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Des bureaux, des chaises, deux jurys, des lycéens en tenue d’examen, et au-dessus de leurs têtes du béton et des néons à la place du ciel. Vendredi 26 juin, au lycée Eiffel de Rueil-Malmaison, l’oral de français du bac s’est tenu dans le parking souterrain de l’établissement, pour fuir une chaleur devenue intenable dans les salles. Là où cinq académies avaient choisi de reporter leurs oraux quelques jours plus tôt, celle de Versailles a confirmé à l’AFP que cet établissement avait, lui, préféré ne pas décaler l’épreuve. Deux réponses opposées à la même canicule, le même mois, pour des candidats qui jouent leur année.
En bref
- Face à la même vague de chaleur, deux choix inverses : 5 académies ont reporté des oraux du bac, quand le lycée Eiffel de Rueil a tenu les siens dans un parking souterrain.
- L’épreuve s’est déroulée le vendredi 26 juin au sous-sol, après nettoyage et vérification de sécurité, a confirmé le rectorat de Versailles à l’AFP.
- La Région Île-de-France a débloqué 1 million d’euros pour équiper 500 lycées centres d’examen en ventilateurs et brumisateurs.
- Le 24 juin a été la journée la plus chaude jamais mesurée en France, et 1 800 établissements scolaires ont fermé pendant l’épisode.
Un parking transformé en salle d’examen
La scène a d’abord circulé en photo avant d’être confirmée. On y voit des tables alignées, des chaises, et le sol gris d’un parking où traîne une flaque d’eau. Le rectorat de Versailles a reconnu auprès de l’AFP que des oraux du baccalauréat avaient bien eu lieu dans le parking souterrain du lycée Eiffel à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, à cause des fortes chaleurs. La décision est venue de l’établissement lui-même, pas d’une consigne nationale.
Le rectorat a justifié ce choix par la volonté de placer candidats et jurys dans « les conditions les moins défavorables possible » au regard de la météo, comme l’a relayé CNews. L’installation s’est faite, précise-t-il, après un nettoyage complet des lieux et une vérification des conditions de sécurité.

Le but affiché tient en un mot : éviter le report. Décaler l’épreuve, explique le rectorat, aurait entraîné « de nombreuses difficultés d’organisation » et un « important stress » pour des lycéens déjà au bout de leur semaine. Le sous-sol, plus frais que les salles exposées plein soleil, est devenu la moins mauvaise option. Pas une astuce maligne, plutôt un pis-aller assumé, le temps d’une matinée d’oraux.
L’image, elle, a fait son chemin sur les réseaux avant même la confirmation officielle. C’est une enseignante et conseillère régionale d’Île-de-France, Julie Garnier, qui a diffusé la photo et résumé la séquence en quelques mots : « Ce ne sont même pas des astuces, c’est le mode survie. » La formule a marqué parce qu’elle dit l’essentiel, on bricole, faute de mieux, pour faire passer une épreuve qui décide d’une orientation.
Reporter ou tenir : deux écoles face au thermomètre
C’est là que la scène cesse d’être une simple anecdote. Quelques jours plus tôt, cinq académies (Bordeaux, Lyon, Montpellier, Normandie et Poitiers) avaient fait le choix inverse en décalant des oraux pour un peu plus de 5 000 candidats, une première en France. Nous avions raconté ce report inédit du bac : la chaleur écrivait le calendrier à la place des examinateurs.
À Rueil, l’établissement a tranché dans l’autre sens. Mis bout à bout, ces deux épisodes dessinent une école qui improvise sans doctrine commune : ici on repousse, là on descend au parking. Le ministère de l’Éducation nationale avait pourtant fixé le cadre dès le 19 juin, en plaçant fermetures et reports d’épreuves « en dernier recours », après les consignes du ministère. Entre ce dernier recours et le statu quo, chaque chef d’établissement a dû arbitrer seul, à la chaleur réelle de ses salles.

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Le résultat, c’est une équité à géométrie variable. Un candidat de Poitiers a gagné une semaine de révisions et un peu de fraîcheur ; un candidat de Rueil a défendu Molière entre deux piliers de béton, sous des néons. Même bac, même semaine, conditions sans rapport. Et l’oral de français n’est pas une épreuve secondaire : c’est souvent la première confrontation d’un lycéen avec un jury, celle qui se prépare des semaines à l’avance.
Un million d’euros et un bâti qui ne suit pas
Derrière la débrouille, il y a un problème de murs. La Région Île-de-France a annoncé en début de semaine une aide d’un million d’euros pour les 500 lycées centres d’examen, afin qu’ils s’équipent en ventilateurs, brumisateurs et autres dispositifs de rafraîchissement. Rapporté à 500 établissements, cela fait environ 2 000 euros par lycée, de quoi acheter quelques ventilateurs, pas de quoi rénover un bâtiment ni isoler une toiture.
Or l’épisode n’a rien d’anodin. Le 24 juin a été la journée la plus chaude jamais mesurée à l’échelle de la France, avec une température moyenne nationale de 29,9 °C, et plus de 1 800 établissements scolaires ont fermé pendant la vague de chaleur. Le bac, lui, se tient en juin, pile au moment où ces pics arrivent désormais, et de plus en plus tôt dans la saison.

La vraie question n’est donc pas le parking d’un lycée, mais ce qu’il révèle : des examens nationaux calés sur un climat qui n’existe plus, et des établissements inégaux devant la chaleur. Un lycée neuf et ventilé n’offre pas les mêmes conditions qu’un vieux bâtiment de centre-ville exposé plein sud. Cet été, un sous-sol a sauvé une matinée d’oraux. L’année prochaine, il faudra sans doute autre chose qu’un coup de serpillière et des chaises descendues à la cave.
Questions courantes
Où les oraux de français ont-ils eu lieu à Rueil-Malmaison ?
Dans le parking souterrain du lycée Eiffel, le vendredi 26 juin 2026, pour échapper à la chaleur des salles. Le rectorat de Versailles l’a confirmé à l’AFP, en précisant que les lieux avaient été nettoyés et leur sécurité vérifiée.
Pourquoi ne pas avoir reporté l’épreuve ?
Selon le rectorat, un report aurait causé d’importantes difficultés d’organisation et un stress supplémentaire pour les candidats. L’établissement a préféré tenir l’oral dans un lieu plus frais plutôt que de le décaler.
D’autres établissements ont-ils reporté leurs oraux ?
Oui. Cinq académies (Bordeaux, Lyon, Montpellier, Normandie et Poitiers) ont décalé des oraux pour un peu plus de 5 000 candidats, une première en France liée à la canicule.
Quelle aide a été débloquée pour les lycées ?
La Région Île-de-France a annoncé une enveloppe d’un million d’euros pour équiper ses 500 lycées centres d’examen en ventilateurs, brumisateurs et dispositifs de rafraîchissement.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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