Un jeune parent tient un nouveau-ne dans un salon, un calendrier et des papiers poses sur la table

Congé supplémentaire de naissance au 1er juillet : 2 mois par parent, payés 70 % puis 60 %, et ce que ce n’est pas

Dès le 1er juillet, chaque parent peut poser jusqu'à deux mois de congé après une naissance, indemnisés de façon dégressive et plafonnés. Derrière l'annonce, des conditions qui changent vraiment la décision de la famille.

Sommaire
  1. En bref
  2. Combien de temps, et payé comment
  3. Ce que ce n'est pas : ni congé parental, ni cumul libre
  4. Qui peut en profiter, et avec quels délais
  5. Questions courantes

Un couple penché sur un tableur, un soir, après avoir couché le bébé : qui s’arrête, combien de temps, et surtout combien il reste à la fin du mois. C’est cette scène très concrète que va déclencher, dès le 1er juillet 2026, le nouveau congé supplémentaire de naissance. Chaque parent pourra poser jusqu’à deux mois en plus, indemnisés à 70 % du salaire net le premier mois, 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Une avancée réelle, mais qui se lit dans les détails, et qui ne remplace pas le congé parental que beaucoup confondent déjà avec elle.

En bref

  • Indemnisation dégressive : 70 % du salaire net le 1er mois, 60 % le 2e, plafonnée à 4 005 € brut (plafond Sécu au 1er janvier 2026), selon le ministère du Travail et des Solidarités.
  • Chaque parent peut prendre 1 ou 2 mois, en une fois ou en deux périodes d’un mois, simultanément ou en alternance.
  • Il ne remplace pas le congé parental et n’est pas cumulable, sur la même période, avec le CMG, la PreParE, les IJ maladie ou le chômage.
  • Préavis employeur d’au moins un mois (15 jours en cas d’enchaînement immédiat), par lettre recommandée.

Combien de temps, et payé comment

Le principe tient en une phrase, mais c’est l’indemnisation qui décide tout. Le congé peut durer un ou deux mois par parent, à poser d’un bloc ou en deux fois, après avoir épuisé les congés de maternité, de paternité ou d’adoption. Côté porte-monnaie, le versement assuré par les caisses d’assurance maladie est dégressif : 70 % du salaire net le premier mois, 60 % le second. La nuance qui change la décision, c’est le plafond. Au-delà du plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 euros au 1er janvier 2026, le calcul s’arrête. Concrètement, un salaire confortable ne sera indemnisé que sur cette base, et le reste à charge grimpe vite. C’est tout l’écart entre une famille modeste, pour qui le dispositif couvre l’essentiel, et un foyer plus aisé, pour qui poser le deuxième mois devient un vrai arbitrage budgétaire.

Indemnisation dégressive du congé supplémentaire de naissance : 70 % du salaire net le premier mois, 60 % le second, plafonnés à 4 005 euros
Graphique Actu Alt Plus. Source : ministère du Travail et des Solidarités, congé supplémentaire de naissance.
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Posé sur deux mois, l’écart se voit : le second mois rapporte mécaniquement moins que le premier, et c’est souvent lui qu’on finit par raboter ou décaler.

Un couple calcule son budget familial le soir à la table de la cuisine, un babyphone posé à côté
Le second mois, payé 60 %, devient souvent un arbitrage de budget.

Ce que ce n’est pas : ni congé parental, ni cumul libre

Voilà la confusion la plus répandue, et celle qui peut coûter cher si on l’ignore. Ce nouveau congé ne remplace pas le congé parental, qui reste accessible et qui, lui, peut durer des années. Les deux peuvent même se succéder dans le temps. Mais sur une même période, le congé supplémentaire de naissance n’est pas cumulable avec une série de prestations que les jeunes parents connaissent bien : le complément de libre choix du mode de garde (CMG), la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), les indemnités journalières maladie, les allocations chômage, l’allocation journalière de présence parentale ou de proche aidant. Autrement dit, on ne superpose pas les aides : on choisit, on enchaîne, mais on ne touche pas deux fois pour les mêmes semaines. Pour une famille attentive à chaque euro, cette règle pèse autant que le montant, comme avec d’autres aides liées au quotient familial.

Qui peut en profiter, et avec quels délais

Le congé concerne tous les parents actifs, salariés comme indépendants, pour un enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026. Le calendrier mérite un coup d’œil. Pour les enfants arrivés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, il peut être pris à partir du 1er juillet et jusqu’au 31 mars 2027. Pour ceux nés à compter du 1er juillet, il faut le poser dans les neuf mois suivant la naissance. Côté démarches, un salarié doit prévenir son employeur au moins un mois avant, en précisant date, durée et fractionnement, par lettre recommandée ou remise en main propre contre récépissé. Le préavis tombe à quinze jours si le congé enchaîne directement sur celui de paternité ou d’adoption.

Un parent remplit un formulaire administratif à un bureau, une enveloppe et un calendrier à côté
La demande se fait par recommandé, au moins un mois avant le congé.

Reste la question que la mesure pose sans la trancher : l’égalité. Le gouvernement présente ce congé comme un levier pour mieux répartir la présence auprès du bébé, parce que cette présence repose encore, dans les couples, surtout sur les mères. Mais avec une indemnisation dégressive et plafonnée, c’est souvent le parent qui gagne le moins qui s’arrêtera, et dans la majorité des foyers, ce calcul-là continue de désigner la même personne. Le droit nouveau ouvre une porte ; à chaque famille de décider qui la franchit, et pour combien de temps.

Questions courantes

Combien de temps dure le congé supplémentaire de naissance ?
Un ou deux mois par parent, à prendre en une seule fois ou en deux périodes d’un mois, simultanément ou en alternance avec l’autre parent, après épuisement des congés de maternité, de paternité ou d’adoption.

Combien suis-je payé pendant ce congé ?
70 % de votre salaire net le premier mois, 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (4 005 euros au 1er janvier 2026). Le versement est assuré par les caisses d’assurance maladie.

Est-ce que ça remplace le congé parental ?
Non. Le congé parental reste accessible et bien plus long. Le congé supplémentaire de naissance s’ajoute aux congés existants, mais il n’est pas cumulable, sur une même période, avec le CMG, la PreParE, les IJ maladie ou les allocations chômage.

Quand et comment faut-il en faire la demande ?
Au moins un mois avant le début du congé (quinze jours en cas d’enchaînement immédiat avec le congé de paternité ou d’adoption), par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre récépissé, en précisant durée et fractionnement.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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« Clara » est la voix éditoriale d’Actu Alt Plus pour les Histoires humaines : récits incarnés, attention aux personnes, initiatives locales et solidarités souvent invisibles.

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