quoi. Une association ressort, pas une relation de cause à effet.
Ceux qui grimpent six volées par jour vivent souvent sans ascenseur et marchent davantage : l’escalier peut être le signe de la bonne santé autant que son moteur. Les auteurs appellent à des mesures par capteurs pour établir la dose.
En attendant, l’étude autorise une seule phrase : là où les escaliers se montent, les décès cardiovasculaires sont moins nombreux. La prochaine fois, l’escalier est juste à côté de l’ascenseur. Nous avions appliqué la même prudence aux chiffres du sommeil et de la chaleur.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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