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Le chiffre
Dans le nord de la Finlande, l’heure à laquelle on aime se coucher pèse sur la fin de carrière. Les personnes du soir à 46 ans ont 1,7 fois plus de risque que celles du matin de toucher une pension d’invalidité dans les douze années suivantes, selon une cohorte finlandaise de 5 679 adultes publiée le 29 septembre 2026.
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L’étude paraît dans la revue Occupational & Environmental Medicine. Elle s’appuie sur la cohorte des naissances de 1966 en Finlande du Nord. Ses 2 597 hommes et 3 082 femmes ont décrit leurs préférences horaires en 2012. Le suivi passe ensuite par les registres de pensions.
×1,7risque de pension d’invalidité, types du soir face aux types du matin
Cohorte de Finlande du Nord née en 1966, 5 679 adultes évalués à 46 ans et suivis douze ans (BMJ Group, 29 septembre 2026).
Les « types du soir » restent minoritaires. La cohorte en compte 253 chez les hommes (9,7 %) et 381 chez les femmes (12,4 %). Les « types du matin » pèsent bien plus lourd, avec 46 % des hommes et 44 % des femmes. Les autres se situent entre les deux. Pendant le suivi, 135 hommes et 249 femmes ont obtenu une première pension d’invalidité.
Quelques points d’écart en douze ans
En chiffres bruts, 8,3 % des hommes du soir sont passés en invalidité, contre 5 % des hommes du matin. Chez les femmes, l’écart va de 7,2 % à 12,1 % (chiffres de l’étude détaillés par ScienceAlert). Prenez une salle de quarante femmes du soir : environ cinq pensions d’invalidité. Chez quarante lève-tôt, trois.
- Hommes du matin 5 %
- Hommes du soir 8,3 %
- Femmes du matin 7,2 %
- Femmes du soir 12,1 %
L’écart se lit donc en points : 4,9 de plus chez les femmes, 3,3 chez les hommes. Côté masculin, le signal repose sur peu de dossiers. Vingt et un hommes du soir, en tout.
L’association tient après prise en compte de facteurs socio-économiques, dont le niveau d’études et le type d’emploi. Elle ne prouve pas que le rythme rend malade, une limite commune aux grandes cohortes, comme celle qui relie le sommeil paradoxal à 83 maladies. « Notre étude est observationnelle, nous ne pouvons donc pas prouver de relation de cause à effet », rappelle Tapio Räihä, chercheur à l’université d’Oulu. Selon lui, la santé globalement moins bonne des personnes du soir reste l’explication la plus probable. Plus de 70 % d’entre elles travaillaient en journée. Les auteurs notent aussi que l’évolution de la santé après 2012 n’a pas été suivie.
La même cohorte avait déjà livré un signal en 2021. Sur quatre ans de suivi, les hommes du soir avaient alors trois fois plus de chances de partir en pension d’invalidité que les hommes du matin (université d’Oulu, 24 février 2021). L’effet faiblissait nettement une fois le sommeil et les horaires de travail pris en compte.
Et chez nous ?
En France, qui touche une pension d’invalidité ?
Fin 2023, 825 000 personnes percevaient une pension d’invalidité de droit direct en France, dont 702 500 au régime général (DREES, édition 2025). La part monte avec l’âge : près de 9 % des Français de 61 ans en touchent une. En Finlande, 6,8 % des participants de la cohorte ont obtenu une première pension en douze ans. L’un est un stock à 61 ans, l’autre des entrées depuis 46 ans, mais l’ordre de grandeur est voisin.
Pour y prétendre, il faut avoir perdu au moins les deux tiers de sa capacité de travail ou de gain et avoir moins de 62 ans. Un salarié doit aussi avoir travaillé au moins 600 heures dans les douze mois précédant son arrêt (Assurance maladie). Le montant dépend de la catégorie d’invalidité.
| Catégorie | Part des titulaires (%) | Pension mensuelle moyenne brute (€) | Soit par an (€) |
|---|---|---|---|
| Catégorie 1 (peut travailler) | 27 | 610 | 7 320 |
| Catégorie 2 (ne peut plus travailler) | 71 | 950 | 11 400 |
| Catégorie 3 (besoin d’une tierce personne) | 2 | 2 150 | 25 800 |
| Ensemble du régime général | 100 | 880 | 10 560 |
Sept titulaires sur dix relèvent de la catégorie 2, celle des personnes qui ne peuvent plus exercer d’activité. Leur pension tourne autour de 950 euros bruts par mois, soit 11 400 euros par an. En 2021, l’équipe d’Oulu proposait déjà de tenir compte du chronotype dans la planification du travail, à l’échelle des personnes comme des organisations.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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