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Le chiffre
39 % des 472 publications #womenshealth analysées sur Instagram vendaient directement un produit ou un service (université de Sydney, 23 septembre 2026). Quatre sur dix. Le hashtag se lit comme un fil de conseils, où l’argument de vente et l’information se superposent.
39 %des publications #womenshealth vendent un produit ou un service
L’analyse est parue dans Health Promotion International, signée par une équipe de l’université de Sydney conduite par Brooke Nickel. Elle a tiré 500 publications du hashtag, puis en a retenu 472 après retrait des doublons et des liens morts. 63 % de ces publications venaient de comptes individuels, soit 297. Parmi ces comptes, 55 % relevaient de praticiens de santé alternative et 35 % de médecins diplômés.
Un intérêt financier manifeste apparaissait chez 51 % des comptes concernés. Dans un fil de dix conseils, cinq viennent donc d’un compte qui a quelque chose à vendre.
Des affirmations partout, des références presque nulle part
69 % des publications portaient une affirmation de santé explicite, soit 324 sur 472. Trente-quatre publications citaient une preuve scientifique. Le hashtag affirme donc dix fois plus souvent qu’il ne référence. Côté sujets, hormones et santé reproductive occupaient 48 % du corpus, la ménopause et la périménopause comptant à elles seules pour 12 % de l’ensemble.

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Entre la colonne des promesses et celle des preuves, l’écart est de 62 points.
Chaque part mesurée a, ou n’a pas, une obligation française en face.
| Ce que l’analyse relève | Part mesurée | Obligation française correspondante |
|---|---|---|
| Vente directe d’un produit ou d’un service | 39 % (186 publications) | Intention commerciale à indiquer par une mention claire (art. 5-2) |
| Compte au bénéfice financier manifeste | 51 % des comptes (241) | Même obligation de mention, sur tout support utilisé |
| Affirmation de santé explicite | 69 % (324 publications) | Promotion interdite si le produit est donné comme substituable à un traitement (art. 4, II) |
| Renvoi à une preuve scientifique | 7 % (34 publications) | Aucune |
| Publication signée d’un compte individuel | 63 % (297 publications) | Activité d’influence dès qu’elle est exercée « à titre onéreux » (art. 1er) |
| Hormones et santé reproductive comme sujet | 48 % (226 publications) | Aucune |
| Ménopause ou périménopause comme sujet | 12 % (58 publications) | Aucune |
Et chez nous ?
Ce que la loi française oblige à afficher
En France, la règle ne tient plus à deux formules. Depuis le 8 novembre 2024, l’article 5-2 de la loi sur l’influence commerciale admet « publicité », « collaboration commerciale » ou « une mention équivalente adaptée aux caractéristiques de l’activité d’influence ». L’exclusivité des deux mots a sauté, l’obligation de clarté est restée. L’absence d’indication de l’intention commerciale constitue une pratique commerciale trompeuse, sauf si cette intention « ressort déjà du contexte ».
Le tarif figure à l’article L. 132-2 du code de la consommation : deux ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende. Quand l’infraction passe par un service de communication au public en ligne, les peines montent à cinq ans et 750 000 euros.
Un second verrou porte sur le contenu lui-même. La loi du 9 juin 2023 interdit à toute personne exerçant une activité d’influence la promotion de produits ou de méthodes « non thérapeutiques présentés comme comparables, préférables ou substituables » à des actes ou prescriptions thérapeutiques. Une plante donnée pour un remplacement du traitement hormonal tombe sous cette interdiction, mention ou pas.

L’équipe propose cinq questions à se poser devant une publication (The Conversation, 24 septembre 2026). Qui donne ce conseil ? Quelles sont ses qualifications ? Vend-il quelque chose ? Sur quelle preuve s’appuie la promesse ? Et l’effet annoncé est-il trop beau pour être vrai ?
La grille vaut pour tout contenu santé qui circule, du complément alimentaire au sommeil des adolescents. Les 472 publications passées au crible viennent d’un hashtag qui en affiche 9,6 millions.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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