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On connaît tous cette salle au mois de juin : une table, un jury de deux personnes, un candidat debout qui a vingt minutes pour défendre des mois de travail. Cette année, dans cinq académies, cette salle était devenue trop chaude pour s’y tenir. Résultat, un peu plus de 5 000 candidats ont vu leur grand oral et leur oral de français décalés, jusqu’à une semaine plus tard, a annoncé le 19 juin le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, comme l’a rapporté Orange Actualités. C’est la première fois en France que la chaleur fait reporter une épreuve du bac.
En bref
- Le report touche un peu plus de 5 000 candidats dans cinq académies, avec un décalage pouvant aller jusqu’à une semaine (source : ministère de l’Éducation nationale, via Orange).
- Les académies concernées sont Bordeaux, Lyon, Montpellier, Normandie et Poitiers ; le grand oral devait débuter le 22 juin.
- Météo-France qualifie l’épisode de « similaire à celui d’août 2003 », l’année de référence des grandes canicules.
- Les candidats touchés reçoivent une nouvelle convocation ; le reste du calendrier du bac est maintenu.
Un oral décisif, repoussé d’un coup
Le grand oral pèse lourd : coefficient 10 en voie générale, c’est souvent la dernière épreuve avant les résultats, celle qu’on prépare en boucle dans sa chambre. Le voir bouger à quelques jours de l’échéance, ce n’est pas un détail logistique. Pour un lycéen, cela veut dire tenir sa concentration plus longtemps que prévu, revoir un planning de révisions calé au millimètre, parfois prévenir un employeur ou décaler un job d’été. Le report court « jusqu’à une semaine plus tard », et les épreuves visées sont celles qui devaient se dérouler l’après-midi, dans les établissements où la température devenait intenable. Toutes les épreuves n’ont pas bougé pour autant : le calendrier a été ajusté centre par centre, en fonction de la chaleur réelle dans chaque salle, et la plupart des candidats des cinq académies passeront leur oral à la date prévue.

La décision n’est pas tombée d’en haut d’un seul bloc. Le 18 juin, le recteur de l’académie de Poitiers, Frédéric Perissat, a acté le premier ce report, estimant qu’il ne serait « pas raisonnable d’exposer les élèves et les personnels » à ces conditions. Quatre académies l’ont suivi le lendemain, au terme d’un examen au cas par cas avec les autorités locales.
Ce que dit le ministre
Côté gouvernement, l’argument est moins le confort que la dignité des conditions d’examen. Il s’agit « d’octroyer des conditions décentes non seulement pour les élèves », a expliqué Édouard Geffray, mais aussi pour les enseignants qui font passer les oraux et « passent six à sept heures dans la journée » dans ces salles. Un jury qui suffoque évalue moins bien, un candidat qui a trop chaud défend moins bien son projet : reporter, c’est aussi protéger l’équité de la note. Le ministre avait préparé le terrain dès le 17 juin, en évoquant la possibilité de décaler localement « de quelques jours ou de quelques heures » les épreuves, selon le média éducatif VousNousIls.
Les chiffres, mis bout à bout, donnent la mesure de cette première : un volume de candidats, un nombre d’académies, une durée de report.

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Ce qui frappe, ce n’est pas l’ampleur brute, c’est la nature du déclencheur. Jusqu’ici, on reportait le bac pour une fuite de sujets, une grève, un incident technique. Cette fois, c’est la météo qui a écrit le calendrier.
Une première qui en annonce d’autres
Voilà le vrai sujet derrière l’anecdote. Le bac se tient en juin, au moment où les vagues de chaleur arrivent de plus en plus tôt et de plus en plus fort. Météo-France compare l’épisode actuel à celui d’août 2003, resté dans les mémoires comme la canicule de référence. Sauf qu’en 2003, le bac était déjà terminé. Aujourd’hui, les épreuves et les pics de chaleur se chevauchent, et le calendrier scolaire n’a pas été pensé pour ça. Les pistes existent : avancer les oraux dans la matinée, mieux ventiler ou climatiser les centres d’examen, repenser le bâti scolaire. Aucune n’est neutre, et toutes posent une question d’égalité, car tous les lycées ne logent pas leurs candidats dans les mêmes murs : un établissement neuf et ventilé n’offre pas les mêmes conditions qu’un vieux bâtiment de centre-ville exposé plein sud. La même épreuve, le même jour, ne se passe déjà pas dans la même chaleur d’un lycée à l’autre.

Pour les 5 000 candidats concernés, le grand oral aura quand même lieu, un peu plus tard, dans des conditions plus tenables. Ils retiendront sans doute l’attente en plus, le stress prolongé. L’école, elle, vient de poser un précédent : une épreuve nationale qui plie devant le thermomètre. La prochaine fois, ce ne sera plus une surprise, ce sera une décision à anticiper.
Questions courantes
Combien de candidats sont concernés par le report ?
Un peu plus de 5 000 candidats, selon le ministre de l’Éducation nationale, répartis dans cinq académies. Leurs oraux peuvent être décalés jusqu’à une semaine plus tard.
Quelles académies sont touchées ?
Bordeaux, Lyon, Montpellier, Normandie et Poitiers. Poitiers a annoncé le report le 18 juin, suivie par les quatre autres le 19 juin.
Pourquoi ce report, du jamais-vu ?
À cause d’un épisode de canicule que Météo-France juge comparable à août 2003. C’est la première fois en France qu’une épreuve du bac est reportée pour cause de forte chaleur.
Que doivent faire les candidats concernés ?
Attendre leur nouvelle convocation, envoyée par leur académie. Les autres épreuves du baccalauréat, elles, sont maintenues à leur date initiale.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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