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Sommaire
Récit
San Francisco, 30 septembre 2026 : derrière la télévision de la salle de réunion des dirigeants d’OpenAI, l’équipe de contre-surveillance de l’entreprise trouve un enregistreur audio. Il est emballé dans du papier toilette et branché sur un port USB.
Le ministère américain de la Justice accuse Abdulrahman Alfozan, 35 ans, ingénieur de l’entreprise, de l’y avoir caché. Arrêté le 9 octobre, il a comparu le 13 octobre devant la justice fédérale, selon le communiqué du ministère. Présumé innocent, il encourt cinq ans de prison. En France, capter en cachette des paroles confidentielles est puni d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende (article 226-1 du code pénal, en vigueur en octobre 2026).
En bref
- 5 ans de prison et environ 223 000 euros d’amende encourus aux États-Unis, contre 1 an et 45 000 euros en France pour une captation de paroles.
- Un second enregistreur a été retrouvé le 5 octobre.
Comment l’enregistreur a-t-il été repéré ?
Par l’équipe de contre-surveillance d’OpenAI, lors d’un balayage de la salle, derrière la télévision ; l’IA de la maison a servi ensuite à l’identifier. L’appareil aurait été posé vers le 28 septembre. D’après le San Francisco Standard, OpenAI le décrit comme sophistiqué et conçu pour échapper à la détection, avec un chiffrement avancé. Pour savoir ce qu’ils tenaient et d’où cela venait, les employés ont interrogé les modèles d’IA de l’entreprise. Dans une déclaration à CBS News, OpenAI y voit un exemple de l’aide que l’IA peut apporter contre « ces menaces de sécurité sophistiquées ».
Comment l’enquête remonte-t-elle à l’ingénieur ?
La vidéosurveillance le montre près de la salle à plusieurs dates avant la découverte. Selon la plainte, il n’avait pourtant ni le droit d’y entrer ni place à ses réunions.
Le 5 octobre, la sécurité tombe sur un sac laissé sans surveillance. Dedans : le portefeuille d’Alfozan, sa pièce d’identité et un second enregistreur, semblable au premier.
Du 24 au 30 septembre, un compte de chatbot associé à l’épouse du suspect a demandé comment « construire un enregistreur audio continu » et « chiffrer la carte SD ». Les 27 et 28 septembre, les questions visaient l’appareil retrouvé, jusqu’à son adresse MAC, l’identifiant unique de sa puce réseau. Deux jours plus tard, l’appareil était découvert.
Que lui reproche la justice américaine ?
Un seul chef pour l’instant : avoir utilisé ou tenté d’utiliser un appareil pour intercepter des communications orales. Le texte visé, l’article 2511 du code fédéral, prévoit jusqu’à cinq ans de prison. S’y ajoutent jusqu’à 250 000 dollars d’amende et trois ans de liberté surveillée.
« Pour nous, c’est une question de sécurité nationale », a déclaré Craig Missakian, procureur fédéral du district nord de Californie, cité par le San Francisco Standard. Le communiqué du ministère ne dit pas à qui les enregistrements devaient servir.
Pourquoi cinq ans à San Francisco et un an à Paris ?
Parce que les deux pays ne rangent pas le micro caché dans la même case. Le droit fédéral américain en fait une interception de communications. Le code pénal français le classe parmi les atteintes à la vie privée : il punit celui qui capte, sans l’accord de leur auteur, des paroles prononcées « à titre privé ou confidentiel ». La peine passe à 2 ans de prison et 60 000 euros d’amende si l’auteur est le conjoint de la victime. Même peine si celle-ci est élue ou chargée d’une mission de service public.
- États-Unis : interception de paroles (loi fédérale) 5 ans
- France : captation par un conjoint ou visant un élu 2 ans
- France : captation de paroles confidentielles 1 an
La France réserve sa peine lourde au matériel. L’article 226-3 punit de cinq ans de prison et 300 000 euros d’amende la fabrication, la vente ou la détention non autorisée d’appareils d’écoute listés par décret. Les 250 000 dollars d’amende fédérale valent environ 223 000 euros au cours de la Banque centrale européenne du 13 octobre 2026.

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Un salarié français peut-il enregistrer son patron ?
Au pénal, il prend le même risque dès que la conversation est privée ou confidentielle. Au civil, la règle a bougé. Le 22 décembre 2023, l’assemblée plénière de la Cour de cassation a admis qu’un enregistrement fait à l’insu de la personne n’est plus forcément écarté comme preuve, explique le Club des juristes. Il doit être indispensable pour prouver un droit, et l’atteinte strictement proportionnée au but poursuivi.
L’affaire jugée en 2023 visait un employeur qui avait enregistré en secret un responsable commercial, rapporte Le Monde du droit. Un salarié passe au même filtre. Le 17 janvier 2024, la chambre sociale a écarté l’enregistrement clandestin de membres du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), qu’il produisait pour prouver un harcèlement moral. Preuve jugée disproportionnée au but poursuivi, selon Légisocial. Recevable au civil ne veut pas dire permis au pénal.
Que va-t-il se passer ?
OpenAI a licencié l’ingénieur le 9 octobre, jour de son arrestation. L’entreprise dit n’avoir « aucune indication » d’un accès indu aux poids de ses modèles, à son code source ou aux données de clients. Son avocat, William Pernik, met en garde contre toute conclusion hâtive « à ce stade très précoce ». Au 13 octobre, Alfozan restait détenu. Le juge fédéral Alex G. Tse doit statuer sur sa détention le 19 octobre 2026.
Questions courantes
Qui est le suspect ?
Un ressortissant saoudien entré chez OpenAI en juillet 2025, selon le ministère américain de la Justice. Le San Francisco Standard le situe dans l’équipe produit, sur la plateforme d’agents d’IA.
Enregistrer une conversation est-il légal aux États-Unis ?
Le droit fédéral l’autorise si celui qui enregistre participe à la conversation ou si l’un des participants y consent, hors but criminel. Un micro posé sans l’accord d’aucun participant sort de cette exception.
Qui mène l’enquête ?
Le FBI. L’accusation est portée par le procureur adjoint Nicolas Parker et par Kate Tagert, de la division sécurité nationale du ministère de la Justice.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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