Des manchots papous sur une plage de sable volcanique noir, en Antarctique.

5 Français au palmarès du Bird Photographer of the Year 2026, 3 sur le podium

Trois photographes français sont montés sur les podiums du Bird Photographer of the Year 2026, deux autres figurent parmi les mentions. Le palmarès du concours britannique relu depuis la France : six distinctions, aucun or.

Vous avez vu passer le fou de Bassan qui traverse le soleil. Les six distinctions françaises du même palmarès, beaucoup moins. Le Bird Photographer of the Year 2026 a classé trois photographes français sur ses podiums et en a cité deux autres parmi ses mentions. Le concours britannique a départagé plus de 24 000 images.

Yann Bigant, Romain Barats et Eugène Soussan se partagent les places de podium. Romain Barats en compte deux.

Quatre podiums, deux mentions, pas d’or

Au palmarès 2026 du Bird Photographer of the Year, quatre des 33 places de podium reviennent à des photographes français, et aucune n’est en or.

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Le concours attribue un or, un argent et un bronze dans onze catégories : huit chez les adultes, trois chez les jeunes photographes. Trois Highly Commended s’ajoutent dans chaque catégorie adulte, soit vingt-quatre lignes de plus. Les podiums français figurent au palmarès du concours, qui ne donne pas la nationalité des mentions. La France apparaît six fois dans l’ensemble si l’on y ajoute deux photographes français cités en mention.

Les onze ors partent aux États-Unis (trois), au Royaume-Uni, en Australie, en Suède, en Inde, en Italie, en Norvège, en Allemagne et en Espagne. Henley Spiers décroche celui des oiseaux et leur milieu avec le fou de Bassan photographié sous l’eau au large de l’Écosse. Le grand prix vaut 3 000 livres.

Plus de 24 000 images ont été jugées, pour onze catégories à podium, un grand prix, un prix du jeune photographe, un prix du meilleur portfolio, un prix vidéo et un prix conservation. Le concours collecte des fonds pour l’association partenaire Birds on the Brink.

Les photographes français distingués au palmarès 2026 du Bird Photographer of the Year.
PhotographeCatégorieDistinctionImage
Romain BaratsOiseaux et leur milieuBronzeBack to Fishing
Nathalie HoudinNoir et blancMentionGiraffe on Ceiling
Romain BaratsOiseaux urbainsArgentDeception’s Hope
Laurent DumasPerspectives créativesMentionIncandescent
Yann BigantConservation (image seule)ArgentBirds in the Red
Eugène Soussan15-17 ansBronzeBlack and Wings

Romain Barats est le seul Français à revenir deux fois. Ses deux images viennent du même bout du monde.

Les deux autres noms français figurent parmi les mentions. Nathalie Houdin est citée en noir et blanc pour « Giraffe on Ceiling », Laurent Dumas en perspectives créatives pour « Incandescent ».

Des manchots classés chez les « oiseaux urbains »

« Deception’s Hope », l’argent de la catégorie oiseaux urbains, montre des manchots papous sur l’île de la Déception, près de la péninsule antarctique. La catégorie se présente comme une exploration des oiseaux contraints de vivre sur le pas de porte des humains. Le jury y a classé des manchots papous d’Antarctique.

Son bronze dans la catégorie « oiseaux et leur milieu » ne quitte pas la région. « Back to Fishing » montre d’autres manchots papous d’Antarctique (légendes des images primées, 21 septembre 2026).

L’argent de Yann Bigant, en conservation, change de décor. « Birds in the Red » montre des blongios et d’autres oiseaux d’eau mis en vente en centre-ville, à Phnom Penh, au Cambodge. La catégorie récompense une histoire de conservation tenue en une seule image. L’or y est allé à l’Américain Kent Stuart, pour « Not a Good Day Fishing ».

L’or de la catégorie oiseaux urbains est italien, avec « Alter Ego » de Gianluca Damiani. Le bronze revient à l’Espagnol Julian Fernandez Quilez pour « The Window of Dreams ».

Le quatrième podium français est celui d’Eugène Soussan, bronze de la catégorie 15-17 ans avec « Black and Wings ». L’or y revient à l’Américain Parham Pourahmad, 16 ans, également sacré jeune photographe de l’année avec « Moonlit Night », un grand-duc d’Amérique.

Dans les trois catégories jeunes, les podiums vont aussi à la Pologne, aux États-Unis, à l’Allemagne, à l’Inde, à la Russie, à l’Espagne et au Royaume-Uni. La France n’y place qu’Eugène Soussan.

Les images primées défilent dans le sujet que la chaîne 9NEWS a consacré au palmarès.

Vidéo : le palmarès 2026 filmé par 9NEWS

Photographier sans déranger, et aller voir les originaux

Pour tenter la même chose depuis un balcon français, un manifeste éthique sert de repère. Il est porté par la LPO, l’association Camera Natura et le magazine Image & Nature. Il demande d’étudier la biologie et le comportement de l’espèce avant de la photographier, et de ne perturber ni les espèces ni les milieux. Il proscrit le nourrissage et les mises en scène.

Le texte engage aussi le photographe à consulter, respecter et faire connaître les lois de protection des espèces et de leurs habitats. Il lui demande d’être transparent sur sa démarche et ses techniques.

Les 70 à 80 tirages de l’exposition itinérante du palmarès 2026 s’installeront à la Rugby Art Gallery, en Angleterre, du 27 février au 5 juin 2027. Le livre Collection 11, plus de 250 images, est en précommande à 35 livres sterling. Aucune date française ne figure au programme annoncé.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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