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Publié le 30 mars 2026 · Mis à jour le 20 mai 2026 à 10h29
Au départ, cela ressemble à une consigne de plus : dessiner, écrire, coller, imaginer ce qui relie plutôt que ce qui oppose. Mais dans un programme comme Students Rebuild Unique & United Project, l’intérêt n’est pas le slogan affiché sur le mur. Il est dans la table commune, dans les versions qui se contredisent un peu, puis commencent à tenir ensemble. — à lire aussi : Quand le suivi de grossesse vient jusqu’au parking, ce n’est plus seulement un so….
Le projet, porté par Students Rebuild, invite des jeunes de 5 à 25 ans à travailler sur l’identité, la différence et la vie commune à travers des formes très concrètes : arts visuels, écriture, vidéo, performance, voire projets STEM. Chaque participation déclenche aussi un don, ce qui donne au geste créatif une traduction matérielle plutôt qu’un simple habillage moral.
Dans la salle, la consigne compte moins que la table commune
Ce qui touche dans ce genre d’atelier, ce n’est pas qu’un enfant produise seul une belle affiche sur l’unité. C’est qu’il faille écouter un autre, négocier une image, changer une couleur, accepter qu’une histoire voisine de la sienne sans lui ressembler. Le site du projet rappelle d’ailleurs que l’ambition est moins de décorer une idée que de faire travailler ensemble des jeunes autour d’un problème réel. — à lire aussi : Quand des grand-mères retournent à l’école, ce n’est pas la nostalgie qui émeut :….
Cette scène banale, une feuille qu’on se passe, une phrase qu’on reformule, a plus de poids qu’elle n’en a l’air. Une synthèse de Brookings sur les bénéfices de l’éducation artistique relevait déjà des effets mesurables sur le climat scolaire, l’écriture et même la compassion pour les autres. Autrement dit : l’art à l’école n’est pas automatiquement un remède, mais il peut créer des situations où l’on apprend à cohabiter autrement.

Ce que l’art permet parfois de faire passer sans grand discours
Une étude publiée sur PMC montrait que des activités créatives bien conçues pouvaient soutenir l’empathie chez de jeunes enfants, à condition de rester concrètes et guidées. On comprend pourquoi : parler de division de manière abstraite laisse souvent les élèves à distance ; fabriquer ensemble oblige au contraire à se situer, à regarder, à répondre.
La recherche récente rassemblée par Educ. Sci. va dans le même sens : l’intégration des arts en classe favorise la coopération, le soutien mutuel et la perception de points de vue différents. Le mot division devient alors moins rhétorique. Il devient quelque chose qu’on voit apparaître, ou se réduire, à hauteur de table, de groupe et de temps partagé.

Ce que cela change, et ce que cela ne règle pas
Il faut rester modeste. Le cadre posé par l’UNESCO Framework for Culture and Arts Education comme les travaux de l’OCDE le rappellent : l’art ne produit pas mécaniquement du lien. Tout dépend de la manière dont l’atelier est tenu, du temps laissé aux élèves, et du sérieux avec lequel on accueille leurs différences.
Mais c’est justement ce qui rend ce programme lisible. Il ne promet pas de réconcilier une société entière à coups de feutres. Il propose quelque chose de plus modeste et plus solide : mettre des enfants dans une pièce, leur demander de fabriquer une forme commune, et laisser ce travail concret rendre la division moins théorique qu’avant.
Questions courantes
Qu’est-ce que le projet Unique & United ? C’est un programme de Students Rebuild qui invite des jeunes à créer autour de l’identité, de la différence et du lien commun, avec un soutien financier déclenché par les participations.
Pourquoi traiter ce sujet par l’art plutôt que par un cours théorique ? Parce que l’art oblige souvent à coopérer, à négocier et à rendre visibles des idées abstraites dans une scène concrète.
Est-ce que l’art suffit à réduire les divisions à l’école ? Non. Les recherches rappellent que les effets dépendent beaucoup du cadre pédagogique, du temps accordé et de la qualité de l’accompagnement.
Article créé en collaboration avec l’IA.
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