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Quelle part des buveurs américains sous GLP-1 dit boire moins depuis le début du traitement ?
La réponse :
Le chiffre
44,2 % des buveurs américains qui ont commencé un médicament de la famille d’Ozempic disent avoir réduit leur consommation d’alcool dans les trois premiers mois du traitement, selon une enquête publiée le 14 octobre 2026 dans JAMA Psychiatry.
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Or seuls 9,7 % des adultes interrogés avaient entendu parler de cet effet des GLP-1. La lettre de recherche est signée par Lori Uscher-Pines, de l’école de santé publique de l’Université Brown, avec des chercheurs de la RAND Corporation et de Harvard. Elle rappelle qu’aux États-Unis l’abus d’alcool tue environ 178 000 personnes chaque année.
44,2 %des buveurs disent boire moins après le début du traitement
L’enquête a été menée en mars et avril 2026 auprès du RAND American Life Panel, un échantillon représentatif des adultes américains. Sur 2 009 répondants (70,3 % de participation), 16 % avaient déjà pris un GLP-1. Les auteurs ont retenu les 242 qui buvaient de l’alcool au moment de commencer le traitement.
Qui déclare boire moins ?
Surtout les buveurs à risque : 54,1 % d’entre eux déclarent une baisse. Ils ont été repérés par le questionnaire de dépistage de l’Institut national américain sur l’abus d’alcool et l’alcoolisme (NIAAA). Une fois d’autres différences entre répondants prises en compte, leurs chances de signaler une baisse restent un peu plus de deux fois supérieures à celles des autres buveurs.
Chez ces autres buveurs, 35 personnes sur 113 disent boire moins, environ 31 % en données brutes. Sur l’ensemble du groupe, 52,6 % n’ont rien changé et environ 3 % boivent davantage.
| Groupe | Buveurs | Boivent moins | Part |
|---|---|---|---|
| Tous les buveurs sous GLP-1 | 242 | 106 | 44,2 % |
| Buveurs à risque (dépistage NIAAA positif) | 129 | 71 | 54,1 % |
| Autres buveurs | 113 | 35 | 31 % |
Ces patients ont-ils vraiment moins bu, ou se souviennent-ils d’avoir moins bu ? L’enquête repose sur la mémoire des répondants et photographie un seul moment. Elle ne prouve pas que le médicament cause la baisse.
- Buveurs sous GLP-1 qui boivent davantage 3 %
- Américains informés de cet effet 9,7 %
- Buveurs sous GLP-1 qui boivent moins 44,2 %
- Buveurs à risque sous GLP-1 qui boivent moins 54,1 %
Un essai contrôlé va-t-il dans le même sens ?
Il va dans le même sens, sur un petit groupe : en février 2025, l’équipe de Christian Hendershot, des universités de Californie du Sud et de Caroline du Nord, a publié un essai randomisé mené sur 48 adultes souffrant de troubles liés à l’alcool. Pendant neuf semaines, les uns ont reçu de faibles doses de sémaglutide, les autres un placebo.
Sous sémaglutide30 %
Sous placebo2 %
Baisse des verres bus les jours de consommation au deuxième mois, essai randomisé en double aveugle sur 48 adultes (JAMA Psychiatry, février 2025).
Au deuxième mois, les participants sous sémaglutide buvaient près de 30 % de moins les jours où ils buvaient, contre environ 2 % sous placebo, selon l’Université de Californie du Sud. Près de 40 % n’avaient connu aucun jour de forte consommation, contre 20 % dans l’autre groupe. Leur envie de boire, mesurée chaque semaine, a aussi baissé. Le nombre de jours de consommation, lui, n’a pas bougé. On boit aussi souvent, mais moins à chaque fois.
L’essai n’a testé que de faibles doses, sur neuf semaines. Klara Klein, de l’Université de Caroline du Nord, autrice senior de l’étude, juge ces premiers résultats prometteurs mais appelle à des études plus grandes et plus longues.
Pourquoi l’envie de boire recule-t-elle sous GLP-1 ?
Parce que ces médicaments agissent aussi sur le cerveau. Les récepteurs du GLP-1 se trouvent dans le noyau accumbens et l’aire tegmentale ventrale, deux relais du circuit de la récompense, rappellent Tyler Oesterle et Ming-Fen Ho, de la Mayo Clinic, dans une revue publiée en 2025. En les activant, ces médicaments moduleraient la dopamine, le messager chimique de la motivation.
Peut-on en obtenir contre l’alcool en France ?
Non : aucun de ces médicaments n’est prescrit en France contre l’alcool. Ozempic est indiqué dans le diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Elle signale des effets indésirables potentiellement graves, dont des pancréatites.
Pour boire moins sans attendre de nouveaux essais, Alcool Info Service, le service anonyme de Santé publique France, répond sept jours sur sept au 0 980 980 930.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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